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Critique du jeu de société : Aisopos [2005], par Amaury L.

Avis critique rédigé par Amaury L. le jeudi 9 juin 2011 à 16h25

C'est la petite bête qui va manger la grosse...

Aisopos, un monde instable où l'homme se fait dévorer aussi bien par le roi des animaux, le lion, que par une ridicule petite souris. La guerre entre les différents royaumes est impitoyable tant les territoires à conquérir restent modestes. Et pourtant, un nouveau seigneur d'Aisopos va s'imposer... Est-ce vous ?

Un matériel très léger...

Il existe plusieurs éditions de Aisopos dont les prix oscillent entre trois et vingt cinq euros. Évidemment, le jeu valant trois euros possède un matériel minimaliste contenant un plateau de 19 cases en papier plastifié et 50 pions Animaux en carton assez fin. Pas de quoi rugir de plaisir ! La version luxe apporte une meilleure qualité de conception avec des pions plus épais et un plateau en tissu, le tout livré dans un petit sac.

La version à trois euros.

Des règles où la pierre se fait enrober par une feuille découpée par une paire de ciseaux...

L'objectif est de manger un maximum de pièces Animal des adversaires.

En début de partie, le plateau est vide. A son tour, un joueur peut introduire un animal (lion, fourmi, homme, renard, souris) face cachée sur le plateau, déplacer un animal déjà présent sur une case adjacente, pénétrer sur une case occupée par un pion adverse et livrer un combat.

Le joueur attaquant s'empare des deux pièces et selon le système de résolution remet uniquement le vainqueur (face cachée) sur le plateau. Le perdant est donné au vainqueur comme trophée et procure des points de victoire en fin de partie.

Quand les deux animaux sont identiques, les deux sont éliminés.

La chaîne de résolution des combats.

Le lion vaut cinq points et bat l'homme, la souris, le renard mais est vaincu par la fourmi (un point).

Ensuite, l'homme (quatre points) bat le renard (trois points), le renard la souris (deux points), la souris l'homme.

La partie se termine quand un joueur n'a plus d'animal sur le plateau. On calcule ses points (animaux capturés), le plus fort total l'emporte.

La version Luxe, environ 25 euros.

Une réadaptation d'un classique « Pierre – Papier - Ciseaux ».

Aisopos s'inspire d'un classique indémodable dans les cours d'école ou comme façon de désigner le premier joueur pour entamer une partie, « pierre-papier-ciseau ». L'auteur utilise ce système pour résoudre les combats dans Aisopos. Le résultat donne une impression confuse car tous les combattants se trouvent face cachée sur le plateau de jeu. Les premiers affrontements se déroulent dans un brouillard total où les joueurs ne disposent d'aucune information objective pour engager leurs animaux dans un combat à l'issue incertaine.

Les différents animaux.

Après quelques tours, on parvient à mémoriser l'emplacement de combattants adverses afin d'essayer de les contrer. Toutefois, mettre en place une stratégie demeure impossible car l’exiguïté du plateau, les affrontements incessants imposent à l'ensemble une instabilité chaotique pas franchement enthousiasmante. On navigue souvent dans un flou visuel sans savoir vraiment quoi faire, tant Aisopos ne propose pas de mécanismes facilitant la maîtrise tactique et / ou spatial. Ce manque de contrôle insatisfait les joueurs car c'est le hasard qui détermine fréquemment le vainqueur et non la mise en place d'une stratégie habilement menée.

Les deux lions s'éliminent.

De plus, en fin de partie, le jeu tourne en rond si personne ne souhaite prendre de risques et attaquer directement son adversaire. Cet évitement conflictuel finit par un match nul, sans décompte des points, entre les deux joueurs, ce qui survient assez régulièrement. Aisopos ne captive pas grâce à ces arguments ludiques et ne donne pas envie de réessayer l'ensemble. Le lion est mort ce soir !

Le lion mange l'homme...

La conclusion de à propos du Jeu de société : Aisopos [2005]

Amaury L.
50

Aisopos utilise un système de résolution pour les combats peu innovant puisqu'il s'agit du classique « Pierre-feuille-ciseaux ». Mais comme tous les éléments restent face cachée, on ne connaît pas souvent l'issue d'un combat et le hasard détermine le vainqueur. Ce chaos permanent n'incite pas à la cogitation et Aisopos perd de son charme et de son intérêt. Malgré une durée courte, l'inspiration semble fuir ce jeu. Toutefois, avec une fabrication « maison » aisée et des règles françaises disponibles sur Internet, il sera facile de savoir si Aisopos vous convient. Un jeu qui accouche d'une souris !

Que faut-il en retenir ?

  • Se fabrique facilement.
  • Petit jeu de combat.
  • Parties rapides.
  • Agréable à trois joueurs.

Que faut-il oublier ?

  • Trop hasardeux.
  • Pas original.
  • Chaotique.

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