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Ghost in the shell Innocence >

Critique du Film d'animation : Ghost in the shell Innocence

Avis critique rédigé par Richard B. le mercredi 8 décembre 2004 à 15:08

Déception sur tous les niveaux !


Ghost in the Shell, premier du nom, pour son graphisme soigné, son animation plutôt fluide et son scénario bien ficelé avait impressionné. La série Stand Alone Complex, bien que moins fluide au niveau de l’animation, reste pour une série de vingt-cinq minutes une belle prouesse autant technique que scènaristique. Oshii, neuf ans après le premier Ghost in the Shell, décide de s’atteler à une suite (Oshii n’avait pas participé à Stand Alone Complex), et la discrétion marketing du projet crée chez les fans une véritable attente. Surtout que les premières images qui circulent arrivent à intriguer.
La première chose qui frappe en voyant « Innocence » c’est la différence visuelle entre le premier et ce second. Des décors réalistes proche de notre société on passe à des décors de buildings tout droit sortis de Blade Runner (le chef d’œuvre de Ridley Scott). De suite, l’impression de se retrouver dans un lieu connu s’échappe, et on commence à se demander ou est le rapport avec Ghost in the Shell, s’il n’y avait pas le personnage de Batou pour nous rappeler que l’on est devant une suite. Le générique arrivant, on se retrouve rassurés, la musique de Kenji Kawai est magnifique et nous remet dans l’ambiance que l’on avait chérie.
Mais la musique ne fait pas tout et au bout de dix minutes les contrastes des blancs éclatent les yeux, et l’image jaunie n’aide pas à faire passer la pilule. Oshii nous fait-il pas plutôt une suite de son Avalon ? Tout le visuel nous fait plus penser à l’ambiance d’Avalon plutôt que celle de Ghost in the Shell. On retrouve la même image délavée, dans les tons jaunes (mais cette fois allant vers l’orangé) et des décors et des détails si accentués que cela étouffe l’image elle-même. Techniquement, c’est un sans fautes pourtant : la 3D a dû demander des heures de travaux, tout est fignolé au mètre près. Mais les contrastes et les couleurs arrivent à cacher tout le travail de ceux qui ont travaillé la modélisation et les croquis.
Concernant l’histoire, il n’y a pas grand chose de nouveau, on se retrouve encore une fois avec des questions sur la machine et ses sentiments, sujet déjà souvent traité, dont le premier Ghost in the shell s’était sorti plutôt bien. Mais la plupart des films sont rarement mémorables ou ne font que survoler la thématique. Blade Runner, à ce titre, reste certainement la référence sur la réflexion de la place de la machine chez l’homme. Oshii essaie bien d’aveugler à coup de passe-passe par des phrases prises dans des livres de philosophie, mais cela donne plutôt une impression de collégien qui récite sa leçon et qui veut sortir le plus de références possibles pour montrer qu’il a bien lu les ouvrages et donc bien retenu ses leçons. A trop étaler sa culture, il finit par caricaturer l’ensemble des propos et les noyer dans la masse.

30

« Innocence » n’apporte rien, autant au niveau de l’animation que de l’histoire. Mais surtout il arrive même à faire moins bien que le premier par un abus de la colorisations et des contrastes, qui frôle la faute de goût. Certain pourront toujours trouver que la 3D est soignée ou que Oshii sort les grandes phrases philosophiques, mais tout ça est loin de faire un film.

Critique de publiée le 8 décembre 2004.

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