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Critique du jeu vidéo : Muramasa : The Demon Blade [2009], par Bastien L.

Avis critique rédigé par Bastien L. le dimanche 21 octobre 2018 à 09h00

Ninja Warriors

Test de la version « Rebirth » sur Playstation Vita.

Faire des jeux en 2D est une véritable gageure depuis une dizaine d'année. Connotés retro voire indé, ces jeux continuent d'exister et certains studios ont décidé d'en faire leur spécialité comme les Japonais de Vanillaware dont Muramasa est un brillant exemple.  

Depuis le milieu des années 2000, le studio japonais Vanillaware s'est fait un nom dans le cœur des gamers grâce à des titres en 2D sublimes sur PS2 : le jeu de stratégie GrimGrimoire et le RPG Odin Sphere. Deux titres surprenants et ambitieux à leur manière qui remettaient la 2D au goût du jour grâce à des directions artistiques solides et des univers intrigants. Odin Sphere s'inspirait grandement de la mythologie nordique et les développeurs décidèrent de s'inspirer de leur propre mythologie pour leur prochain titre : le beat'em all mâtiné de RPG Muramasa : The Demon Blade. La Wii fut choisie pour développer ce projet sorti en 2009 au Japon et la même année chez nous grâce au courageux éditeur Rising Star Games. Malgré un bon accueil critique, le jeu fut une déception commerciale d'où l'idée du portage estampillé « rebirth » sur Vita en 2013. Une démarche qui parvient encore une fois chez nous grâce à Aksys Games malgré quelques accrocs. Contrairement au Japon et aux États-Unis le titre ne ressortit qu'en version dématérialisée chez nous et en anglais alors que la version Wii bénéficiait de textes en français. Enfin, les nouveaux personnages, nouveaux boss et nouvelles quêtes ont été amputés de la version de base et sont sortis en DLC chez nous... Une idée ridicule qui ne doit pourtant pas nous détourner d'un excellent titre surtout pour « à peine » 25 euros.

Muramasa vous plonge dans le japon féodal au XVIIème siècle durant la période Edo dominée par les shogun, sortes de seigneurs de guerre régnant sur le pays. Comme dans beaucoup de leurs œuvres, les Japonais aiment mélanger Histoire, folklore et fantastique puisqu'un véritable forgeron donne son titre au jeu. Ce dernier est ce qui relie deux histoires bien distinctes faisant office des deux campagnes du titre. La première voit la princesse Momohime être possédée par l'esprit d'un épéiste diabolique Jinkuro qui visait en fait le corps de son futur mari. Pris au piège, Jinkuro va devoir trouver un moyen d'obtenir un autre corps tout en protégeant l'esprit de Momohime. Son but est de récupérer des lames diaboliques pour d'obscures raisons. Le second héros est un ninja nommé Kikuse devenu amnésique et pourchassé par ses anciens frères d'armes. La quête de son identité va aussi le lier à la recherche d'épées démoniaques aux côtés de la grande sœur de Momohime, Torahime. Si les deux histoires sont séparées malgré l'univers commun, on retrouve des caractéristiques communes comme la présence du forgeron Muramasa condamné à forger des épées pour nos héros contre des âmes ou encore la présence des kitsune étant des divinités à l'apparence de renard pouvant adopter une forme relativement humaine.

Le scénario n'a jamais été le point fort des beat'em all et pourtant Muramasa s'en sort plutôt bien. Il faut aussi avouer que l'exotisme joue beaucoup. Se plonger dans cette aventure c'est voyager dans un Japon féodal fantastique peuplé de ninjas, de samouraïs, de seigneurs de guerres belliqueux, de fantômes de femmes aux cheveux long et de démons monstrueux... Le fait d'incarner de puissants ninja est aussi jouissif mais on y reviendra. On suit l'histoire avec un grand plaisir car elle est rythmée avec de nombreuses péripéties permettant de faire intervenir un panel intéressant de personnages. D'autant plus que l'histoire réussit à être intéressante sans jamais être envahissante car les phases de dialogues sont seulement en fin et en début de chapitre au nombre de 8 pour chaque héros. Ceux qui sont réfractaires aux univers nippons souvent jugés trop niais et enfantins seront ici contents tant l'histoire se veut un peu plus mature que la norme n'hésitant pas à mettre en avant des personnages maléfiques, ironiques, intéressés avec quelques allusions sexuelles... La perfidie de Junkiro et la nonchalance de Kikuse en font des personnages finalement intéressants à incarner. Après il ne faudra pas chercher des intrigues profondes et très cohérentes. Par ailleurs, les intrigues tombent facilement dans la surenchère d'ennemis et d'émotions mais cela fait partie du charme de l'œuvre.

Mais l'histoire reste anecdotique comparée à la beauté de l'œuvre. Muramasa est un jeu absolument magnifique, certainement le plus beau jeu 2D qu'il m'ait été donné de faire à côté de Trine 2. Le genre de titre dont la beauté est intemporelle grâce avant tout à une direction artistique en béton et un savoir faire impressionnant. On a l'impression de traverser de véritables tableaux comme des estampes japonaises somptueuses. Le niveau de détail au premier plan impressionne et les arrières plans flattent toujours l'oeil. Que cela soit une simple campagne, une forêt de bambou, la ville d'Edo (ancien nom de Tokyo) ou un temple typique en flamme, chaque environnement est un bonheur à découvrir. Le character design rend justice aux décors avec des héros classes et des ennemis bien réalisés. Les différents boss qu'ils soient impressionnants ou grotesques se fondent à merveilles dans l'univers. D'autant plus que le titre est techniquement irréprochable avec des animations d'une très grande fluidité. Un titre qu'on est heureux de découvrir sur l'écran de qualité de notre petite Vita. Enfin les musiques aussi sublimes que variées (avec des contributions des expérimentés Hitoshi Sakimoto et Masaharu Iwata) achèvent de finir ce tableau idyllique qui nous plonge dans une ambiance si particulière pour un dépaysement total.

Comme il a été dit, un des grands plaisirs du jeu est d'incarner un ninja armé d'une épée capable de se battre avec une grande classe et surtout une grande fluidité. Le jeu est divisé en plusieurs régions qui sont elles-mêmes divisiées en plusieurs tableaux sur lesquels on progresse. Les régions sont communes aux deux personnages mais des zones sont inédites. Dans chaque tableau, il y a des combats aléatoires nous faisant affronter généralement des ninjas mais aussi des monstres et autres créatures fantastiques issus du folklore japonais. Les combats font honneur au genre du beat'em all avec des héros très véloces aux mouvements stylés. On attaque avec un bouton mais si l'on presse une direction, ou que l'on est en l'air, les attaques seront ainsi différentes. Pour parer il faut maintenir ce même bouton et nos héros sont tellement rapides qu'il est simple d'esquiver. Les autres subtilités sont que nos personnages portent trois épées et qu'ils peuvent en changer à l'envie permettant des attaques spéciales quand leur jauge est pleine. Attaques que l'on déclenche avec l'épée que l'on tient ou en la changeant justement. Ce gameplay simple est très efficace mais manque quand même de profondeur car il n'y a pas de combos par exemple. On sent que le jeu reste un portage d'un titre Wii et risque de décevoir les amateurs de Devil May Cry ou God Of War, des beat'em all plus techniques avec des combos dévastateurs.

L'aspect RPG du titre est limité au fait de gagner de l'expérience permettant de gagner des niveaux qui font que les personnages sont plus forts et ont plus de vie. Les niveaux permettent aussi de pouvoir manier des épées de plus en plus puissantes ayant aussi des statistiques de dégâts. Ces épées se récupèrent sur les boss mais on peut aussi les faire forger par Muramasa contre des âmes (que l'on récupère dans les décors et sur les ennemis tués) et des points d'esprit (que l'on récupère en utilisant des soins ou en mangeant des plats). Il y a en tout 108 lames à débloquer selon un arbre propre à chaque héros où l'on doit les débloquer dans l'ordre. On peut aussi acheter des soins, des ingrédients, des livres de cuisine comme se rendre dans des restaurants pour se soigner ou manger. Les plats cuisinés ou achetés permettent d'obtenir des bonus limités. Ces à côtés rendent le jeu un peu plus riche et sont les bienvenues. La durée de vie est solide car un premier run honnête des deux histoires vous fera dépasser les 10 heures. Sachant qu'il y a plusieurs fins, deux niveaux de difficulté (celui de base est assez accessible d'ailleurs) et les 108 épées à débloquer. Il y a de quoi faire ! Enfin ce qui fait le force du titre est finalement son aspect retro en 2D avec ces jeux d'action à la Shinobi où l'on incarne des personnages classieux affrontant des boss gigantesques. Des sprites magnifiquement animés qui rappellent les grandes heures des consoles 16-bits.

La conclusion de à propos du Jeu Vidéo : Muramasa : The Demon Blade [2009]

Bastien L.
80

Muramasa Rebirth est une réussite sur une Vita cruellement en manque de grands jeux. Un portage sérieux qui nous plonge dans un univers fantastique et mythologique avec une grande efficacité tant le jeu est sublime et l'histoire intéressante. Le gameplay est efficace malgré un manque de profondeur et une certaine répétitivité. Mais pour moins de 25 euros, on aurait tort de s'en priver.

Que faut-il en retenir ?

  • Sublime en tous points
  • Deux histoires plaisantes à suivre
  • Un gameplay très fluide

Que faut-il oublier ?

  • Le gameplay manque de profondeur
  • Un aspect RPG assez minimaliste
  • La version rebirth seulement en anglais

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