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Critique du Film : Hurlements

Avis critique rédigé par Richard B. le dimanche 22 janvier 2006 à 11:50

Joe Dante fait hurler les loups !

Quant je parle de Joe Dante, de suite j’ai une tendance à m’énerver. Pas parce que je n’aime pas, mais plutôt l’inverse ! Chacun des films de ce réalisateur mon quasi marqués. Pourtant il se fait rare dans nos salles. Pour cause, il ne sait pas se tenir tranquille (tant mieux) et du coup les producteurs le mettent sur liste rouge (grrrrrrr). Bien oui, même quand Joe Dante réalise du commercial il ne peut s’empêcher de cacher des piques sur le système ou de rendre hommage à des films que seuls quelques cinéphiles ont put voir. Pourtant c’est là où il fait la différence avec d’autres. Il sait divertir, connaît les formules, mais met encore plus dans ses films, le plus qui permet à ses longs métrages de devenir une vraie patte d’auteur.


Bon venons à Hurlement puisque je suis là pour vous parler de ce petit film qui est devenu grand. Le film nous raconte la vie d’une journaliste du nom de Karen White, qui après avoir aidé la police à arrêter un malade, se retrouve avec des cauchemars. N’arrivant pas à se rappeler les détails quand elle était face au psychopathe, elle part dans une colonie dirigée par le Dr. George Waggner où des gens perturbés s’entraident.
Ce qu’il faut voir au premier abord c’est déjà la vision du film sur les traitements de groupes et comment Joe Dante et le scénariste John Sayles (Piranhas) aiment à les comparer à des sectes. De plus Joe Dante arrive en remplacement quand il doit réaliser Hurlement. En effet le réalisateur travaillait sur l’adaptation des dents de la mer 3 quand lui fut proposé la mise en scène de Hurlement. Le réalisateur, ne sentant pas bien la troisième aventure du requin, préféra accepter de travailler sur le mythe du loup-Garou. Dante n’a pas encore fait grand chose, seul Piranha, une petite série B, avait réussi à le faire distinguer. Piranha (production Roger Corman) est loin d’être un chef d’œuvre, mais vu le budget, le réalisateur avait plutôt bien assuré. Ici encore le budget sera très mince 1,5 millions de dollars. Et pourtant jamais à l’époque il n’avait été montré une telle transformation au cinéma de Loup-Garou (Merci Rick Baker et Rob Bottin). Le film arrive à montrer beaucoup plus que le budget le permettait et regorge sur ce point d’idées de mises en scènes et de techniques pour nous faire croire à plus d’argents mis sur la table. Dante en oublie pas son amour pour le cinéma bis et profite d’utiliser par exemple le film « The Wolf Man » de 1941 pour expliquer le mythe du Loup-Garou. Joe Dante est dès à présent avec ce film un réalisateur sur qui il faut compter, il fait des merveilles avec peu, et montre déjà de la personnalité (qui va vite déplaire aux gros boss).

Côté casting, nous retrouvons Dee Wallace Stone ; à l’époque elle n’a pas encore fréquenté l’ E.T. de Spielberg, le chien enragé dans Cujo ou les méchantes bébêtes de Critters. Dee Wallace se fait donc ici une belle réputation de hurleuse, même si on regrette sa mention spéciale sur sa transformation finale qui est certainement la seule scène ridicule du film. L’actrice avait demandé à ce qu’elle ne ressemble pas à un monstre pour ne pas laisser une mauvaise impression aux publics. Parmi les autres acteurs, nous avons la chance de voir Patrick Macnee s’éloignait un peu de son chapeau melon et bottes de cuir pour cependant ne pas perdre de sa prestance. Sinon encore une fois, ou plutôt dans la tradition de Joe Dante (puisque ici il en’est qu’à ses débuts), nous retrouvons des acteurs qui seront dans quasi tous ses films : Belinda Baleski (Piranha, Gremlins 1 et 2, Explorers, Small Soldiers) ; Robert Picardo (Gremlins 2, Explorers, L’aventure interieure, Small Soldiers, Looney Tunes, à noter qu’il est aussi le célèbre docteur holographique dans la série Star Trek Voyager). Puis enfin l’éternel Dick Miller (encore une fois dans tous les Joe Dante, bien que le monsieur possède une centaine de films dans sa filmographie).

85

Hurlement c’est le film de Loup-Garou des années 80. Il marque d’autant plus que le budget fut minimal. Dés ce film, on trouve le génie de Dante et les transformations de Rick Baker et Rob Bottin sont incroyables pour l’époque. A la limite, je trouve qu’il y gagne en réalité face aux effets numériques certes plus réalistes aujourd’hui, mais dégageant moins de piquant. De toute façon, j’ai beau chercher, sur le mythe du Loup-Garou, je ne vois que ce film qui met vraiment marqué à ce point. Pas qu’il face particulièrement peur, mais il est tous simplement jouissif et respire le film fait avec passion et respect du mythe.

Critique de publiée le 22 janvier 2006.

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