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Rencontre avec les créateurs de Within

Publié il y a 5 ans par Heikel L.

Une interview croisée avec les trois auteurs

Nous vous parlions récemment de Within, jeu de rôle horrifique édité chez les Ecuries d'Augias (ICI). Depuis (un mois environs) un livret de découverte est sortie, il est disponible dans toutes vos boutiques préférées. Dans ce même élan et pour SciFi-Universe, Benoît Attinost, Jérôme « Brand » Larré et Willy « Brain.Salad» Favre, les auteurs de ce jeu ont accepté de répondre à nos questions. Ils nous en dévoilent davantage sur eux mais surtout sur ce jeu.


 

1°) Pouvez-vous vous présenter pour les lecteurs de SciFi-Universe

Benoît Attinost : Bonjour ! Pour faire court, je suis pigiste/traducteur dans le milieu du JdR depuis une quatorzaine d’années, ce qui m’a permis de bosser sur des jeux comme Shaan, Polaris, COPS, D&D ou Warhammer (en trad), et plein d’autres. En ce moment je me lance aussi un peu dans la BD, et je pige à droite à gauche, surtout pour mon plaisir.

J’ai écrit la première mouture de Within il y quelques années, parce qu’à l’époque, il n’y avait plus un bon gros jeu d’horreur actif. Lorsque les Écuries d’Augias m’ont proposé de l’éditer, la première phase du travail a été de recréer un nouveau système de jeu, plus moderne (et moins pourrave, vous dira Brand). Sinon, bien entendu, j’aime l’horreur (si elle est intelligente), je vis aux US, je suis un vieux goth sur le retour, j’adore les chats, mais je déteste les chiens. Les baleines me terrifient aussi. Si. Vraiment. Voilà, ça c’était pour la touche personnelle de la présentation, parce que les gens, ils aiment bien ça. Non ? Non ? Ha bon… Pffff. Brand… à toi…

 

Jérôme « Brand » Larré : De mon côté, je participe à l’écriture de JdR depuis bien moins longtemps que mes deux camarades, mais il faut avouer qu’ils ne sont pas forcément de la première fraîcheur non plus. J’ai eu la chance de participer à des gammes comme COPS, Kuro, MDO, Qin ou Vermine. Aujourd’hui, à part Within, je me concentre surtout sur le suivi de mon bébé, Tenga, et sur un autre jeu dont j’attends beaucoup, Guts. Sinon, je passe mon temps à lire ou à écrire des choses sur la « jeuderologie », notamment dans Casus et di6dent.

Puis, parce qu’il semble que l’on doive donner plein de détails intimes : je déteste les chats, je n’aime pas beaucoup plus les chiens, mais j’adore les baleines. Surtout lorsqu’elles sont croisées avec des gorilles. L’autre truc que j’adore, c’est passer le micro à Willy…

 

Willy « Brain.Salad» Favre : je ne sais pas qui sont ces gens, ni ce que je fais ici. Tout ce que je sais c’est qu’il paraît que j’ai écrit des jeux de rôles (Humanydyne, Brain Soda, Sable Rouge…), participé à d’autres (WarsaW, Z-Corps, la Brigade Chimérique, Kuro) et même dessiné dans quelques-uns (Patient 13, Within…). Après mes trois chats et mon chien que j’adore n’aiment pas ces gens.

 

 

2°) Pouvez-vous présenter le jeu pour les lecteurs de SciFi-Universe

Benoît Attinost : Within est un jeu de rôle d’horreur contemporain. Il s’inspire de l’épouvante sous toutes ses formes (la série Millennium étant, je pense, ce qu’il y a de plus proche en terme d’ambiance), que ce soit au cinéma, à la télévision, en livre et en jeu vidéo. Les personnages sont confrontés à l’horreur, ou au surnaturel, parfois, soit parce qu’ils le cherchent (appartenant à des organisations qui étudient, chassent, exploitent, ou observent l’étrange), soit parce que le sort s’acharne sur eux en particulier. On peut donc jouer à Within dans le cadre de petits scénarios ponctuels (avec des personnages « jetables ») ou bien en utilisant tout ou partie de l’univers qui est présenté dans le Livre de Base. Ce dernier est une boite à outils. Le MJ va donc piocher les éléments qui l’intéressent pour créer ses scénarios. C’est un point important de Within d’ailleurs. Le jeu est complet, dans le sens où tous les secrets sont révélés, mais s’il y a des scénarios, l’objectif affiché reste de pousser le MJ à créer ses propres histoires, pas à consommer du prémâché. Vous trouverez donc de TRES nombreux conseils partout dans le Livre de Base, pour vous aider dans ce sens.

L’autre élément important, c’est le personnage et sa place dans l’univers. Il se passe quelque chose dans le monde, on le sait (ou on s’en doute), mais quoi ? Et en quoi cette chose modifie-t-elle la vision du personnage. Est-il fou ou est-il borgne dans un royaume d’aveugles (c’est beau hein comme phrase ?). Le système imaginé par Brand rend cette idée d’incertitude, de pression et de peur, mais sans jamais entraver le jeu. En gros, ce n’est pas parce que vous voyez un monstre que vous aurez une peur panique des caniches nains pendant 1d6 heures.

 

Jérôme « Brand » Larré : : Pour donner un peu plus de détails sur le système, les quelques traits saillants en quelques mots :

-          Il s’agit d’un système sans dé mais avec une grande place laissée à l’incertitude. Vous ne déterminez pas aléatoirement si vous battez le psychopathe qui vous poursuit au 100 mètres, mais vous ne vous en demandez pas moins si vous allez réussir à le distancer et, surtout, ce qu’il va vous en coûter ;

-          Dès qu’ils commencent à être en difficulté, les personnages ont la possibilité de trouver des ressources inespérées au plus profond d’eux-mêmes. Toutefois, choisir cette solution de facilité renforce la présence de la « menace » autour de la table et nuit rapidement à l’ensemble du groupe ;

-          Un des autres joueurs est à l’origine des soucis que doit affronter votre personnage et préfère s’en prendre à lui qu’assumer sa part du risque. Vous ne savez pas qui c’est. Pour l’instant… ;

-          Face à la pression, vous restez toujours libre des actions de votre personnage. Si les réactions que vous interprétez correspondent à ce que suggère la condition de votre alter ego (fuir, se cacher, etc.), tout se passera bien et vous n’aurez à gérer que les conséquences de votre attitude. Dans le cas contraire, vous pouvez toujours prendre sur vous et décider de faire face. Il y aura certes un prix, mais vous ferez ce que vous avez décidé de faire. Et c’est parfois le seul moyen de survivre. Fight or Flight !

 

 

3°) Dans quelle ambiance plonge le jeu within ? Quelles sont ses inspirations

Benoît Attinost : Bon, comme je le disais, la série Millennium est la première source d’inspiration. Ensuite, bien entendu, tous les genres cinématographiques de l’épouvante peuvent être cités puisque c’est le MJ qui va choisir ce qu’il veut développer. Alors autant faire la liste de mes préférés, à savoir Carpenter, Craven et Romero. On pourra aussi citer Se7en, le Silence des Agneaux (les livres, les films), Fringe ou Silent Hill (les jeux). À titre personnel, j’ai une tendresse particulière pour les filmographies de Vincent Price, Brad Dourif et Jeffrey Combs, ce qui devrait se sentir aussi dans le jeu. Donc en gros, il faut s’attendre à du suspense, de la tension, du mystère, de la folie et de la terreur.

 

Jérôme « Brand » Larré : : Une des spécificités du travail de Benoît sur Within est d’avoir créé un univers qui permette d’intégrer facilement presque tous les sous-genres de l’horreur sans que cela donne pour autant un patchwork indigeste. De plus, il a pris le soin d’intégrer beaucoup de conseils permettant concrètement de tous les rendre attrayants autour d’une table de jeu. L’ambiance peut donc énormément varier selon les envies de chaque groupe, et changer assez facilement d’une session sur l’autre si on le souhaite. Mais, clairement, le « mode par défaut » du jeu est effectivement très proche d’un Millennium ou d’un Silent Hill. C’est d’ailleurs un point sur lequel j’aimerais insister : le Livret de Découverte ne présente finalement qu’une des nombreuses approches possibles, celle d’une enquête policière (presque) classique qui finit par irrémédiablement et brutalement dévisser.

 

4°) Quels ont été vos travaux respectifs dans cette collaboration ? Illustration, background, système, etc..

 

Benoît Attinost : Bon, moi j’ai fait l’univers, les scénarios, etc. Mais comme j’ai déjà beaucoup parlé, je laisse mes deux compères vous en dire plus.

 

Jérôme « Brand » Larré : : Je me suis surtout occupé du système et de quelques petits trucs visant à compliquer la vie des personnages. Concrètement, j’ai surtout discuté avec Benoît de ce qu’il définissait le plus selon lui ce à quoi allait ressembler une partie de Within, de mes propres impressions de meneur sur ce jeu (je l’avais pas mal testé et fait tourné en convention en 2003/2004), et essayé de faire en sorte que le système favorise le type de façon de jouer que l’on voulait mettre en avant. Comme on se pratique depuis très longtemps, tout cela s’est fait très naturellement.

 

Willy « Brain.Salad» Favre : j’ai fait le café et les massages. Sinon, je me suis occupé exclusivement des illustrations du jeu et de la couverture du Livret de Découverte. J’ai été très heureux d’être contacté par les Ecuries d’Augias pour réaliser l’intégralité des dessins. C’est toujours agréable de laisser un peu l’écrit et de s’immerger dans l’univers de quelqu’un d’autre, comme je l’avais fait pour Patient 13 (ou plus récemment dans Black Trinity, parue dans Casus Belli). Benoît avait des idées précises mais il m’a laissé une grande marge de manœuvre pour coller au jeu, pour lui donner une teinte étrange et horrifique. J’ai profité de l’occasion pour tester de nouvelles choses, pour en creuser d’autres.

Pour la couverture du Livret, j’avais envie d’un petit côté Jérôme Bosch, dans la teinte, les formes. Tout le monde m’a suivi dans ce délire et je ne les remercierai jamais assez d’avoir eu confiance en moi.

 

 

5°) Qu'est-il prévu pour within en terme de sorties ?

 

Benoît Attinost : Donc, là ce qui sort, c’est un Livret de Découverte. Il contient une version courte du système, des feuilles de personnage, un gros scénario ambiance CSI/Criminal Minds, des aides de jeu (qui vous pouvez aussi télécharger sur le site des Écuries d’Augias, ce qui vous évitera de tuer votre bouquin sur la photocopieuse), et un bulletin de souscription. C’est simple, si nous arrivons à 100 souscripteurs ou plus, le Livre de Base sortira. Les souscripteurs auront un pitit cadeau Bonux, bien entendu. Et donc, si c’est le cas, la sortie est prévue pour Noël prochain. Bonheur que d’aller demander à mamie de vous acheter un jeu où les damoiselles blondes se font trucider à la petite cuillère…

Ensuite, il y aura des suppléments thématiques (par type d’horreur), mais la gamme sera volontairement restreinte pour éviter le délayage et d’abattre des arbres pour faire du remplissage.

 

Merci encore à eux de partager avec nous les secrets de cette création plus que mystérieuse et fascinante.

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  • Connaissant bien ce style de jeu de rôle et les écuries d'Augias, je conseille sans réserves ! :-)) bonne chance pour la souion, je vais souscrire tout de suite :-))
    Tortense Ninja, le 16 mai 2011 10:33
  • Moi j'dis ça manque au ludothèque un jeu bien terrifiant :p
    Heikel L., le 16 mai 2011 10:59
  • le logo de ludipolis est laid
    atreyou, le 16 mai 2011 15:28