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Critique du film : Les dossiers Warren [2013], par Richard B.

Avis critique rédigé par Richard B. le jeudi 15 août 2013 à 14h18

ortez vos bibles, les esprits reviennent vous hanter !

Ed Warren et Lorraine, son épouse extra-lucide, s’y connaissent bien en matière de fantômes, de possessions, d'esprits et autres créatures démoniaques. Bien que, semble-t-il, ils aient déjà tout affronté - et que certaines affaires aient laissé quelques séquelles - rien ne les avait encore préparés à ce qu'ils allaient vivre. Après avoir dû faire face à une poupée démoniaque, le couple - désormais très populaire - se voit abordé par la famille Perron. La maison où ils viennent de s'installer serait hantée et ils aimeraient que nos enquêteurs du paranormal viennent y jeter un œil.

Conjuring image

S'il faut reconnaître quelque chose, c'est bien que James Wan s'y connait lorsqu'il s'agit de créer une atmosphère pesante dans un film, un talent qui fait de lui le plus talentueux de sa génération lorsqu'il est question de foutre les jetons aux spectateurs. Pour autant, hormis le premier Saw qui est incontestablement une pure réussite, il faut aussi dire que Wan n'a pas la chance de profiter toujours de scénarios très élaborés. Ainsi, si Dead Silence ou Insidious sont des réussites en terme de tension et de technique, les valeurs intrinsèques de leurs intrigues sont bien plus contestables et on a souvent l'impression de voir un mixte de différents films emboîtés de manière assez faignante et superficielle. Si Conjuring s'améliore quelque peu dans ce domaine en n’allant pas trop s'éparpiller, reste qu'on peut là encore lui reprocher de perdurer dans la lignée de l'hommage, avec une sorte de croisement entre Amityville, La maison du diable et L'Exorciste. Ici, avec Conguring, on a droit à la formule désormais habituelle : "Inspiré d'une véritable histoire ". Ça commence comme un film de maison hantée avec toutes les attractions propres aux genres et cela bascule vers autre chose en deuxième partie. Ainsi, le scénario de Conjuring ne va aucunement bouleverser et réinventer le genre, mais, par contre, il va habilement en réutiliser les ficelles, assez pour que le spectateur soit totalement hypnotisé durant presque 2 heures, même si cela est plus dû à la maîtrise de Wan et son équipe qu’à l'histoire en elle-même. Bon, avouons aussi qu'on se serait bien passé du traitement religieux qui est quelque peu pompeux (l'église a dû voir son nombre d'adeptes grimper suite au succès du film aux États-Unis).

Conjuring image

Alors, donc oui, Conjuring est assez flippant et surpasse aisément ses aînés en matière d’atmosphère, cela grâce à des artifices toujours placés aux moments les plus opportuns, avec un traitement particulièrement sérieux et réaliste. James Wan évite tous les effets cartoon, gore et autres choses qui auraient pu dédramatiser l'ambiance et ainsi ne commet pas à nouveau l'erreur d'Insidious en plaçant un trio de guignols au cœur de l’histoire. Cepandant, soyons  tout de même honnêtes. Toute la réussite de l’élément "angoisse" du film n'est pas à attribuer qu'au réalisateur. D'une part, il y a la maison elle-même qui, à l'instar de celle d'Amityville, est plutôt bien choisie. Puis il y a les décors créés par la chef décoratrice Julie Berghoff qui a su parfaitement donner cet aspect vieille résidence des années 70. Enfin, John R. Leonetti, directeur de la photographie qui accompagne Wan depuis Dead Silence, arrive à confectionner une image particulièrement remarquable. Il faut dire que Leonetti est très loin d'être un novice et si dès 89 il était chef opérateur sur l'excellente série "Les Contes de la crypte", en terme de photo, il a par la suite collaboré  sur  des films tels que Piranha 3DHot Shots! 2,   I Know Who Killed Me... Par contre, autant dire que la réalisation n'est pas son domaine puisqu'il a à son palmarès des films comme  Mortal Kombat II : Destruction Finale et  L'Effet Papillon 2. Mais ceci est une autre histoire… Reste que Wan a réussi à jouer parfaitement avec les espaces. Il nous livre un plan-séquence en intérieur marquant et accumule les idées de placements de caméras propres à iriser les poils des spectateurs les plus aguerris (une ou deux séquences sont vraiment pétrifiantes en terme de flip).

Conjuring image


Côté casting, pas grand-chose à sortir du lot puisque tout le monde fait preuve de professionnalisme, et s'il n'y a là aucune prestation digne à faire oublier celle de Linda Blair, Vera Farmiga, Patrick Wilson ou encore Lili Taylor ne déméritent pas. Seul Ron Livingston peut paraître un peu en retrait, mais cela est plus dû au traitement de son personnage qu’à sa performance.

La conclusion de à propos du Film : Les dossiers Warren [2013]

Richard B.
70

Si The Conjuring n'apportera pas un souffle nouveau au genre et que le traitement religieux apparait comme assez lourd, il a le mérite d'être redoutable en termes d'efficacité et les passages flippants ne manquent pas. C’est un film qui opte pour une atmosphère particulièrement réaliste et qui réutilise les formules du genre avec une justesse rarement égalée. Mission donc accomplie pour Wan et les producteurs, qui, certainement, ne manqueront pas à donner très rapidement une suite aux aventures du couple Warren. !

Que faut-il en retenir ?

  • Atmosphère parfaite.
  • Une très bonne réalisation de Wan.

Que faut-il oublier ?

  • Scénario classique.
  • Traitement religieux lourd .

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