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Spider-Man > Spider-Man à L’écran - de 1990 à 2007

Peter Parker et les années 90

Sur Fox Kid en novembre 94 débarque une nouvelle série illustrant les aventures du Tisseur dont le premier épisode met en scène le Lézard comme adversaire pour émerveiller les fans (le Lézard de la nuit). Ce fut la toute première série animée en 3D du Tisseur d’une durée de 24 minutes. En effet, les prises de vues de la ville - lorsque Spider-Man navigue de toiles en toiles - étaient intégralement en 3D. L’incrustation était plutôt acceptable même si c’était loin d’être parfait ; il faut reconnaître que nous étions encore au début de l’utilisation de la 3D à la télévision.


Cette série, malgré des libertés évidentes - modernisation oblige ! - demeure la plus fidèle à l’univers du Tisseur ; du moins dans les trois premières saisons. Au fur et à mesure des épisodes, nous retrouvions des personnages tels que le Lézard, Norman Osborn, Winston Fisk, Mysterio, le Scorpion, Kraven et même Venom. La série dura 5 saisons, avec 65 épisodes et cela jusqu’en 1998. Lors de sa troisième saison, l’épisode 14 fut nominé pour une "Image Award" (sorte d’Oscar de l’animation).

Il est amusant de voir que Sam Raimi pour son Spider-Man réutilisa quelques idées de ce dessin animé, comme celle de voir Mary Jane en mauvaise posture sur le haut du pont de Brooklyn (une scène inaugurée dans le comics par Gwen Stacy et à la conclusion beaucoup plus tragique). La cinquième saison - de 13 épisodes - fut de qualité très discutable et pour le coup marqua l’arrêt de la série.
Peu de temps après, Spider-Man revint dans une série appelé : "Spider-Man Unlimited". Ce dessin animé de 13 épisodes, diffusé à partir d’octobre 99, était du grand n’importe quoi ! Jugez par vous-même : la navette Solaris qui devait être pilotée par John Jameson (le fils) pour explorer une planète, se retrouve avec pour passagers clandestins : Venom et Carnage. Spider-Man décide d’intervenir, mais se retrouve propulsé sur une Terre alternative. Là-bas existe un tyran nommé le Grand Evolutionnaire, ce dernier ne manque pas d’ambition et souhaite devenir l’empereur du monde.

2002 : Spider-Man arrive sur la grande toile !

Il est étonnant de voir qu’il ait fallut attendre 2002 pour voir enfin arriver Spider-Man réellement adapté au cinéma. Alors que DC comics avait eut droit à des adaptations, largement de qualités, avec Superman de Richard Donner ou Batman de Tim Burton ; Marvel n’avait pas eu cette chance. Dans les années 80, il y eut la tentative Howard the Duck, film produit par George Lucas, bien amusant à regarder, mais qui demeure un gros échec commercial. Et avec des productions comme celles de Roger Corman du Capitain América ou encore des 4 Fantastiques, autant dire que Marvel n’avait pas de quoi se réjouir. Heureusement, la Century Fox et Bryan Singer arrivèrent avec les X-Men et offrirent la première adaptation Marvel réussie, tout en étant rentable !
Pourtant dès les années 80, Spider-Man aurait pu être adapté sans être un rassemblement d’épisodes. En 1985, Marvel cède les droits de Spider-Man à la firme Canon, vous savez le genre de boîte qui a produit des trucs comme American Ninja. Mais Cannon fait faillite et disperse les droits d’adaptation à diverses personnes. Pendant presque dix ans, James Cameron criait sur les toits qu’il allait adapter Spider-Man au cinéma et que Michael Biehn jouerait Peter Parker. Mais justement à cause de ces droits répartis à droite et à gauche tout se compliquait. Le réalisateur en rêvait, mais Cameron finit par préférer s’aventurer sur d’autres projets ; lui ayant réussit de toute manière. X-Men avait rendu les super héros Marvel crédibles et rentable, et désormais Marvel avait bien l’intention de profiter de la vague pour réaliser un film sur son personnage le plus populaire. Dès 2000, le projet Spider-Man fut officiellement lancé !


La production voyait parfaitement l’acteur Tobey Maguire dans le rôle de Peter Parker. Seulement l’ultime question était de savoir si une fois dans le costume du super héros, là aussi, il devait se montrer performant. La production lui demanda donc de tester ses performances physiques. Il se montra assez satisfaisant pour être choisi définitivement pour ce rôle. Quand Tobey Maguire signe pour jouer Spider-Man, il signe pour 3 films et ne savait encore rien du scénario. Lui-même dira : « Croyez-moi ça rend nerveux de s’engager sur des scénarios que vous n’avez pas encore vus. J’ai donc attendu avec impatience l’arrivée des scénarios »
Le méchant choisi pour le premier film fut Le Bouffon Vert (Green Gobelin en V.O.). À un moment donné, il était question de faire intervenir Le Docteur Octopus . Mais l’équipe du film trouva que cela aurait fait trop de personnages à présenter pour un premier film. Le Bouffon Vert allait donc être l’unique adversaire. Pour ce rôle à double personnalité, ce fut l’excellent Willem Daffoe qui fut choisi.

Étrangement, cette première aventure introduisait Mary Jane Watson comme étant l’héroïne principale plutôt que Betty Brant ou Gwen Stacy. S’il est vrai que Mary Jane partage la vie de Peter Parker, ce fut pourtant Gwen Stacy son premier grand amour de jeunesse. Dans le comics figure une scène sur le pont de Brooklyn entre Spider-Man, Le Bouffon Vert et Gwen Stacy qui y perdit malheureusement la vie. Cette scène fut reprise pour le film, excepté que cette fois-ci ce fut Mary Jane et qu’elle survécut à l’aventure. L’actrice choisie pour interpréter Mary Jane Watson fut Kirsten Dunst grâce à l’alchimie qu’elle partageait avec Tobey Maguire.
Dernier élément présent dans le film, et pas des moindres : Harry Osborn. Un personnage jouait à merveille par James Franco, qui pourtant au départ avait postulé pour le rôle de Peter Parker. L’acteur fait merveille dans le rôle et correspond parfaitement à l’idée que l’on pouvait se faire de Harry dans les comics.

Alors qu’un premier teaser voyait le jour en 2001, où l’on y voyait une gigantesque toile d'araignée tendue entre les deux tours retenant un hélicoptère qui avait des cambrioleurs de banques à son bord, celui-ci fut très vite abandonné par la production. En effet, suite au 11 septembre 2001 et l’effondrement des deux tours du World Trade Center, les dirigeants de la Columbia réagir dès le lendemain et décidèrent de retirer la bande-annonce.
En confiant la mise en scène à Sam Raimi qui avait déjà réalisé un film assez proche du style comics avec Darkman, Marvel et Columbia ne s’étaient pas trompés. Même si le réalisateur se montrera beaucoup plus mordant avec le deuxième film, Raimi fit preuve d’un savoir-faire évident sur le premier opus. Le film fut un immense carton et il engendra 405 millions de dollars rien que sur le sol américain (pour un budget de 140). Il ne fut donc pas étonnant de voir très rapidement tout le monde se mettre au travail pour la suite.

En attendant Spider-Man 2…

Trois ans de pré-production obligent, il fallait de quoi faire patienter les fans. La solution arriva avec une série télévisée de 13 épisodes réalisée pour la chaîne MTV et diffusée en juillet 2003. Cette série se voulait comme le prolongement parfait du film. Le casting, du côté voix en version originale, pourra surprendre et même impressionner : Ian Ziering (Beverly Hills), Jeffrey Combs (Réanimator), Stan Lee (dois-je présenter ?), Clancy Brown (Highlander), Virginia Madsen (Candyman), James Marsters (Buffy), Michael Clarke Duncan (Daredevil), Michael Dorn (Deep Space Nine) et même Rob Zombie !


Autre particularité de cette série : être entièrement réalisée par ordinateur, plus précisément en "cel shading" (CGI animation). Résultat des plans de caméra en haute voltige, une technique de pointe qui impressionne pour l’époque ; en particulier sur les scènes où agit Spider-Man. Néanmoins, l’ensemble demeure moins attractif qu’un animé en 2D, les failles d’animation étant très visibles lorsque les personnages sont sans leur costume et doivent se déplacer tout en dégageant de la spontanéité. La série ayant coûter assez chère puis le succès n’étant pas au rendez-vous il n’y eut qu’une seule saison.

Spider-Man 2 : 2 fois meilleur !

Le film Spider-Man fut excessivement bien reçu par le public. Columbia et Marvel ne perdirent donc pas de temps pour lancer la suite. Sam Raimi, quant à lui, fut surpris d’un tel succès. Il avait fait des films reconnus et appréciés comme Evil Dead ou Darkman mais n’avait jamais participé à un film à grand succès. Ce fut donc fièrement qu’il reprit sa casquette de réalisateur en espérant que cette fois encore, ces collaborateurs soient dignes de leur travail, et que le public apprécie cette suite.
Sam Raimi, en véritable Fan des bandes dessinées de Spider-Man des années 60, mit peu de temps à trouver son nouveau méchant. Il y pensait même déjà à l’époque du premier film. Ils avaient déjà travaillé sur le personnage de OctopusMichael Chabon, Alvin Sargent, David Koepp, Gough et Millar. Tous ces scénaristes essayèrent d’apporter quelque de particulier au récit. Il s’en dégagea plusieurs idées dont deux brillèrent plus que les autres. La première orientation était celle que nous connaissons aujourd’hui et la seconde était dans l’idée d’un OctopusMary Jane, créant un triangle amoureux.


Heureusement pour nous le choix du scénario fut le bon ! Car il faut reconnaître que cette suite surpasse le précédent. Le second degré de Sam Raimi étant pour beaucoup. Cette fois le réalisateur se permet tout et le film ne manque pas de nombreuses scènes mémorables comme celle de naissance de Octopus. Certains y trouvèrent un côté "gnian-gnian" mais cela était dans une logique des comics. Peter Parker se pose souvent des questions et craint perpétuellement pour ses proches. Ce côté sentimental est donc une pure logique et fidélité aux comics. Nous savons tous que Sam Raimi conserve toujours les équipes avec qui il aime travailler et qu’il sait talentueuse. D’ailleurs, la bonne humeur, et cela même si c’est une grosse production, se ressent à travers ses films. Seul Danny Elfman (le compositeur de la B.O.F) semble s’être un peu brouillé avec le réalisateur, l’accusant d’avoir attrapé la grosse tête sur Spider-Man 2.

Jamais 2 sans 3 !

Le 1er mai 2007 sort dans les salles françaises : Spider-Man 3. Il est amusant de voir les ressemblances entre les 3 premiers Superman et les 3 premiers Spider-Man (hormis que Superman 3 est plutôt raté). À l’instar de Superman, dans le premier Spider-Man le héros découvre ses origines. Dans le second, il doit accepter ses pouvoirs et les responsabilités que cela lui demande. Dans le troisième, il doit faire face à son côté obscur et combattre celui-ci (Clark Kent VS Superman / Spider-Man rouge VS Spider-Man noir). La différence est dans la qualité, Superman disposa de Richard Donner que sur le premier film tandis que Spider-Man put profiter des qualités de Sam Raimi sur les trois.
Sam Raimi pourtant resta longtemps indécis sur le choix de Venom. Raimi lui préférant à la base L’Homme-Sable. Le réalisateur n’était pas vraiment familier des comics des années 90. Ce fut donc sur la demande du producteur Avi Arad que Sam Raimi accepta de se renseigner sur Venom(sous condition de pouvoir mettre tout de même L’Homme-Sable).


À l’heure de ce dossier, il est difficile de dire si le succès public sera égal aux deux précédents. Mais parions que oui ! De toute manière, Avi Arad a été clair : il y aura un quatrième film, le producteur prétendant qu’avec 40 ans de comics il y a de quoi faire encore beaucoup de films. Par contre, en ce qui concerne le retour des acteurs, la question se pose. Le budget quant à lui, grimpant de film en film (250 millions de dollars sur le troisième, ce n’est pas rien), on peut s’attendre à ce que les producteurs ne veuillent pas franchir un certain cap budgétaire. Mais ouvertement ils ont bien fait comprendre qu’avec ou sans l’équipe actuelle, Spider-Man reviendrait !