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Critique du film : White God [2014], par Richard B.

Avis critique rédigé par Richard B. le lundi 18 août 2014 à 12h48

Un film qui a du chien !

White dog

Attention, vous trouverez ici irrémédiablement l'un des films phares de 2014 (oui, j'ose le dire!)

Afin de ne pas céder à une taxe sur les races croisées, et suite à une légère altercation avec sa fille, Daniel décide d'abandonner le fidèle compagnon canin de Lili dans un coin sordide de la ville. Désormais seul et quelque peu désorienté, Hagen (c'est le nom du chien) va découvrir le vrai visage humain. Car, oui, la pire des créatures est bien en l'homme qui n'hésite pas à trahir, torturer et tuer. Suite à ce constat, Hagen décide de rallier les chiens errants et de mener sa révolution.

Déjà vainqueur du prix « Un Certain Regard » de l'édition 2014 du Festival de Cannes, White God  (Fehér isten) est très loin d'être un produit destiné à la jeunesse. N'espérez donc pas voir un Belle et Sébastien, un Rintintin ou encore un Benji sur grand écran. Même s'il s'agit dans sa finalité d'une fable des plus attendrissantes, cette oeuvre ne manque pas de mordant! En fait, Kornel Mundruczo livre ici un film politique et une réflexion sur l'exclusion et, indirectement, la meilleure des plaidoirie pour la cause animale, le tout en lorgnant vers le film d'anticipation et d'horreur. Mundruczo, qui signe ici son sixième film, restitue la maîtrise plastique et viscérale qui lui avait déjà permis par le passé de participer à quelques festivals (dont Johanna déjà présent en 2006 au NIFFF), tout en se laissant aller à un cinéma plus accessible, plus fluide, plus généreux.

Dès l'introduction, le réalisateur dévoile le fort potentiel de son film, tout du moins visuellement. Nous sommes amenés à découvrir une petite fille de 13 ans sur son vélo traversant des rues entièrement vides de Budapest. En quelques secondes, une armée de chiens apparait et tente de rattraper la fillette. Elle pédale de plus en plus vite, mais rien n’y fait, ceux qui sont à ses trousses sont plus rapides. Des images fortes, iconiques, à la photographie exemplaire et superbement chorégraphiée. Ces images nous interpellent déjà par leur beauté, mais aussi par l'impact immédiat qu'elles procurent. Et sur tout le long, la photographie de Marcell Rév et l'habileté de Kornél Mundruczó pour mettre en image le scénario nous amènera à découvrir un film dans lequel pas un plan ne semble de trop. Lorsque la violence apparaît, elle sera s'introduire de manière brutale pour marquer l'esprit, tout comme par la suite, elle pourra être conduite par des hors champs laissant le spectateur imaginer. Un savant calcul nous amenant à ressentir les justes émotions en fonction de l'action. Et l'émotion ne manque pas. Entre dégout, amitié, amour, tristesse, sensation horrifique et exaltation, le scénario  Kornel Mundruczo, Viktória Petrányi et Kata Wéber est un vrai festival de sensations, aidé en cela justement par des angles de caméra soigneusement choisis et une musique d'Asher Goldschmidt – qui réutilise merveilleusement le Tannhäuser Karajan de Richard Wagner ou encore le récital de piano de la Rhapsodie hongroise nº 2 de Franz Liszt (avec même un extrait à la télévision d'un épisode de Tom & Jerry) – accompagnant avec une permanente justesse les images. Une musique de plus glissée jusque dans la narration puisque l'héroïne se trouve jouer de la trompette et que l'instrument, de même que le thème qui est interprété régulièrement par la jeune fille, aura réellement son importance et rappellera ainsi l'importance de la musique sur notre état d'esprit.

La révolte des chiens

Au-delà d'une fable déjà extraordinaire pour la cause animale, démontrant la cruauté et la soi-disant supériorité de l'homme, White God peut être aussi perçu comme un film sur l'exclusion,  l'abandon, la différence des catégories sociales ou raciales. Le film conte aussi en parallèle le combat d'une adolescente qui lutte pour ses idées et se faire entendre. Diverses thématiques poussant donc une certaine réflexion, tout en offrant un divertissement de haute tenue, rappelant d'une certaine manière Les Oiseaux d'Alfred Hitchcock ou même une symbolique équivalente à la Planète des Singes (sauf qu'ici il serait question de la planète des chiens). Le film surfe aussi vers le suspense et l'horreur, voir par moment vers le « gore grand-guignolesque », mais le tout est si bien introduit que cela se mélange avec harmonie et pas une seule fausse note n’apparaît (même si on reconnait que les périples de la jeune fille sont un poil moins intéressantes que les mésaventures que vit ce pauvre chien (Au demeurant, il semblait en effet primordial que le scénario suive les destinées parallèles de la maîtresse et de son chien).

On ne peut pas décemment terminer de parler de White dog sans évoquer le jeu de la jeune Zsófia Psotta qui fait preuve d'un véritable panel d'émotion, arrivant parfaitement à la fois à être une gamine (rebelle et capricieuse) et un sauveur (c'est elle qui à la plus grande part d'ouverture d'esprit et de passion). Mais la star est bel et bien Hagen qui était en fait interprété par deux merveilleux chiens, l'un prénommé Body et l'autre Luke. Pour peu on donnerait bien un oscar à ces deux là tant ils sont merveilleux.

La conclusion de à propos du Film : White God [2014]

Richard B.
90

White dog est donc plus qu'un film d'anticipation, plus qu'une fable, plus qu'un film d'horreur, plus qu'une satire politique, plus qu'une histoire sur des rapports d'amitiés, il est un ensemble de toutes ces choses qui font qu'il paraît impossible pour nous de croire qu'il ne vous touchera pas. On peut se tromper, mais en état on ne peut qu'encourager à sa vision et espérer que vous l’apprécierez autant que nous.

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