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Spider-Man > Interview Valérie Mangin

Une femme amoureuse qui soutient son époux !

Lorsque Peter Parker a dévoilé son visage à la presse du monde entier, qu’en avez-vous pensé ? (Voir Civil war #2 et Amazing Spider-Man #533)
Mary Jane : Vous savez, je me contente d’appuyer mon mari quelque soient ses décisions ; je pense que le monde a le droit de savoir pourquoi sa tante, ainsi que moi-même, aimons Peter !
Est-ce facile d’être la femme d’un super héros ?
(Rires) Vous croyez ? La réponse est Non, bien évidemment ! J’ai même eu beaucoup de mal au départ ! J’aimais Peter, mais le voir risquer sa vie tous les jours, ce n’est pas si simple. J’ai même eu une période de stress intense durant laquelle je me suis mise à fumer.
Et je vais vous dire, j’avoue même avoir apprécié l’arrivée de Ben Reilly dans notre vie. Ben était le clone de Peter et il pouvait lui aussi assumer le rôle de Spider-Man. Durant cette période Peter croyait être lui-même ce clone ; il a même décidé d’arrêter sa carrière de super héros pour laisser la place à Ben. Nous avions décidé de changer d’air et de nous installer à Portland. Cela ne pouvait être que bénéfique puisque j’attendais un enfant de Peter. Là-bas, Peter commença une nouvelle carrière en tant que chercheur. Il travailla avec enthousiasme aux travaux scientifiques de l’institut de Recherches en Immunologie - G.A.R.I.D. - au côté du Professeur Monica Staphos. Peter espérait réellement que ces recherches permettraient à notre enfant de n’avoir aucune complication génétique.
Mais un monstre surnommé Tendril fit surface à cette période et Peter fut obligé de remettre son costume pour l’arrêter. J’avoue avoir fait une grosse crise de colère et de plus, étant enceinte, je me faisais encore plus de soucis. Mais au final, j’ai récupéré Peter et le combat contre Tendril lui fit perdre ses pouvoirs. Cette fois-ci, j’ai vraiment crû que nous aurions une vie de famille normale.
Si ce n’est pas indiscret, pourquoi aujourd’hui Peter est encore Spider-Man ? Et pourquoi n’êtes-vous pas maman ?
Je n’aime pas vraiment revenir sur ça mais je pense que les gens ont besoin de comprendre les sacrifices que Peter a dû faire. Norman Osborn ne lâchera jamais Peter et il fera toujours tout pour lui gâcher sa vie. Ce monstre devrait rester éternellement enfermé. À cause d’Osborn, je perdis mon enfant et Ben Reilly mourut. Et quelques temps après, il fit croire à Peter que May Paker était décédée. Quelle tristesse, n’est-ce pas ?
Vous savez, à plusieurs reprises Peter a failli arrêter de jouer les héros. Mais il ne peut pas. Il ne peut pas rester indifférent et voir des gens mourir ! J’ai fini par le comprendre et pourtant cela ne fut pas simple. Et je ne mâche pas mes mots…
Malgré moi, durant une courte période où Peter avait repris son costume, je lui en voulais. Spider-Man passait avant notre couple ! Je n’acceptais pas de passer en second plan et je me sentais surtout inutile. Je partie donc vivre sur la côte Ouest afin de mieux réfléchir et surtout pour prendre du recul. Mais je ne pouvais pas rester séparée de Peter et, heureusement, ni lui de moi. Aujourd’hui j’ai parfaitement accepté que le tisseur partage notre vie.
Comment avez-vous découvert que Peter Parker était Spider-Man ?
J’étais chez ma tante Anna pour les vacances de Thanksgiving. May Paker était venue voir ma tante pour se confier et parler de sa détresse face à la mort de Ben Paker. Mais à cette époque les malheurs des autres ne m’intéressaient pas beaucoup. J’ignorais les conversations et regardais par la fenêtre. C’est à cet instant que je vis Peter se précipiter chez lui et repartir en Spider-Man. Franchement à cette époque je ne me suis pas attardé sur ça, d’autant que j’avais d’autre soucis avec ma famille.
Le véritable déclencheur fut la première demande en mariage de Peter. Sachant la vérité, je refusais celle-ci puisque je ne pouvais décidément pas accepter de le voir me mentir perpétuellement. J’avais envie qu’il me dise la vérité. Je voulais l’entendre de sa bouche. Je l’aimais, néanmoins je ne désirais pas vivre dans le mensonge. Vous rendez vous compte, il aurai passé sa vie à me raconter des bobards. Je quittai donc Peter pour partir en Floride poursuivre ma carrière de mannequin. À cette époque, ma parade fut de lui dire que je ne pouvais pas être la femme d’un seul homme.
Toutefois, le temps fit les choses. Après mon retour, nous redevînmes amis. Mais nos sentiments demeuraient. Peter avait de plus en plus de mal à me mentir. Il s’enfonçait peu à peu. Après un combat contre le Puma, il s’enfonça tellement dans ses mensonges que je craquais et je lui signalais que j’étais au courant de tout ! Suite à mon aveu, il accepta tant bien que mal de tout me dire. Nous ressortîmes ensemble et j’acceptais sa seconde demande en mariage. Et voilà le gros de l’histoire !

Qu’avez-vous pensé lorsqu’il a rejoint les Vengeurs ?
Je crois que j’étais plutôt fier de voir le Capitain América lui demander d’être dans l’équipe des nouveaux Vengeurs. Puis le jour où la maison de tante May a été détruite (Amazing Spider-Man #519) et que nous nous retrouvâmes à la rue, je dois dire que je fus heureuse d’aller habiter dans la Tour des Vengeurs. Cela m’a permis de me sentir un peu plus en sécurité. Bien qu’avec les dragues perpétuelles de Wolverinece ne fut pas simple… (Rire).
Par contre avec cette nouvelle loi qui va apparaître… je ne sais pas vraiment si les vengeurs vont rester unis ; j’espère simplement que la Capitain América reviendra sur sa décision de lutter contre cette loi. Car je sais que Peter souffre beaucoup à l’idée de devoir le combattre.
Avez-vous eu, au moins une fois, vraiment peur pour Peter ?
Oui ! Bien évidemment ! Une fois, j’ai vraiment cru ne plus le revoir ! C’était à l’issue d’un combat contre Morlum, Peter était dans un triste état. Il était quasiment mort et avait perdu un œil. Mais au moment où Morlum allait l’achever, son instinct d’araignée s’est éveillé et inversa les rôles. Peter s’accapara de l’énergie de Morlum. Cependant, je crus bien que ce dernier effort aller tuer Peter. Cet événement fut vraiment très dur pour moi, et je ne vous parle même de la réaction de sa tante. Heureusement, Peter n’est pas mort car il subissait une mutation l’obligeant à admettre l’araignée qui était en lui. (Amazing Spider-Man #519La saga de l’autre)
Merci pour tout Mary Jane !
C’est moi !

La scénariste du fléaux des dieux nous réponds !

Tu te rappelles quelle fut ta première lecture de héros Marvel ?
Valérie Mangin : Je crois que le premier comics Marvel que j’ai lu est le Daredevil scénarisé par Frank Miller. Oui, c’est très adulte comme histoire mais je suis arrivée au comics sur le tard. Enfant, je ne lisais que de la bande dessinée franco-belge : Tintin, Lucky Luke, Astérix… Quelle a été ta réaction en découvrant pour la première fois Spider-Man ?
Je l’ai découvert par les dessins animés qui passaient en France à partir de la fin des années 70. J’avais 6-7 ans à l’époque et une trouille bleue des araignées. Alors un héros, un « gentil » projetant des toiles entre les immeubles, ça m’a beaucoup troublée. Ce n’était pas normal. Spiderman était attirant, mais il me faisait un peu peur en même temps. C’était nouveau pour moi et pas désagréable. Mon initiation à la perversion en quelque sorte ! 
Y a t-il une histoire dont tu te souviennes encore ?
Oui, celle qui m’a le plus impressionnée à l’époque et même après quand je l’ai lu en comics: suite à je ne sais plus quelle mésaventure, Spiderman régresse et commence à se transformer en une véritable araignée. Il lui pousse des bras supplémentaires et il devient un vrai prédateur. L’horreur quoi !
T’arrive-t-il de lire encore du Spider-Man, et si oui que penses-tu de la qualité actuelle ?
Ne comptez pas sur moi pour dire « c’était mieux avant ! » même si les plus grands noms du comics se sont penchés sur le berceau de Spiderman. Non, je trouve la Civil War de Mark Millar vraiment excellente. Et puis, Spiderman ôtant son masque en pleine conférence de presse et dévoilant son identité au monde entier, c’était une scène qu’on avait tous envie de lire depuis longtemps.
As tu vu les films ? Les aimes-tu ?
Oui, j’ai vu les deux films. Je préfère le second : une bonne histoire de super-héros classique, mais efficace.
Si Marvel venait te voir pour dessiner ou scénariser un Spider-Man accepterais-tu (à l'exemple de Jean David Morvan qui a scénarisé Wolverine) ?
Oui, sans hésitation. J’adorerais faire du comics, surtout actuellement alors qu’il y a tant de bons scénaristes comme Mark Millar, Grant Morrison, J. Michael Straczynski, Neil Gaiman pour ne pas citer Alan Moore… Ce serait très flatteur et très motivant pour moi de me retrouver parmi eux.
Le style comics t'influence t-il dans ta conception des cases ?
Oui, très clairement, même si une narration « comics » est très difficile à mettre en œuvre dans le cadre de la Bande Dessinée franco-belge. On ne peut pas faire la même chose dans un mensuel de 24 pages petit format et un album annuel grand format de 46 pages. Reste que mes lecteurs auront remarqué que certains de mes héros, comme ceux du Fléau des Dieux, ont tout du super-héros !
Pourquoi penses-tu que Spider-Man fonctionne encore après 40 ans et surtout pourquoi il reste l'un des plus célèbres super-héros ?
Spiderman est un des super-héros les plus humains et les plus proches des lecteurs. C’est même sans doute là la grande innovation de Stan Lee. Peter Parker a été un adolescent fragile comme beaucoup d’entre nous et il reste le héros que nous pourrions devenir si une araignée radioactive nous piquait. C’est autrement plus difficile de s’identifier à un extraterrestre invulnérable et parfait comme Superman ou à un chevalier noir névrosé comme Batman (je dois être névrosée, maintenant que j’y pense : je m’identifie, plus à Batman )
Quel est le dessinateur que tu as préféré dans les aventures Spider-Man ?
C’est difficile d’en choisir un seul. Je vais dire John Romita, l’illustrateur "classique"» de Spiderman par excellence.
Quel est le scénariste que tu as préféré dans les aventures Spider-Man ?
Là aussi le choix est difficile… Mais je vais reciter Mark Millar, après l’illustrateur classique, le scénariste ultramoderne.
Quels sont tes 2 adversaires favoris ?
En premier, le couple formé par le Bouffon Vert et son fils : les proches du héros qui deviennent ses pires ennemis, c’est toujours une excellente idée pour créer des situations dramatiques.
Et puis, le Ironman de Civil War. Après tout, c’est un héros lui aussi… Il a autant de chance de l’emporter sur Spiderman que l’inverse. Et le comics n’est pas achevé… alors le suspens est insoutenable !
Rêves-tu de voir un jour un super-héros 100% français et pris au sérieux (qui ne soit pas Super Dupont) ?
Oui… d’ailleurs nous le verrons sans doute prochainement. Fabrice Neaud, l’auteur du Journal chez Ego Comics, prépare un projet de vrai comics de super-héros chez Quadrant Solaire.
À titre plus personnel où en sont tes projets ?
Je poursuis bien sûr les séries j’ai commencées : Le Dernier Troyen, KGB et Luxley. Dans cette dernière, des sortes de super-héroïnes apparaissent au prochain tome. Ce doit être plus fort que moi !
Je compte aussi continuer les Chroniques de l’Antiquité Galactique avec deux nouvelles séries : Imperator illustrée par Stéphane Servain et La Guerre des Dieux avec un jeune dessinateur belge très amateur de comics comme moi. Vous risquez d’être surpris !
Sans oublier Trois Christs, un one-shot très formaliste, préparé avec Denis Bajram, Christophe Bec, Thierry Démarez et Fabrice Neaud.
Tous ces récits devraient arriver l’an prochain sans compter quelques surprises que je ne veux pas vous gâcher.
Et pour finir : longue vie aux comics de super-héros !