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Critique du film : The Rig [2011], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 11 juillet 2011 à 12h58

Alien mazouté

Suite à une alerte de tempête, une plate-forme pétrolière de la baie du Mexique est en grande partie évacuée. Ne reste sur place que le personnel indispensable à son fonctionnement, placé sous la responsabilité de Jim, un vieux briscard. Isolés du monde, les quelques occupants des lieux vont devoir alors faire face à un autre danger, bien plus mortel que l’ouragan qui s’approche d’eux : des créatures amphibies, soudainement libérés de leur prison abyssale par le dernier forage…

The Rig n’est pas le premier film à reprendre à son compte le scénario d’Alien. On ne compte désormais plus le nombre de huis clos mettant en scène une poignée d’humains désarmés éliminés un à un par un redoutable prédateur métamorphe. Mais cela faisait bien longtemps que l’on avait vu un spectacle aussi proche (de par ses composantes, pas par sa qualité) de celui de Ridley Scott. En fait, il faut pratiquement remonter à 1985 et au Créature de William Malone. Les scénaristes (oui, ils se sont mis à plusieurs pour écrire ça) se sont donc contentés de transposer l’intrigue de l’espace intersidéral à l’océan (comme dans le rigolo M.A.L - Mutant aquatique en liberté), la tempête étant là pour mettre les protagonistes dans une situation d’isolement. C’est toujours pratique, une bonne tempête. C’est comme les petits pois.

Structurellement, on retrouve donc exactement les mêmes enjeux et aboutissements que dans le grand classique de Ridley Scott. Les moyens de lutte mis en œuvre par les survivants sont presque identiques à ceux de l’équipage du Nostromo, avec la confection d’armes défensives de fortune (on se demande pourquoi improviser une massue à partir d’une lampe alors qu’il doit avoir sur une plate-forme pétrolière un tas de marteaux, non ?) et une tentative de nettoyage de conduits au lance-flamme, qui se conclut d’ailleurs de la même manière que dans Alien. Cette pratique de copier-coller n’épargne pas plus la créature, qui grandit au fil des mues. Seule différence, elle ne pond pas dans des hôtes vivants. Du moins, si elle le fait, elle n’en a pas eu l’occasion. Ou l’envie (personnellement, plus qu’une véritable volonté des scénaristes de se démarquer du modèle originel, je verrai là la conséquence de limites budgétaires dans les effets spéciaux).

Evidemment, The Rig est nettement moins intéressant qu’Alien. Pas seulement parce qu’il arrive après, mais surtout parce qu’intrinsèquement, le travail de Peter Atencio ne vaut pas grand-chose. Non seulement le jeune cinéaste manque sérieusement de personnalité mais, de plus, il n’arrive pas à insuffler le moindre souffle horrifique (ou, à la limite, une quelconque ambiance anxiogène) dans son métrage. Dans Alien, Ridley Scott initiait son film avec la vue d’une marguerite aux pétales humains, qui seront ensuite violemment ôtés, un à un, par la créature. Ici, Peter Atencio va encore plus loin dans la démarche brute en rendant ses personnages encore plus insignifiants que des pétales de fleur des champs. En gros, on se moque de leurs morts comme de notre première chaussette.

En fait, seul le travail sur la photographie mérite d’être loué et, dans une moindre mesure, sur les décors. De ce point de vue, The Rig se démarque un peu des multitudes de séries B direct-to-DVD qui envahissent les catalogues des distributeurs avec un rendu assez réaliste et immersif. La vue de la plate-forme plongée dans la tempête est assez saisissante et rien n’apparait comme artificiel. Il est dommage que le constat soit différent quand l’on se tourne du coté des effets spéciaux. Même si The Rig n’est pas un gros budget, on se demande où sont passés ses trois millions de dollars. En tout cas, certainement pas dans le creature design & concept. En effet, force est de dire que les créatures (car il y en a plusieurs) sont assez mal fichues. Peter Atencio a d’ailleurs eu un peu honte de nous les montrer car, la plupart du temps, elles sont tapies dans l’ombre et quand elles en sortent, elles sont cadrés très serrées (une rangée de dents, une griffe, une patte…). Bref, on n’est pas loin d’une nomination aux craignos monsters de l’ami JPP.

Reste l’interprétation. Le casting met en vedette William Forsythe et Art LaFleur. Le premier, fatigué et gonflé comme une baudruche, n’a plus grand-chose à voir avec le rugueux male qu’il était dans les années 90. C’est bien simple, on craint qu’il nous fasse un infarctus ou une apnée à chaque fois qu’il ouvre la bouche ou monte une marche. Le deuxième, un solide spécialiste de la série B, ne joue finalement qu’un rôle secondaire puisqu’il n’est même pas sur la plate-forme au moment des faits (il intervient cependant dans le combat final). Quand au rôle féminin, il échoie à Serah D'Laine, une jolie actrice à la filmographie modeste (dans le genre qui nous intéresse, on l’a vu dans Plane Dead). Elle n’est pas ridicule dans la peau de la fille de Jim, mais son personnage subit plus les évènements qu’autre chose (le rôle de la nana qui en a est confié à Carmen Perez, qui reprend bien sûr le cliché de la latino bagarreuse).

La conclusion de à propos du Film : The Rig [2011]

Nicolas L.
30

The Rig est un film vain. Maladroitement pompé sur Alien, le métrage de Peter Atencio ne propose rien d’intéressant, hormis quelques plans mettant en valeur une plate-forme pétrolière secouée par un ouragan. Dés les dix premières minutes, l’ennui gagne le spectateur devant un spectacle aussi prévisible que médiocre, pour ne plus le quitter jusqu’au générique de fin.

Que faut-il en retenir ?

  • La photographie, correcte.

Que faut-il oublier ?

  • Le scénario pompé sur Alien
  • Une réalisation sans relief
  • Un casting transparent
  • Des FX médiocres

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