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Amityville, la maison du diable >

Critique du Film : Amityville, la maison du diable

Avis critique rédigé par Richard B. le mardi 31 janvier 2006 à 16:05

L’histoire vraie d’un canular ?

Les années 70, en particulier la fin de celles-ci, ont assisté à l’apogée du cinéma d’épouvante. Cela grâce à la sortie de l’Exorciste en 1973. Du coup le cinéma d’épouvante eu son heure de gloire avec des films tels que la Malédiction, Carrie au bal du diable, The Fury, Halloween en 1979 et également la même année l’Amityville de Stuart Rosemberg. Tous ces films cités sont considérés aujourd’hui comme des films marquants et restent les emblèmes de longues déclinaisons ou remakes.
Le fait divers s’est passé en 1974 dans la petite ville d’Amityville où la police découvrit six membres d’une même famille assassinés par Ronald DeFeo Jr. Tous tués durant leur sommeil ! A travers ce meurtre la question qui s’est souvent posée est la suivante : Comment Ronald Defeo Jr. a réussi à tous les tuer avec un fusil lors de leur sommeil sans que nulle d’entre eux ne se réveillent ? Le second fait divers se produira un an après quand la famille Lutz s'installera dans cette même maison pour en partir au bout de 28 jours en ayant misé toutes leurs économies dans l’achat de celle-ci. C’est à ce moment là qu’arrive les contradictions : Maison véritablement hantée ou supercherie superbement orchestrée par les Lutz au moment de l’achat de la maison connaissant son passé. Le coup était risqué et ils avaient tout investie, mais le doute plane. Dans tous les cas le livre de Jay Anson - qui raconte leur histoire - fait un carton et les studios Hollywoodiens y voient là une perspective de jolie Blockbuster durant l’été américain.


La production engage Stuart Rosemberg pour réaliser le film. Rosemberg n’est pas un novice du cinéma puisqu’il a déjà signé une dizaine de films. Mais pas encore dans le genre de l’épouvante. Si les premières minutes, lors du meurtre de la famille DeFeo se trouvent redoutables, le réalisateur a parfois du mal à conserver le rythme et les tensions. Bien sûr, il figure des moments cultes dans son film ; si Amityville fait encore référence aujourd’hui ce n’est pas pour rien. La scène où le prête vient bénir la maison et qu’il est envahi de mouches reste encore impressionnante. Puis les murs en sang lorsque la famille s’enfuit garde tout son impacte et fait toujours effet. En revanche ce qui est plus ennuyeux, c’est les pertes de rythme qui figurent entre les scènes chocs - où le mal du réalisateur à maintenir la tension de tout le long - loin de ce qu’avait réussi à faire un De Palma, un Donner ou un Friedkin. Pourtant Amityville a encore beaucoup de leçon à donner en savoir-faire pour mettre de la tension et Rosemberg en 79 avait trouvé la bonne formule ; mais à l’inverse de certains autres du genre les années se font sentir un peu plus. Car en fait le problème de Stuart Rosemberg est peut-être d’avoir était imitable, ainsi certaines ficelles du film ont était souvent revues et revues ; du coup le film au regard d’aujourd’hui possède quelques clichés mal venus comme les portes qui claquent ou ce genre d’effets.

Casting prestigieux pour l’époque James Brolin est une jeune star montante, par encore propulsée, mais tourne plutôt bien et espère énormément de ce film quand il accepte le scénario. De l’autre côté Margot Kidder sort auréoler de sa présence de Superman de Richard Donner. Il est marrant, pour anecdote, de savoir qu’à l’égale de Reeve sur Superman, Brolin avait aussi bien du mal à s’entendre avec Kidder. L’actrice continue à garder ainsi sa réputation de « spécial ». Mais qu’importe celle-ci est parfaite dans son rôle, comme James Brolin qui pète les plombs petits à petit de manière jamais brusque. Il y a aussi Rod Steiger en prête, qui est totalement dans son jeu. Il faut dire que la rumeur dit que l’acteur croyait réellement à cette histoire de maison hantée (rumeur venant de Kidder). Un trio fonctionnant parfaitement et qui fait certainement qu’on accroche au final à une histoire de maison hantée, thème loin d’être nouveau au cinéma.
Il est marrant de savoir que le tournage du film et la maison dans laquelle celui-ci est tournée n’est pas la véritable maison du 112 Océan Avenue à Long Island, mais une autre maison arrangée pour ressembler à la vraie. Sur un autre point de vu technique je me vois applaudir la musique de Lalo Schifrin (Thx 1138, Dirty Harry, …) qui a su apporter la touche qu’il fallait pour contribuer à l’ambiance. Les petites voix sous le petit chant calme est d’une efficacité redoutable et permet de rendre l’ensemble assez oppressant dans son ambiance. Aujourd’hui le compositeur est crédité d’environ 200 compositions de films ou séries ; on ne s’en étonne pas !

65

Amityville fait partie des classiques du genre, mais le thème déjà vu et ainsi que des redites de clichés du genre ont fait que le film à plus vieilli que certain de la même période. Mais au vu des suites ou remake sur la maison hantée, il est clair que le film de Stuart Rosemberg a encore de beau jour qui par quelques scènes mémorables, sa distribution et sa musique continuera à être une référence.

Critique de publiée le 31 janvier 2006.

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