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Critique du Film : Amityville
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Critique du Film : Amityville

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 11 janvier 2007 à 1544

Maison de Lutzure

Jeune famille recomposée, les Lutz décident de s’installer dans une luxueuse demeure d’un quartier résidentiel de Long Island, au 242, Amityville. Proposée à un prix attractif, cette ancienne résidence de colons hollandais a été, un an auparavant, le théâtre de crimes atroces. Cependant, faisant fi de toute crainte superstitieuse, George, Kathy et les trois enfants aménagent dans la bonne humeur. Mais, au fil des jours, leur enthousiasme premier s’estompe. Il semblerait même que la maison ait une influence néfaste sur le comportement de George, qui devient sombre et violent.


Amityville, 1979, un film de Stuart Rosenberg…Une ridicule fable diabolique racontant l’histoire d’une maison possédée…Une œuvre au succès surprenant qui ne justifiait sa légitimité cinématographique que par une très improbable véracité des faits (le film prend en effet ses origines dans un ‘’véritable’’ fait divers ayant défrayé la chronique au début des années 70). Métrage au scénario stupide, Amityville tentait alors maladroitement de marcher sur les plates bandes de l’Exorciste ou de la Malédiction, les mesures étalon du cinéma d’horreur de cette époque. Et le film ne parvenait à échapper à un naufrage total que par une excellente montée en charge du climax à travers une atmosphère de plus en plus oppressante… Jusqu’à un final grand guignol et hilarant qui a cependant marqué une génération de cinéphiles fan de sirop d’érable. S’en suivirent alors quelques séquelles poussives qui sont depuis retombées dans l’oubli.
Puis vint la mode des remakes…
En 2005, Andrew Douglas, qui n’a probablement rien compris aux films d’horreur - de même que le tâcheron de scénariste engagé sur le coup - nous ressort le même script débile, mais il prend bien soin de supprimer toute l’atmosphère paranoïaque qui sauvait l’original du pilori. Car cette version revue et corrigée emprunte plus à Darkness ou à The Grudge qu’à son modèle. Du moins, au point de vue du traitement. En effet, dés le début du métrage, après une mise en bouche très tendance – image dénaturées, musique agressive, montage saccadé – le spectateur a droit à un véritable déballage spectral. Un véritable raz de marée de clichés usés jusqu’à la corde, mille fois vus, appuyés par des effets sonores qui ne surprennent plus que les marmots de 5 ans. Robinet qui gouttent, reflets dans la glace, hallucination dans une baignoire, ampoules défaillantes, portes qui claquent… Un véritable récital démonstratif.
Se moquant comme sa première chaussette de l’absence total de climax, Douglas se hasarde parfois à glisser dans son ouvrage des clins d’oeils à la version originelle. Mais il procède de façon si hasardeuse que ces tentatives référentielles n’ont aucun impact. Trop mal placée dans le métrage (tout le monde, de la mère de famille au spectateur endormi, sait déjà que la maison est maudite), le séquence des mouches, par exemple, s’effondre comme un soufflé raté, de même que ces plans larges sur les fameuses fenêtres en forme de regard, des images trop subjectives pour faire mouche au sein de cette débauche d’effets démonstratifs et envahissants.
La montée en charge de la folie du chef de famille (ici, un beau-père fraîchement débarqué… histoire de rajouter un inutile cachet drama ?) suit également la même démarche que le reste… celle des gros sabots cloutés. Au diable (si l’on puit dire) le lent processus d’autodestruction de l’esprit d’un homme qui finit, grâce à la force de son amour familial, par l’emporter sur la folie et l’envie de meurtre. Ici, on est dans le domaine de la grippe qui rend dingue, avec un entrepreneur body-buildé qui se balade au moitié à poil sous la pluie (histoire de faire ressortir ses muscles saillants) et qui tente de nous rejouer le possédé de Shining, la sempiternelle hache à l’appui.
Débarrassé de toute paternité, le personnage voit sa dualité psychologique rétrécie comme peau de chagrin, et il ne devient qu’un freak de plus. Un tueur psycho en solde et aux abdominaux renforcés. La sauvegarde de la famille ne peut plus alors logiquement venir de cette pièce rapportée. Elle survient par l’attitude exemplaire de cette héroïque veuve qui parvient (à travers une séquence d’une platitude consternante) à éloigner suffisamment sa progéniture - et son compagnon dément - de la maison pour que tous retrouvent leur sang-froid.
Très éloigné du mysticisme de l’ancienne version, Amityville 2005 essaye par conséquent de donner un sens à « l’attitude » de la maison. Et là encore, on tape dans le mille fois vu. Comme dans Poltergeist, ce n’est donc plus la maison elle-même qui est intrinsèquement maléfique – en qualité de porte de l’Enfer -, mais ce qui repose dessous, à savoir un sanctuaire établit par un prêtre damné qui hante encore les lieux (Les spectateurs les plus attentifs ne manqueront pas de se demander pourquoi l’entité a attendu trois siècles - la maison date de 1600 et des poussières - pour faire parler de lui). Enfin, bref, cette explication bidon ne sert en fait qu’à justifier quelques plans dans une antichambre infernale peuplée d’indiens zombis amateur de bondage et de piercing. Un lieu qui ne déplairait pas à Pinehead et ses potes Cénobites mais qui n’a plus grand-chose à voir avec le mythe originel…

La conclusion de

Amityville, revu et massacré, est le type même du film inutile. Même pas nul, ni ridicule, et encore moins terrifiant… Juste inutile. Tout ce que l’on y voit, on l’a déjà vu mille fois ailleurs, et souvent en mieux. Les particularités qui rendaient le film de Stuart Rosenberg si attachants (comme les murs qui saignent, le regard des fenêtres…) est ici complètement gommé, et l’atmosphère passe dans le domaine de l’attraction de fête foraine à base d’apparitions soudaines appuyés d’effets sonores convenus. Spectacle sans surprise mis en boite par une équipe de tacherons sans passion, Amityville est un long fleuve tranquille. Et pour employer des termes plus imagés : ce film est chiant….

Que faut-il en retenir ?

  • - Peut intéresser les dames (euh, et certains messieurs…) qui aiment le chocolat abdominal.
  • - Réalisation d’école
  • - Si vous aimez les bruitages, vous allez être servis.

Que faut-il oublier ?

  • - Scénario toujours aussi con
  • - Aucune atmosphère
  • - personnages peu crédibles
  • - Encore un remake inutile.

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