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L'Homme qui rétrécit >

Critique du Film : L'Homme qui rétrécit

Avis critique rédigé par Nhaigraoo le vendredi 21 février 2003 à 11:23

L'homme qui rétrécit par Nhaïgraoo

Un cauchemar sans fin
Dans les années 50, Jack Arnold réalise plusieurs classiques de la série B de science-fiction (les sympathiques Creature from the black lagoon, Revenge of the creature ou Tarantula). Mais en réalisant l'adaptation du très bon roman de Richard Matheson (que l'auteur scénarise lui-même), Jack Arnold livre ce qui me semble être son oeuvre la plus ambitieuse. Des années 60 aux années 80, il ne réalisera d'ailleurs presque que des épisodes de séries télé...
L'homme qui rétrécit est un très bon film, qui exploite à merveille l'idée fortement visuelle de voir un homme passer d'une taille normale à celle d'un insecte. Les effets spéciaux sont phénoménaux pour l’époque. Plus l’homme rétrécit, plus son environnement, somme toute quotidien, devient étrange et dangereux. Il finira par devoir se battre pour survivre, piégé dans la cave de sa maison. Tout au long du film, la taille du personnage est parfaitement bien rendue, grâce notamment à d’excellents décors en trompe l’œil. Lé héros atteint d’abord la taille d’un enfant, avant de ne pas être plus grand qu’une poupée (il vit d‘ailleurs à ce moment dans une maison de poupées). Mais le cauchemar continue, et bientôt, une simple araignée domestique devient le plus grand danger qu’il ait jamais affronté. Cette scène est sans conteste le clou du film, pourtant truffé de morceaux de bravoure (comme lorsque le héros est poursuivi par le chat de la maison). On reste notamment pantois devant les objets qui ont été monstrueusement agrandis afin que l’acteur puisse de déplacer dans des décors « à sa taille ».
Stressant, le film est également dérangeant : on ne saura pas pourquoi cet homme s’est mis soudain à rapetisser (du moins on ne connaîtra pas l’origine de l’émanation gazeuse qu’il a respiré) et la science est impuissante à enrayer le phénomène. La fin du film est un grand moment tragique : on quitte le personnage, toujours plus petit, et on comprend que le processus ne s’inversera pas : il continuera à rapetisser jusqu’à n’être plus rien. Une fin sombre, donc, qui confine d’ailleurs à la métaphysique, sorte de parabole sur la place de l’homme au sein du cosmos.

90

Sans doute l’un des classiques les plus inventifs des années 50.

Critique de publiée le 21 février 2003.

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