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Critique du film (direct to vidéo) : How it ends [2018], par Vincent L.

Avis critique rédigé par Vincent L. le mercredi 18 juillet 2018 à 10h30

Neurasthenic Fury Road...

À une époque où les campagnes marketing se font de plus en plus agressives, la stratégie de communication utilisée par Netflix pour promouvoir ses productions originales fait véritablement figure d'exception. Ses films sortent en effet très discrètement, avec une publicité préalable qui va de l'inexistant (Cargo, dont on n'avait pas du tout entendu parler) au très sobre (The Cloverfield Paradox, qui n'a fait parler de lui que le jour de sa sortie). La plupart du temps, c'est en ouvrant la plateforme de streaming que l'on s'aperçoit qu'un film est sorti. Comme ça, pouf, pouf,... Par bien des aspects, c'est assez rafraichissant de ne pas être martelé d'annonces, mais en même temps, ces longs-métrages semblent n'avoir qu'une visibilité très restreinte avant de retourner dans les limbes du web (au mieux liée à un bouche à oreille intéressant, au pire limité à la mise en avant de la plateforme)
 
Dernier exemple en date, How it ends, film catastrophe réunissant en tête d'affiche Theo James (un sosie de Paul Walker notamment vu dans les sagas Underworld ou Divergente) et Forest Whitaker (qu'on ne présente plus). Le principe y est simple et efficace : quelque chose s'est passé sur la côte est des États-Unis, coupant toute communication avec le reste du pays ; un père et son genre décident de prendre la route pour aller rapatrier leur fille/femme. How it ends est un film catastrophe à la Signes, c'est à dire qu'il adopte le point de vue de ses protagonistes pour traiter l'évènement. La catastrophe en question va donc rester un mystère, les divers éléments de réponses étant donnés par des protagonistes qui, finalement, ne savent pas grand chose. Bref, le long-métrage s'appuie sur un synopsis classique, mais qui a fait ses preuves, pour proposer un survival qui s'annonce bien tendu.

How it ends est un film de petit malin, au sens où il s'amuse à jouer avec les attentes du public pour s'éloigner des clichés et du programme attendu. Toutes les bases posées au début du long-métrage (le père et son gendre qui ne peuvent pas se sentir, Forest Whitaker présenté comme un gros bourrin, le programme apocalyptique,...) ne servent ainsi qu'à piéger le spectateur : on pense être en territoire connu, mais au final, c'est tout autre chose qui va nous être raconté. En théorie, c'est tout à fait le genre de projet que j'aime... Sauf que dans les faits, si le scénario de Brooks McLaren s'éloigne des clichés, c'est juste pour mieux aller vers d'autres clichés. Et, sans spoiler, une fois passé les quelques surprises du début, l'histoire racontée n'a rien de franchement passionnant, bien au contraire. Ça, c'est le premier problème.

Le deuxième problème d'How it ends, c'est sa durée. Bien souvent, on a l'impression que le film joue la montre pour tenir jusqu'aux quatre-vingt dix minutes contractuelles. Sauf que dans les faits, le long-métrage dure pas loin de deux heures, et que la plupart des péripéties proposées relèvent franchement du déjà-vues. Si cela aurait pu fonctionner dans le registre de l'actioner, le traitement proposé est plus mou-du-genou que vraiment trépidant. Dans le même ordre d'idée, le final fait figure de déception tant on a l'impression d'avoir regardé un film non terminé. Là aussi, cette conclusion expéditive aurait clairement pu fonctionner dans un survival, mais au regard des choix narratifs, l'arc narratif principal semble simplement ne pas se finir.

Le troisième soucis, c'est la mise en scène. Alors on ne peut pas enlever à How it ends l'indéniable soin technique dont il a bénéficié, notamment une photographie très correcte - à base de filtres, rien d'exceptionnel donc, mais ça fait le job - qui fait baigner le film dans une bonne atmosphère. Toutefois, la réalisation de David Rosenthal n'a pas vraiment de sens. Clairement, le film est shooté n'importe comment, sans aucune réflexion, et les angles de prise de vue ou le montage n'appuient jamais le propos de fond. C'est propre, et le tout s'inscrit dans une ambiance contemplative certes pas désagréable, mais pas super passionnante non plus (à quelques petites exceptions, la majeure partie des paysages sont tout à fait ordinaires, et malheureusement jamais transcendés par la caméra).

Si How it ends souffre donc de nombreux soucis qui en font une oeuvre plus que moyenne, elle n'est toutefois jamais atroce ou désagréable. Le film est servi par deux comédiens principaux très corrects (plus charismatiques que vraiment investis dans leurs rôles ceci dit), quelques belles images émaillent le déroulé (pas très logiques - c'est une apocalypse sans cadavres - mais tout de même jolies), le rythme n'est pas trop mal entretenu, et le mystère se dévoile progressivement. Finalement, le film est sorti en catimini, et ne tardera probablement pas à rejoindre les limbes du web. Ce n'est pas à proprement parler injuste, car How it ends n'a pas d'autre ambition que celle d'un téléfilm de début de soirée : c'est un minimum divertissant, et on peut plier ses chaussettes en le regardant.

La conclusion de à propos du Film (Direct to Vidéo) : How it ends [2018]

Vincent L.
40

How it ends partait pour être une série B alignant les clichés du film d'action survaliste, il n'est en rien. En réalité, How it ends est une série B alignant les clichés du road-movie contemplatif. Cette petite subtilité passée, force est de reconnaître que cette nouvelle production originale Netflix n'est pas très solide, ni en terme de mise en scène, ni au niveau de l'écriture. Il ne reste qu'un soin technique indéniable et deux comédiens charismatiques, soit suffisamment pour ne pas s'ennuyer, mais pas assez pour avoir envie de le revoir, ou même de le conseiller.

Que faut-il en retenir ?

  • Techniquement soigné,
  • Deux comédiens qui font le job,
  • Un peu moins prévisible que prévu.

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario globalement mal écrit,
  • Une mise en scène qui n'a pas beaucoup de sens,
  • Les clichés sont alignés comme des perles,
  • 1h50 juste pour ça, c'est beaucoup trop long.

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