75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°4 : Au secours ! Un Publi-killer se ballade dans le coin. Une seule solution, le désactiver pour de bon.
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"

Critique du roman : L'or du diable #1 [2018], par Nathalie Z.

Avis critique rédigé par Nathalie Z. le mardi 10 avril 2018 à 14h00

Je veux de l'or ! Que diable !

Andreas Eschbach est le fer de lance de la science fiction allemande et l'Atalante une maison qui nous a habitué à des ouvrages de grande qualité. C'est donc avec intérêt que j'ai ouvert le nouvel ouvrage de l'auteur d'Un milliard de tapis de cheveux, un classique sf à lire si vous ne connaissez pas encore. Dans sa série Jesus Video, Andreas Eschbach avait écrit sur les boucles temporelles. Dans L'or du diable, il place son récit à deux époques distinctes : de nos jours et en l'an de grâce 1295.

Nous suivons la vie d'Hendrick Busske, employé d'une entreprise de placement financier allemand. Il doit assurer un séminaire à Zurich et s'inquiète de ne pas en être capable. La veille, se promenant dans les ruelles de Zurich, il furète chez un vieux bouquiniste et commence à lire un livre ancien. Ce livre parle d'une armure en or, un or qui pleure. Le livre étant déjà réservé, il ne peut l'acquérir et profite de l'inattention du bouquiniste pour dérober le manuscrit. Dans sa chambre d'hôtel, il lit l'histoire de Scoro, un homme qui va être capturé par un chevalier car il a avec lui une pierre rayonnante permettant de fabriquer de l'or. Sans en dévoiler plus, il s'agit évidemment d'alchimie et l'or obtenu passera rapidement pour maudit ou diabolique. Le lendemain, Hendrick se sert de préceptes alchimiques lus pour motiver ses auditeurs. Cela cartonne ! Il décide de tout lâcher pour lancer ses propres séminaires de développement personnel et placement rentable. Rapidement, il devient un gourou de la finance, se penche sur la question de l'alchimie pour petit à petit en apprendre plus sur les secrets de cet art mystique. Mais d'autres personnes s'intéressent aussi à ces mystères... Chevaliers de l'ordre teutoniques, véritables alchimistes, millionnaires excentriques, nombreux sont ceux qui vont interférer avec sa vie.

Ce roman est un thriller ésotérique mâtiné de surnaturel autour du thème de l'alchimie. Bien au-dessus d'un Da Vinci Code de Dan Brown et moins érudit que Le pendule de Foucault d'Umberto Eco, L'or du diable est facile à lire, très immersif et joue avec deux époques en variant les styles. Les passages contemporains ont une écriture vive et dynamique, le récit médiéval a un ton plus soutenu et le vocabulaire de l'époque. En effet, ces passages anciens sont les extraits de manuscrits volés, trouvés ou gardés en secret tout au long de l'histoire d'Hendrick. Ce sont les moments le splus intéressants du roman, on a très vite envie de savoir la suite de l'intrigue médiévale, tant le récit est vivant, et les références à l'alchimie précise et intriguante. Le thème de l'alchimie et de la pierre philosophale n'est pas traité comme dans un Fullmetal Alchemist, le but n'est pas seulement de transformer le mercure en or, ce n'est plus seulement l'immortalité, et des questions philosophiques se posent tout au long du livre sur le matérialisme, le bonheur, le hasard et le talent. Le roman pose la question du surhomme mais aussi de ce dont on se satisfait ou pas pour être heureux. Ainsi, Hendrick n'est pas un héros attachant, il a ses faiblesses, ses failles mais a cette tendance à n'être jamais heureux qui le rend agaçant. A côté, les autres personnages présentent également des doutes et des faiblesses, et aucun n'est aussi parfait qu'il le souhaiterait. Cela rend humain ces personnages et nous renvoie à nos propres faiblesses. Le frère du héros, Aldabert, apporte à l'histoire et notamment à la vision de l'alchimie un aspect scientifique pertinent.  La fin du roman offre une réponse mais laisse en suspend quelques questions sur l'alchimie, comme si l'auteur n'avait pas voulu trancher entre la science ou la magie. 

La conclusion de à propos du Roman : L'or du diable #1 [2018]

Nathalie Z.
86

L'or du diable est un roman qui se lit aisément tant on veut en savoir plus sur les mystères de l'alchimie ! L'alternance entre un récit contemporain d'un héros qui devient gourou de la finance et de l'histoire médiévale de la pierre philosophale crée un rythme soutenu et un certain suspense. Les questions philosophiques que pose le livre et ses multiples références aux légendes anciennes sur l'alchimie sont passionnantes. On ne sait toujours pas vraiment au final si elle est plus proche de la science ou de la magie. Et quel est le rôle du diable dans tout cela ?

Que faut-il en retenir ?

  • Les passages dans le passé passionnants. 
  • Les références à des légendes anciennes sur l'alchimie.
  • L'écriture fluide.

Que faut-il oublier ?

  • Le héros, bien écrit, mais pas franchement attachant.
  • La fin qui laisse qulques questions en suspend.

Acheter le Roman L'or du diable [#1 - 2018] en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de L'or du diable [#1 - 2018] sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Retrouvez les annonces de nos dernières critiques sur les réseaux sociaux

Sur Facebook | Sur Twitter | Sur Google+