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Critique du Film : Wolf Creek
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Critique du Film : Wolf Creek

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 30 janvier 2006 à 1855

Vous n’auriez pas vu les ‘’clés de bagnole’’ ?

Wolf Creek est le premier long métrage du réalisateur australien Greg McLean. Inspiré très librement d’un fait divers, il raconte l’histoire de trois randonneurs qui tombent dans les griffes d’un maniaque près du site touristique de Wolf Creek, un gigantesque cratère creusé par un météore.
Dans un premier temps, le cinéaste s’attache à nous présenter les trois personnages principaux, deux filles et un garçon. Une nuit de bringue, un semblant d’amourette, puis la route. Rien de bien folichon, ni d’original, hormis le style de cadrage, qui balance entre le Dogme danois et la caméra ivrogne de Blair Witch.
Séduisant au début, ce système, frisant l’amateurisme, avec une succession de plans aux raccords forcés, a fini par me lasser, je dois l’avouer. Aucun plan fixe, une tonne de phrases banales, et de longues minutes à observer des gus ronflant dans une caisse, cela m’a peut-être remémoré les balades en bagnole avec mes vieux, mais en tout cas, ça a fini par me gonfler et me filer un sacré mal de crâne.
Le système change, mais pas le style narratif, qui a tendance à confondre réalisme et monotonie, lorsque les protagonistes pénètrent dans le territoire des autochtones, très colorés, il faut le dire, et plutôt grossiers. Puis c’est l’arrivée sur le cratère, avec encore une fois une pose ronflette et un baiser d’ado. Pas grand-chose à se mettre sous la dent, à part une excellente immersion dans le site grâce à une photographie pas si amatrice que ça qui met bien en valeur l’inhospitalité du bush australien.

Mike Taylor, ou Human Dundee

Au bout d’une heure de ballade, le film change de rythme avec l’arrivée du tueur, et il s’oriente alors définitivement vers le survival classique. Très prévisible, le scénario est néanmoins bien maîtrisé, grâce à la sobriété de McLean qui reste dans le réalisme sans fioritures. La violence est au rendez-vous, même si cela manque bien sur d’originalité : tortures, corps suspendus, fuite éperdue, tueur pas tout à fait mort… Bref, la totale. Avec même une petite poursuite dans le pur style Mad Max; on est australien ou on ne l’est pas. On peut regretter quelques redondances, comme cette répétition abusive de la recherche des clés de bagnole – demandez à Laurent Baffie ! – et quelques incohérences avec ce tueur qui est vraiment une bille lorsqu’il est question de ligoter un prisonnier.
Quelques éléments ‘’fantastiques’’ non expliqués apparaissent, et on finit par penser qu’ils servent uniquement de leurres, comme le mystère des monstres qui s’arrêtent toutes en même temps alors que survient la panne de la voiture, et cette magnifique mais étrange éclipse – wolf, éclipse = un lien ? Oui ? Non ? on en sait fichtre rien !
Cependant, Wolf Creek a au moins un bon atout : son interprétation. Nathan Phillips joue le ‘’male’’ de l’excursion dans le pur style surfeur balourd mais il se retrouvera en retrait durant une bonne partie du métrage – crucifié dans une cabane. Car, pour une fois, le sexe fort laisse la place libre au faible par l’intermédiaire de deux bonnes comédiennes, Cassandra Magrath et Kestie Morassi, qui effectuent des prestations loin des bimbos et des scream queens habituelles. Même si cela crie quand même pas mal…
L’Australie et le syndrome de Mad Max

Toutefois, s’il ne faut en retenir qu’un, je choisirais sans hésitation John Jarratt, qui joue le rôle du camionneur Mick Taylor. Une sorte de Crocodile Dundee pervers et calculateur, ex chasseur de kangourous et de razorbacks recyclé dans la chasse à l’homme. Une excellente performance, surtout dans les premiers moments de la rencontre, lorsqu’il met en forme un personnage salvateur mais aussi inquiétant et ambigu.
Par contre, un aspect du film qui m’a vraiment déplu est sa ‘’malhonnêteté’’. Comment peut-on oser mettre dans son film des intertitres comme ‘’fait vécu’’ alors que le seul survivant n’a même pas été témoin d’une infime partie de ce qu’il est arrivé aux deux autres personnes impliquées. De la même manière que des fouilles approfondies aux alentours de la zone ou a été retrouvé le survivant aurait du dévoiler le stock de véhicules cachés dans le hangar, non ? Franchement, j’ai trouvé cela inutile et assez nase.

La conclusion de

Finalement, Wolf Creek ne vole pas bien haut, est pauvre en gore et assez prévisible. De plus, le spectateur, s’il ne succombe pas à la nausée durant la première heure, à cause d’une caméra parkinsonienne, a toutes les chances de s’ennuyer ferme durant cette première partie lente et vide de toute substance – on a l’impression de mater une cassette des souvenirs de vacance de la tante Berthe. La deuxième partie rattrape un peu le coup, de même que l’honorable prestation des comédiens – notamment John Jarratt.

Que faut-il en retenir ?

  • Les comédiens en général, John Jarratt en particulier
  • Les séquences violentes, réalistes et sans fioritures
  • La photographie de l’outback australien

Que faut-il oublier ?

  • Scénario malingre et prévisible
  • Une première heure chiante
  • Des incohérences

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