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Critique du roman : Les Conquérants d'Omale #2 [2002], par Manu B.

Avis critique rédigé par Manu B. le lundi 29 octobre 2012 à 22h32

Retour sur Omale

"La vingt-troisième escouade progressait sur la lande morte.
Sous les ordres de Faniraïrm avançaient onze vétérans des campagnes de pacification du Seden. Un barrage d'artillerie avait séparé son escouade de la septième Loge. Mais, plutôt que de retourner en arrière, Faniraïrm avait décidé de continuer, se fiant à la carte qu'on lui avait imprimée le matin même..."


Sur Omale, le conflit entre les trois races échouées là n'a de cesse de s'alimenter et s'enlise dans une guerre quasi éternelle à l'échelle des protagonistes. Sur le front, les guerriers semblent aussi blasés par la mort de compagnons d'armes et peinent à comprendre comment sortir de cette situation intenable. La question des renforts en hommes, en munitions et en rations se pose de plus en plus.
Le Lieutenant Jeremiah est détaché de son régiment pour rejoindre les quartiers généraux de l'archal Haïdar, le célèbre héros de guerre. Il y rencontre le vieux colonel Taguib, le recteur Brisban et le capitaine Solima, une des rares militaires de régiments féminins. On leur confie une mission secrète qui peut changer la donne sur le front et devenir un tournant dans la guerre.
Très loin d'ici, sur le triangle neutre qui relie les trois territoires, les diplomates sont sur le point de se rencontrer pour négocier avec l'un des Aezirs. Qwhel le Hodqin servira de "tampon" entre les deux races fières et belliqueuses, entre la Chille Tennakaïl et l'humain Bolokenko.
De l'autre côté déambule une cohorte de véhicules, une expédition dirigée par Delabri, qui a pour mission de cartographier la surface d'Omale. Lui et son équipe poursuivent leur chemin en dépit du curieux phénomène qui commence à occulter le ciel à des milliers de kilomètres de là.
Trois destins à travers les immensités parfois inhospitalières qui sont d'une manière ou d'une autre liés...

Après Omale, Laurent Genefort prend le parti de revenir sur son univers original. Les Conquérants d'Omale est une aventure quelque peu différente dans ce monde à peine découvert dans le précédent opus. Ici, l'auteur français nous fait le tour du propriétaire en nous lançant sur les traces d'une espèce de Graal. Il est réédité aux éd. Denoël coll. Lunes d'encre.

Si comme nous vous avez aimé Omale, vous prendrez encore plus de plaisir à lire Les Conquérants d'Omale. Ce qu'on reprochait au premier - le fait de n'avoir pas assez exploité la configuration singulière et les contrées quasi infinies de ce monde - est ici oblitéré par l'aventure et les landes explorées par les différents protagonistes du roman. On en prend plein les yeux. Mais pas seulement.

Au delà des paysages décrits et des configurations originales (La vue offerte sur la plaine des Vestiges, entre autres, est mémorable), Laurent Genefort s'applique à créer un réel intérêt autour des trois trames historiques. Où et à quoi sert le fameux artefact qui peut faire changer le destin d'une guerre ? Quel est le plan du diplomate humain ? Que va découvrir l'expédition humaine ? Ces points restent longtemps en suspend et l'on se surprend à échafauder des scénarii plausibles pour connaître le fin fond de l'histoire. Ici, on ressent une nouvelle fois, disons, une influence à défaut d'une inspiration des romans anglo-saxons (Iain M. Banks pour ne citer que lui) et leur capacité à prolonger l'intérêt par des procédés divers.

A ce propos, le lieutenant Jeremiah est vraiment un beau personnage, à la fois héros, tireur d'élite, machine à faire la guerre bien huilée, et en même temps soumis au doute, au stress et aux désillusions liées à la nature de la mission. Il est arraché à la guerre et s'humanise en s'éloignant du front. Et c'est à ce moment où il se sent mieux qu'on lui demande d'utiliser tout ce qui l'a déshumanisé (lire la scène sur le lac gelé) pour mener à bien son groupe. Il est celui qui est le plus torturé par son créateur d'auteur.

Le point négatif, puisqu'il y en a, est la trame diplomatique. Si Qwhel nous permet d'en savoir plus sur la psychologie des Hodqins, une race passionnante, la mission de Bolokenko s'avère décevante et la fin est un peu ratée.
D'une manière aussi, certains lecteurs pourront également trouver le voyage un peu longuet par moment.

La conclusion de à propos du Roman : Les Conquérants d'Omale #2 [2002]

Manu B.
80

Curieusement, dans la masse des publications du moment, cette saga d'Omale donne une petite bouffée d'air frais. Qu'il est agréable de se replonger dans ces romans de SF écrits il y a dix, quinze ou vingt ans! On ressent une certaine nostalgie dans ces univers débordants d'originalité et encore capables de nous faire rêver.

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