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Critique de la bande dessinée : Nao #1 [1988], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 21 septembre 2011 à 18h57

Waterworld in Space

Seul survivant d’un terrible accident qui coûta la vie à se parents et à tout les passagers et membres d’équipage du paquebot L’étoile blanche, le jeune Wolfgang Mortensten n’a pour aire de jeu que les coursives de sa navette de secours et l’espace intersidéral, et pour unique compagnon son fidèle robot-nurse. Huit ans après le drame, une sonde leur signale la présence d’une planète habitable, Aquablue. Là, Wolfgang, rebaptisé Timu-Nao, va etre adopté par la pacifique tribu de l’île d’Ouvéa, y devenir un homme et s’éprendre de la belle Mi-Nuee. Quand, un matin, un vaisseau spatial entre dans l’atmosphère d’Aquablue...

Scénarisé par Thierry Cailleteau, Nao est le premier volet d’Aquablue, l’un des plus célèbre cycle de SF parus en bande dessinée (il comprend 11 tomes, parus entre 1988 et 2006). Dans ce premier ouvrage, le scénariste s’approprie le thème du bon sauvage à la manière d’Edgar Rice Burroughs (Tarzan) pour construire une histoire humaniste et écologiste dans laquelle le héros est un terrien qui a pris fait et cause pour son peuple d’adoption, alors en lutte avec des unités de mercenaires soldées par des investisseurs terriens qui désirent s’empirer des richesses énergétiques de la planète.

Aquablue est une planète en grande partie recouverte d’eau. Elle est habitée par les un espèce humanoïde et amphibie, organisée en tribus de pécheurs pacifiques, un peu à la manière des peuplades polynésiens. De bien piètres adversaires pour les troupes d’élite d’Ulla Morgensten, une femme de poigne engagée par la société Texec. Mais le combat va se montrer moins déséquilibré que l’on aurait pu le penser quand Aquablue commence à dévoiler son aspect mystique.

Lors de la sortie en salles d’Avatar, nombre de spectateurs bédéphiles se sont étonnés de trouver un grand nombre de troublantes similitudes entre cette bande dessinée et le film de James Cameron. En effet, les Na'vi ne sont finalement que le peuple d’Acquablue transposé dans un univers forestier.  Peuple vivant en harmonie avec l’environnement, animisme et phénomènes mystiques, colonisation aveugle, communauté pacifique poussée à prendre les armes, havre paradisiaque menacé par l’industrialisation, envahisseurs composée d’une livrée de brutes épaisses surarmés, et le héros, un humain passé dans l’autre camp, celui des gentils, et qui se voit accordé le soutien de quelques scientifiques... Autant d’éléments communs qui peuvent laisser planer le doute.

On retrouve donc dans le premier volet d’Aquablue la même naïveté de traitement et le même manichéisme que dans Avatar. Les autochtones sont de braves pêcheurs respectueux de la nature et hospitaliers, alors que leurs adversaires terriens ne sont qu’un ramassis de militaires brutaux et de spéculateurs sans scrupule. Quand à la romance entre Wolfgang (pardon Timu-Nao) et la belle indigène, elle renvoie bien évidemment à la légende de Pocahontas. Cependant, une fois accepté ce postulat un brin puéril, force est d’avouer que l’on prend plaisir à suivre le déroulement de l’histoire. Ce plaisir, on le doit tout d’abord à Thierry Cailleteau, qui, grâce à son talent de conteur et malgré les clichés, parvient à nous dresser le portrait d’un jeune héros attachant et nous offre la vue d’une communauté séduisante. Thierry Cailleteau réussit même la performance de transformer la naïveté disneyenne du récit en quelque chose d’enchanteur.

Puis, il y les dessins d’Olivier Vatine. Du franco-belge très classique mais terriblement accrocheur. Du soucis dans les détails, des vaisseaux bien fignolés, des paysages exotiques enchanteurs, un petit robot craquant, des animaux familiers aux allures de peluche, des indigènes gracieux, la beauté de cet eden océanique contrastant avec la froideur des cases où apparaissent les envahisseurs terriens, souvent souillées par des effusions sanglantes (attention, pas de gore, on reste dans le domaine de la bande dessinée jeunesse). Bref, de l’excellent travail.

La conclusion de à propos de la Bande Dessinée : Nao #1 [1988]

Nicolas L.
85

Dans ce premier tome d’un cycle qui figure désormais parmi les grands classiques de la bande dessinée de SF, Thierry Cailleteau et Olivier Vatine nous proposent un conte humaniste et écologiste absolument enchanteur. L’ensemble est tellement réussi, les personnages si attachants que l’on en oublie rapidement la simplicité du récit et la naïveté du traitement. De la grande bande dessinée jeunesse.

Que faut-il en retenir ?

  • Un univers de SF enchanteur
  • Des personnages attachants
  • Un scénario agréable à suivre
  • Des dessins de qualité

Que faut-il oublier ?

  • Un traitement assez naïf

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