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Critique du roman : Amatka [2018], par Nathalie Z.

Avis critique rédigé par Nathalie Z. le mercredi 14 août 2019 à 09h00

Étrange univers où le collectif écrase l'humain

Roman étrange à l’atmosphère qui n’est pas sans rappeler 1984 de George Orwell, Amatka est une expérience de lecture proposée par la suédoise Karin Tidbeck : on en ressort plein de questions mais aussi de réflexion sur le contrôle qu’impose la société sur les individus en cas de situations difficiles. Amatka est une colonie sans soleil enclavée dans un désert glacial (oui je l’ai lu pendant la canicule et c’était bon !). Elle est une des quelques colonies d’humains, de pionniers tentant de survivre dans un environnement hostile. Face à ces difficultés, l’individu s’efface devant le collectif. D’autant que la réalité est chaotique : les mots la façonnent et les objets ou les gens non nommés disparaissent. Ce monde est très déroutant et au début, n’ayez pas peur d’être un peu perdu, comme l’est le personnage principal de notre histoire.

Vanja de Brilar d’Essre Deux (une autre colonie) arrive pour une mission professionnelle à Amatka. Cette colonie est plus rude que celle d’où elle vient et elle réalise bien vite le ridicule de l’étude de marché sur les produits d’hygiène qu’elle est censé mener. La réalité est vacillante et les préoccupations des gens limités à la survie du collectif. Enfin presque, les allusions séditieuses de certains, les contradictions du comité et l’altération inhabituelle des objets du quotidien troublent Vanja autant que la charismatique Nina.

Amatka a des failles et notre héroïne s’engouffrera dans celles-ci menaçant le fragile équilibre d’un écosystème social perturbant. Amatka se lit comme un conte, une fable teinté d’étrangeté et de politique : environnement qui se dégrade, contrôle des choix de l’individu, peur du changement … autant de thèmes forts qui font de ce roman une œuvre à lire. Vanja est au centre de l'intrigue et pourtant d'autres personnages sont plus intéressants comme une des vieilles dames ou le bibliothécaire. L’écriture de Karin Tidbeck porte avec finesse et poésie le propos mais sera difficilement accessible aux jeunes lecteurs. On est surpris par le rythme qui s'accélère en fin d'oeuvre pour une apothéose poétique. Encore un roman original édité par La Volte

La conclusion de à propos du Roman : Amatka [2018]

Nathalie Z.
79

Amatka est un roman original, une dystopie étrange et politique qui n'est pas sans rappeler 1984 version Sibérie post-apo. Karin Tidbeck évoque une réalité qui s'altère, un collectif qui étouffe et le chaos qui menace. Ce roman a une ambiance exceptionnelle où le froid transperce le lecteur et le vide le galce tout autant. La fin est rapide, étourdissante et poétique. 

On a aimé

  • L'atmosphère surréaliste du roman
  • Les idées politiques sur la liberté et la volonté individuelle face au collectif
  • Une ambiance où le froid et le vide sont palpables

On a moins bien aimé

  • Le personnage principal moins attachant que d'autres du roman

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