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Critique du Film : Constantine
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Critique du Film : Constantine

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 9 septembre 2005 à 0803

Constantine? Mais non, j'suis pas une fille!

Je m’appelle John… John Constantine. Je suis un exorciste qui libère les jeunes filles de leurs démons en leur montant dessus, je sais, c’est cool. Je me déplace tout le temps en taxi jaune, je fréquente le même bar que les ‘’potes’’ de Buffy et je me rends souvent en enfer quand je prends des bains de pied. Ce qui m’arrive assez fréquemment. Hé oui, je suis un être exceptionnel, mais je suis pas parfait pour autant car j’ai aussi un petit problème ; un satané cancer du poumon. Il parait que je n’en ai plus que pour quelques mois. Zut. Normal que je sois si taciturne.

Alors, pour me changer les idées, je me suis embarqué dans une affaire très grave. Les démons ont apparemment brisé cet accord que Dieu et le Diable ont scellé : nul être originaire de l’enfer ou du paradis n’a le droit de flâner sur le plan terrestre. Seuls les demi-êtres, surnommés les influents, ont le droit de s’y rendre, à la recherche d’âmes à damner où ou sauver. Et je n’ai pas de mal à reconnaître ces créatures, ces demi-êtres, même s'ils n'ont pas de poils sur les pieds. Les gentils ont des ailes qui leurs poussent dans le dos lorsqu’ils désirent éviter les embouteillages ou la cohue dans le métro, et c’est pour ça qu’ils se la pètent. Leur chef est Gabrielle, une blondasse très prétentieuse qui fait que me répéter que je suis damné parce que, plus jeune, je me suis suicidé. La conne. En y réfléchissant bien, il va falloir que je m’en méfie de celle-là. Elle est louche.

Les méchants, eux, ont des gros problèmes cutanés incurables. Même avec Biactol, c’est dire. C’est pour ça qu’ils ont des masques. Apparemment, ils sont dirigés par Balthazar, un démon fan de Scarface qui a une fâcheuse tendance à te parler en t’envoyant son haleine fétide dans le nez. Un démon myope, probablement. J’ai ensuite découvert que les excités venus de l’étage d’en dessous se répandent sur Terre afin de faciliter la venue de Mammon – le fils du Diable - qui a décidé de faire le mur et de courir la gueuse. Je suis hélas le seul au courant, avec une fille qui est destinée à servir d’hôte pour ce galopin, et de toute façon, tout le monde s’en fout un peu, du fils du Diable. Il va falloir que je m’occupe de tout.

De plus, y’a un chicanos qui a retrouvé, enterré dans le désert mexicain ( ?), le bout de la lance qui a tué Jésus (pas Garcia y Garuyo l’épicier de Guadalajara, mais le Nazaréen), et il parait qu’il arrive vers nous. On le sait parce qu’il adore tuer les vaches avec ses gaz intestinaux et qu’il marche au milieu de la route en cassant des voitures. Paraît qu’il veut trouer le bide de ma copine pour en faire sortir Satan Junior. Ca promet.

Je ne connais pas le comics. J’ai donc regardé le film comme une œuvre à part entière. Mis à part ce scénario tiré par les cheveux – et encore, ça ce n’est que le début, je vous épargne la suite – on ne peut pas dire que le reste est raté. La réalisation est dans le ton de ce qui se fait aujourd’hui depuis The Crow et Matrix : sombre, solennelle, et très démonstrative (l'esbrouffe quoi!). Les comédiens sont plastiquement agréables et on ne peut pas vraiment dire qu’ils jouent mal. Le problème vient plutôt des lignes de dialogues, parfois risibles – ‘’Et que tu apparaisses dans la lumièèère !’’ – on dirait du She-Ra. Les effets spéciaux sont bons mais peu inventifs ; scènes d’exorcisme vues mille fois, démons volatiles dans la catégorie Momie, aile des anges à la Dogma, méchants demi-êtres sortis de Invasion Los Angeles. Même le diable semble venir de la série (excellente) Le Damné. Mais bon, cela est bien fait, et ça passe. Non, le gros problème est le script, improbable, simpliste et pourtant souvent incohérent, et sans rebondissements. La ‘’fausse trahison’’ de Gabrielle, on s’en doute depuis le début, et tout le reste est linéaire, amenant cette lancinante sensation d’ennui.

La conclusion de

Constantine ne m’a pas du tout convaincu. Construit sur un scénario puéril et linéaire, le film essaye en vain de décoller. Malgré les efforts des comédiens et des techniciens qui font leur maximum pour relever le niveau, on assiste à un spectacle tout juste moyen, supérieur à la majorité des séries B traitant du sujet (Faust, Spawn et consorts), mais inférieur aux objectifs fixés.

Que faut-il en retenir ?

  • Photographie agréable
  • Interprétation correcte
  • Effets spéciaux réussis

Que faut-il oublier ?

  • Scénario linéaire et simpliste
  • Dialogues parfois très limites
  • Manque d’originalité

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