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Critique du roman : Finismonde #2 [1985], par Manu B.

Avis critique rédigé par Manu B. le dimanche 30 octobre 2011 à 11h56

Retour vers l'enfer

"- Dois-je vous amener les prisonniers, inspecteur? lui demanda la voix dans l'interphone. (Puis, n'obtenant pas de réponse, elle se fit insistante:) Inspecteur Gundhalinu?
Gundhalinu finit par se détourner de la haute fenêtre, du spectacle de Seuil noyé dans la brume et des fioritures baroques dessinées sur les vitres par le ruissellement de la pluie..."


Finismonde, la fin du monde. C'est le nom de cette planète au fin fond de l'univers connu et colonisé par les hommes. A la surface, il n'y a qu'un seul spatioport et une seule compagnie pour exploiter les riches ressources de ce caillou. La planète a cependant une particularité, celle de posséder au milieu d'un désert de roches un perpétuel volcan d'où émane une continuelle lave et forme ce qu'on appelle le Lac de Feu. Un lieu de mystère où les hommes arrivent mais ne repartent pas. C'est pourtant là que les frères de Gundhalinu se sont échoués et, après son départ de Tiamat, qu'il se sent obligé de retrouver. Il ne sait pas encore qu'en ce lieu il trouvera bien plus qu'une rédemption...

Finismonde est la suite directe de La Reine des Neiges, dont le cycle complet est réédité aux éd. Mnémos dans le cycle de Tiamat 1 et 2. Joan D. Vinge écrit cependant un roman très différent, sur la forme et le fond, plus sombre sans aucun doute.

Gundhalinu était en substance un personnage secondaire de la reine des neiges. Il devient ici le héros malheureux de ce roman. Rappelons qu'il était le sergent de l'Hégémonie qui avait permis à Moon Marchalaube d'atteindre Escarboucle et d'accomplir son destin. Originaire de Kharemough, la planète où l'honneur a plus de valeur que la vie elle-même, il est devenu également l'amoureux transi de la nouvelle Reine des neiges, dont le coeur appartenait déjà à un autre.
Il a quitté Tiamat avec un abîme dans le coeur, abandonnant son amour et ses illusions. C'est donc un écorché vif qui atterrit sur ce monde au milieu ou presque de nulle part. Contrairement au précédent volet du cycle, le personnage principal n'a rien d'un ingénu. Sur la forme, l'auteur américain s'efforce donc d'adopter pour ce roman un ton chargé d'amertume, voire de rancoeur. L'honneur est au coeur du roman.

Globalement, l'histoire souffre de quelques incohérences, notamment dans la construction de la trame. La première partie relate l'attente de Gundhalinu dans le poste frontière, et décrit le début de la plongée dan l'enfer bureaucratique corrompu de la Compagnie. C'est long pour lui mais ça l'est pour nous aussi. La deuxième partie s'articule autour du périple à travers les paysages vaguement praticables au moyen d'un rover. Les deux personnages qui accompagnent notre héros sont à certains niveaux stéréotypés et on attend longtemps avant que Gundhalinu ait une réaction normale aux événements. La troisième partie est la plus intéressante, décrivant la zone qui entoure le Lac de Feu, sorte de no man's land où un Monsieur Kurtz a des traits féminins.

La conclusion de à propos du Roman : Finismonde #2 [1985]

Manu B.
75

Dans le cadre de son univers, Joan D. Vinge (encore un auteur) rend hommage de manière originale au célèbre roman de Joseph Conrad, au coeur des ténèbres. La plongée dans l'enfer de ce monde hostile est assez stupéfiante et tranche vivement avec La Reine des Neiges.

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