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Critique de la série télé : Dark [2017], par Bénédicte C

Avis critique rédigé par Bénédicte C le dimanche 28 juin 2020 à 19h00

[Spoilers des saisons 1 et 2] SAISON 3 : Le début et la fin

Comme prédit lors de la saison 2, le Dernier Cycle de la série allemande Dark a débuté le 27 juin 2020. Un visionnage attentif (après s’être refait les deux précédentes saisons) et nous allons en parler, sans aucun spoiler. Du moins, pas si vous avez déjà vu les saisons 1 et 2. Si ce n’est pas le cas, passez votre chemin.

Résumé des saisons 1 et 2

Dark est une série très particulière. Abordant les thématiques de voyages dans le temps, de prédestinations et des liens familiaux, la série allemande de Netflix n’a pas son pareil pour faire des nœuds au cerveau. Servi par une narration complexe et millimétrée, elle nécessitera toute votre attention pour en capter les moindres subtilités et les détails.

La saison 1 nous apprenait, pour faire simple, que l’enfant disparu (Mikkel) dans les grottes de Winden (ville où tout se déroule) n’était autre que Michael, père de famille qui s’est suicidé quelques mois avant sa propre disparition. Vous suivez ? Commençait alors pour Jonas, le fils de Michael (amoureux de Martha, la sœur de Mikkel et donc… sa tante), un périple à travers le temps. Il existe un cycle de 33 ans qui se répète sans cesse. 33 ans vers le passé, 33 ans vers le futur. Voilà donc Jonas en 1986 pour retrouver Mikkel coincé à cette époque… le ramener provoquerait un paradoxe et effacerait sa propre existence… Que faire ? Pendant ce temps, ou en même temps (ou à côté, qui sait comment le temps est construit ?), différents personnages sortent de l’ombre. Jusqu’à la fin de la saison 1, où Jonas est propulsé 33 ans dans son futur, alors que l’Apocalypse a eu lieu.

Saison 2, mêmes paradoxes temporels et nouveaux personnages. Une lutte pour le bien et le mal, Adam contre Claudia (« le diable blanc ») s’engage. Il est question de rompre le cycle, ou de le recommencer ? La question de la prédestination est omniprésente, de même que le voyage dans le temps et les révélations s’enchainent.

L’ultime question de la saison 2 étant « l’important ce n’est pas quelle  époque, mais quel monde ? », la saison 3 de Dark promettait de nous retourner le cerveau une fois de plus.

 

Martha et Jonas, les deux faces d’une même pièce

Il va être compliqué d’écrire une critique sans spoiler l’intrigue et la fin de cette saison 3, qui s’avère aussi être la fin de la série. Tentons, cependant. Pour rappel, si vous n’avez pas vu la saison 2 (c’est un poil trop tard vu le résumé ci-dessus), passez votre chemin et ne revenez que lorsque ce sera le cas.

La fin de la saison 2 laisse entendre l’existence d’une réalité (ou plusieurs ?) alternative. Le multivers s’étend, se déploit, et Jonas et Martha seront au cœur de cette saison. Le deuil, le paradis, l’enfer, le cycle sans fin, la vie, tout cela a son importance dans Dark. Le point de bascule est rarement celui qu’on croit et les motivations de chaque personnage sont illusoires, vaines, ou glissent petit à petit vers le « bien » ou du moins ce que chacun pense l’être. Il y a une profonde base philosophique à Dark. La figure de l’ouroboros, présente dans les saisons 1 et 2 (à travers l’anneau qui guide les personnages à travers le passage) est une représentation très significative de la série, de même que les références bibliques sont omniprésentes dans la "mythologie" de Dark. Martha et Jonas, que l’on savait déjà profondément liés, se révèlent plus proches encore que nous le pensions. La transformation de Jonas (impossible de ne pas penser à Jonas et la baleine d’ailleurs), à Adam (dont l’origine du choix du nom est nettement plus révélateur qu’on ne le pensait) s’opère doucement, mettant les spectateurs dans l’expectative.

A travers la troisième saison, on retrouve tous les personnages des saisons précédentes et quelques nouveaux. Les « Sic Mundus » prennent de l’ampleur, plus encore que dans les précédents épisodes. C’est surtout, aussi, une performance au niveau casting et jeu des acteurs : bien qu’incarner par plusieurs individus en fonction de la timeline représentée, le jeu d’acteurs des personnages identifiés est impeccable et convaincant. Graphiquement, on retrouve encore une fois les plans coupés en deux à la verticale mettant en relation un même personnage et plusieurs temporalités. Des plans graphiques, pleins de petits détails, soulignent l’importance de chaque élément narratif ou du décor.

La rédemption

Sans doute est-ce, au-delà de tout ce que nous venons d’évoquer, le véritable message de cette dernière saison. La recherche de la rédemption, l’idée de destin et de chemin préétabli est forte. Outre l’ouroboros, le symbole de l’infini, allié à une théorie des trous noirs/trous de vers, serpente à travers l’ensemble de cette série. Il est encore une fois question d’empêcher l’Apocalypse, la fin du monde et la destruction. De serpenter entre les mondes comme ils le font à travers le temps. Les voix off orientent le spectateur et distillent morceaux de pièces de théâtre, citations, prédictions, ou explications, tout en restant suffisamment sibyllins pour laisser le spectateur comprendre (ou supposer) par lui-même. C’est aussi l’une des forces de la série : pousser, une dernière fois, le spectateur à s’interroger, à questionner les personnages, leur but, leur identité.

La série et sa fin apportent-elles les réponses nécessaires à sa compréhension, et nécessaire à la satisfaction des fans et des spectateurs ? Ce sera à chacun de le dire, de le voir, de l’appréhender. De le comprendre aussi.

La conclusion de à propos de la Série Télé : Dark [2017]

Auteur Bénédicte C
100

Avec trois saisons, Dark a su convaincre un bon nombre de spectateurs. Les fans seront ravis de ce retour, ceux qui n’ont pas encore regardé en profiteront pour tout mater d’un seul coup. Restez bien accrocher à votre siège, ne faites rien en parallèle. Dark saura vous entrainer dans les profondeurs du temps et de l’espace.

En termes d’inventivité et de narration, il s’agit sans doute d’une des meilleures séries de ces dernières années. Le jeu d’acteurs, les ramifications scénaristiques, les plans ultra-travaillés et source de nombreux détails y sont pour beaucoup. En tout cas, malgré l’utilisation de quelques paradoxes (et la série a l’intelligence de souligner qu’ils en sont), la maîtrise d’une narration basée sur un voyage dans le temps complexe est largement maîtrisé là où cela s’avère généralement dangereux. On soulignera enfin que l’Apocalypse présenté dans Dark, outre le côté temporel, est aussi une apocalypse nucléaire, ajoutant une ligne supplémentaire de sous-texte.

On a aimé

  • Un scénario extrêmement bien construit
  • Le voyage dans le temps dans toute sa complexité
  • Une photographie/cadrage d'une extrême précision et beauté
  • Un habille jeu sur la dissonance, visuelle et auditive, pour ajouter à l'immersion (tout est extrêmement réfléchi)

On a moins bien aimé

  • Très complexe (même si chaque pièce du puzzle s'imbrique parfaitement), cela peut perdre certains spectateurs
     

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