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Compte-rendu du Festival du Jeu Vidéo

Publié il y a 6 ans par Bastien L.

On se console avec ce qu'on peut...

Difficile de faire le compte-rendu d'un tel festival tant sa différence avec ceux des années précédantes est flagrante, tant le nombre de gens déçus qu'on croisait dans les allées était important, tant les gros éditeurs manquaient (et bien sûr les jolies filles qui vont avec, et les jeux surtout...).

Alors les gens peuvent s'amuser à se demander à qui la faute, en tous cas il faut dire que les organisateurs n'ont jamais triché sur les participants car les gros constructeurs/éditeurs/développeurs n'ont jamais été mentionné sur le site du Festival du Jeu Vidéo. Peut-être que le nom du festival, un peu pompeux pour la présente édition aurait pu être légèrement changé... Si les grosses marques vidéoludiques n'étaient pas présentes, il faut pointer le rôle du Syndicat des Editeurs de Logiciels de Loisirs (SELL pour les intimes) à travers une histoire de sousous dont les détails importent finalement peu. Le résultat de cette édition 2010 est donc globalement décevant. Enfin je ne parle ici que de la partie jeux vidéo du salon, car pour mes collègues staffeurs mais néanmoins joueurs, il en va autrement du Monde du Jeu et ils ne se priveront pas de vous le dire ailleurs.

Finalement en ce qui concerne les gros éditeurs, il faudra attendre la Paris Games Week, fin octobre dans le même lieu (porte de Versailles), avec tous les grands ou presque. Finalement que trouvait-on ce week-end au festival à part des gamers assez mécontents ? Il faut dire que les jeux vidéos ne représentaient même pas cinquante pour cent de la surface du salon, et quand on se rend compte que les plus gros stands étaient ceux de la FNAC et de Samsung (ce dernier partageant avec Winamax les plus hôtesses), il y a de quoi rester perplexe. Alors oui les écoles comme SUPINFO ou EPITA ont eu plus de visibilité, comme la multitude de développeurs et/ou éditeurs indépendants, surtout français, sans oublier l'importance dyretro gaming et des constructeurs de PC ou d'accessoires... En gros il ne restait que les « à cotés » qui, sans être inintéressants, n'ont pas vraiment vocation à déplacer les foules. Pour ce qui est des jeux en eux-mêmes, la FNAC en a proposé un paquet mais forcément aucun inédits (sauf peut-être le sympathique Spider-Man : Shattered Dimensions sortant le jour de l'ouverture du salon)... Pour le reste il fallait aimer les jeux indépendants online à forte vocation multijoueur, voire le retro gaming.

Pour les plus nostalgiques ou curieux, il y avait toujours le Musée du jeu vidéo qui proposait énormément de consoles et bornes (autant exposées que jouables), ainsi il était possible de jouer au premier Sonic sur Mega Drive, à Street Figther II sur Super Nes, à Mario Kart sur 64 sans oublier Donkey Kong voire au Pong et à Space Invader (la plupart sur grand écran ce qui permet de redécouvrir autrement ces jeux).

Autre stand du même style, la boutique d'arcade Neo-legend proposait de nombreuses bornes jouables pour tous. Cela permet au passage de saluer le travaille DotEmu dont le but est de proposer aux joueurs des classiques PC des années 80 et 90 en les réadaptant à nos machines actuelles. Cette entreprise, créé en 2007, reprend donc la tendance des WiiWare, XBLA et autres PSN qui offrent d'anciens jeux réadaptés à petits prix. Cette société française propose donc des jeux majoritairement en français en reprenant les droits aux anciens éditeurs pour des ventes ne dépassant pas les 10 euros. Ils faisaient tester quelques jeux sur leur stand dont Raptor, un shoot'en up bien retro toujours sympa à jouer, et qui plus est sur grand écran. On retrouve donc des jeux comme Alien Versus Predator (l'original) et bien d'autres sur leur site.

A l'inverse, les nouvelles technologies étaient également à l'honneur, notamment la 3D dans les stands Asus, Samsung et Nvidia. Ce dernier proposait une démonstration avec un jeu du style Call of Company : Bad Duty, sur un montage de trois écrans. Et force est de constater que le résultat est assez bluffant pour cette avancée technologique qui semble être toute adaptée pour les FPS. Bref, vivement Killzone 3 ou encore, pourquoi pas, les prochains Halo pour tester cette fameuse 3D. Sinon pour les fous de technologies on pouvait voir les avancées d'Asus avec Intel, ou encore faire avancer une voiture télécommandée avec une téléphone portable grâce à Samsung...

Comme il a été dit plus haut, les jeux en avant-première étaient surtout des petits jeux français à vocation online et multijoueur donc il faut aimer. Personnellement, cela n'est pas vraiment ma came même s'il faut avouer que le projet atypique de World of Lovecraft était séduisant, d'ailleurs Vincent vous parlera plus en détail prochainement avec une interview à la clé d'un des responsables du studio SC2X, initiateur et développeur du projet. Cyanide, un autre développeur français, présentait une mise à jour de Blood Bowl sur PC avec de nouvelles races, de nouveaux stades et une nouvelle histoire inédite avec des graphismes forcément plus fins selon Vincent qui a pu le tester.

Parmi tous les jeux présents, il faut bien qu'il y ait un coup de cœur, et pour moi ce fut le prometteur Seasons (titre provisoire) qui permet d'incarner un renard dans un véritable livre pour enfants animé, ce dernier pouvant contrôler les saisons afin de résoudre quelques énigmes. Ce jeu en anglais, afin de pouvoir légitimement toucher un plus large public, est finalement une expérience graphique novatrice avec une certaine poésie, dans un scénario basé sur une catastrophe écologique. Le soft prévu pour la fin de l'année, ou pour l'année prochaine, sur PC/Mac ainsi que les consoles new-gen (en téléchargement bien sûr), propose donc une expérience à mi-chemin entre Flowers et Les Trois Chardons. Le jeu est l'œuvre du tout jeune studio Swing Swing Submarine composé de deux français (et un chat). On espère que le projet viendra à bout.

Finalement ce festival au premier abord décevant fut l'occasion de découvrir un peu les studios indépendants français, dont on peut saluer l'inventivité (comme pour le projet présenté ci-dessus). Les gamers purs et durs ont pu être légitimement déçus, mais le week-end ne manquait pas d'animations comme des conférences, des concours lives, des compétitions de joueurs professionnels. Il y avait même les résultats des Milthon, sorte de récompenses des jeux vidéo européens, avec un jury composé de journalistes spécialisés ayant célébré l'atypique et couillu Limbo comme jeu de l'année.

Voir le reste du palmarès.

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