75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°1 : Réagissez en configurant votre AdBlock pour ne pas nous faire disparaître comme les dinosaures de Jurassic Park ;)
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"

Critique du film : The Graves, par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 13 octobre 2011 à 17h22

Tueurs en mouse, flatulence démoniaque et secte redneck...

Megan Graves, une brillante étudiante native d’Arizona, vient de décrocher un super job à New-York. Avant de quitter sa région natale, elle décide d’effectuer une ultime virée d’adieu en compagnie d’Abby, sa jeune soeur, qu’elle aime par dessus tout. Leur balade, effectuée un peu au hasard, les amène à Skull City, une ancienne ville minière abandonnée que l’on peut désormais visiter contre une poignée de cents. Ce qu’elles ignorent, c’est que ce lieu sert désormais d’autel sacrificiel en l’honneur d’une créature démoniaque, surgie des profondeurs de la terre...

Deux jeunes femmes qui occupent les dernières heures qu’il leur reste à passer ensemble en visitant un bled paumé et un amas de vieilles cabanes en ruine. Mmouais, on ne peut pas vraiment dire que The Graves débute sous les meilleures auspices, et cela même si les scénaristes prennent comme prétexte qu’elles sont un peu arrivés là par défaut (elles avaient, dans un premier temps, choisi une toute autre destination). Cette introduction est d’autant moins plausible que le comité d’accueil occupant la ville proche de ce «parc d’attraction» n’est vraiment pas fait pour mettre en confiance deux jeunes femmes sans défense: un révérend complètement allumé, une femme hystérique, des rednecks aux regards inquisiteurs et/ou concupiscents. Bref, tout un parterre de personnages louches apte à refroidir les plus hardis des globe-trotters. Mais bon, admettons que Megan et Abby Graves aient vraiment besoin d’aventure, d’une ultime émotion à partager... Sur les conseils de ces «braves campagnards», elles se rendent donc à Skull City...

Là, les attend la famille Artwood, composée de la mère et ses deux fils timbrés, ainsi qu’une nuée de mouches numériques avides de sang humain et dévoreurs d’âmes. Oui, rien que ça. Du coté de Brian Pulido, quand on se lance dans le cinéma d’horreur, on y va à fond, quitte à mélanger un peu les genres. Débute alors une sorte d’étrange survival rural qui va s’étendre durant toute la première moitié du métrage; Jonah Artwood (Shane Stevens), puis son frère Caleb (Bill Moseley, plutôt marrant avec son faux nez de cochon) endossant successivement le très classique rôle du chasseur sadique maniant l’humour noir à la truelle. Assurément motivé mais finalement peu inspiré, équipé de sa caméra DV, le réalisateur nous offre avec The Graves une partie de cache-cache qui, composée de tous les clichés possibles (le plus en avant reste toutefois celui du redneck tueur), emprunte autant à Massacre à la Tronçonneuse et La colline a des yeux qu’à 2000 Maniacs et Les Enfants du Maïs, sans parvenir à générer la moindre tension ni mettre en valeur la nature des lieux (une ville fantôme des Badlands, envahie par la végétation et noyée sous la poussière).  En fait, la seule surprise qui nous attend durant cette première partie se produit à l’occasion de la première intervention de l’entité, qui fait brutalement basculer le métrage dans le domaine du fantastique. Bref, pas grand chose de très captivant, sans compter que du coté de la réalisation, Brian Pulido se complait dans un académisme très flegmatique. Cependant, attention, il faut que vous sachiez que, aussi médiocre soit-elle, cette demi-heure est la meilleure partie du film.

La deuxième moitié du film débute par le transfert des deux jeunes femmes, désormais prisonnières, à l’intérieur d’une église de campagne (contre toute attente, elles ont réussi à se débarrasser des Artwood, pour ensuite se jeter, les ravissantes idiotes, dans la gueule du loup). On y retrouve le révérend, qui s’affirme désormais comme le leader de cette communauté. Il nous apprend que si la paix et la prospérité règnent sur la ville (personnellement, je dirais plutôt la misère, mais bon, tout est une question de point de vue), c’est grâce à la «bienveillance» de l’entité résidant dans la mine de Skull City. Mais celle-ci, en échange de dons - dont l’on n’aura jamais la preuve de l’existence -, exige des offrandes, à savoir des âmes humaines. Ainsi, ligotées sur une chaise, les sœurs Graves assistent, en même temps que le spectateur, à la plus improbable (et la plus désopilante) des messes noires au cours de laquelle Tony Todd (en total free style), qui interprète le grand prêtre de ce culte débile, se met à gesticuler de manière loufoque, tout en chantant des psaumes impies. A noter que le parterre (une dizaine de figurants supposée composer la population de la ville) n’est pas en reste et reprend en choeur ces louanges, tout en ondulant de manière hypnotique. Alléluia! Bienvenu dans le cinéma Z!

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Les prisonnières ne seront pas égorgées comme des brebis, ni offertes, à demi-nues, à une créature jaillissant des abysses. Ne rêvez pas, ces séquences là sont réservées aux véritables films bis, pas à ces navets faussement provocateurs produits en masse pour alimenter les bacs de DVD . En fait, comme ces adorateurs du dieu des mouches ne sont pas plus futés que le trio Artwood, Megan et Abby, bénéficiant de l’aide d’une autochtone, réussissent encore à s’échapper. Cette évasion ne manque pas de provoquer l’ire de l’entité qui, du coup, se retrouve privée de son lot d’âmes quotidien. Tout cet énervement va alors lui filer des gaz, des flatulences démoniaques qui se répandent la puanteur sur la ville... et qui transforment tous ceux qui les respirent en tueurs fous. En conséquence, oubliant les deux jeunes femmes, voilà les sectateurs qui commencent à s’entretuer dans le bordel le plus total (un spectacle totalement surréaliste, qui s’ajoute à la scène de l’église et qui risque de faire disjoncter le spectateur le plus exigeant alors que l’amateur de nanars, lui, sera aux anges). Ayant eu la présence d’esprit d’appliquer un linge sur leurs voies respiratoires, profitant que les adeptes sont occupés à s’entretuer (eux, sont trop cons pour y avoir pensé), les sœurs Graves vont alors se faufiler au milieu de la mêlée, et filer à l’anglaise. Laissant les fanatiques dans leur mouise... Et le spectateur complètement médusé par une telle ineptie.

La conclusion de à propos du Film : The Graves

Nicolas L.
25

Quelques mouches en CGI; deux ou trois gerbes de sang numérique; deux babes qui ne se désaperont même pas, un duo de comédiens connus dans le milieu (Tony Todd et Bill Moseley); un scénario ridicule qui mélange les genres de manière hétérogène; une réalisation insipide et cheap; voilà les ingrédients de The Graves, une bouse mollement mise en scène par Brian Pulido et qui ne vaut éventuellement le coup d’oeil que pour deux ou trois séquences, qui sont si ridicules qu’elles en deviennent drôles. Une daube.

Que faut-il en retenir ?

  • Quelques scènes involontairement drôles

Que faut-il oublier ?

  • Rien à sauver

Acheter le Film (non sorti en salles françaises) The Graves en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de The Graves sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Retrouvez les annonces de nos dernières critiques sur les réseaux sociaux

Sur Facebook | Sur Twitter | Sur Google+