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Critique du film d'animation : The Prodigies [2011], par Richard B.

Avis critique rédigé par Richard B. le dimanche 22 mai 2011 à 23h58

Un monde d'inégalités et de pouvoir

En 2006 le cinéma français nous avait quelque peu surpris en sortant un film d’animation utilisant  la Motion capture  à travers un choix artistique audacieux et s’adressant ouvertement à un public de jeunes adultes. Bien que Renaissance fût incontestablement une réussite artistique, il n’avait (hélas) pas réussi à trouver son public. Dès lors, nous n’aurions jamais cru revoir des producteurs persévérer dans ce créneau. Pourtant, cinq ans après Renaissance,  « The prodigies » réitère la même démarche, que l’on peut qualifier de suicidaire, mais bel et bien courageuse.

Sachez que Jimbo Ferrar, depuis son adolescence, se distingue par une intelligence hors norme et possède la faculté de contrôler le corps humain. S’étant considéré toute son adolescence comme un paria, arrivé à l’âge adulte, sa seule ambition est de trouver des personnes présentant les mêmes facultés. Grâce à l’une de ses inventions, il repère cinq adolescents jouissant de dons similaires. Jimbo va donc aller à leur rencontre et les convainc de les ramener avec lui à New York. Ce qu’il n’avait pas prévu est que, peu après leur arrivée, les cinq jeunes gens vont se trouver être sauvagement agressés dans Central Park. Traumatisés et se considérant comme trahis, ils vont décider de devenir maîtres de leur destin et se venger.

The Prodigies image 1

« The Prodigies » est une assez libre adaptation du roman « La Nuit des enfants rois » de Bernard Lenteric. En effet, Alexandre De La Patellière et Matthieu Delaporte (scénariste de Renaissance) avouent avoir pris quelques libertés autour de l’œuvre originale - mais avec le consentement de l’auteur. L’action se retrouve donc transposée à notre époque et il est désormais question de cinq surdoués  (initialement, ils étaient sept). De plus, il semblerait qu’ici les enfants aient profité de quelques facultés complémentaires. Si je ne peux pas affirmer que « l'esprit » du livre a été respecté - dans la mesure où je n'ai pas lu ce dernier - je peux par contre dire que le scénario se montre assez rythmé, riche et fluide pour qu'on se laisse entraîner par l'histoire. On appréciera aussi l'audace d'avoir retranscrit une violence assez crue, surtout que ce type de films tente généralement de toucher une jeune audience. Tout juste peut-on regretter quelques clichés- les cinq adolescents correspondent chacun à une catégorie de la population (une blonde, un noir, une asiatique, un gros, un blanc) - et un « jeu télévisé » dans lequel participent nos cinq surdoués dont les principes n’apparaissent pas clairement. On n'imagine mal, d’ailleurs, comment ce dernier arrive à captiver l'audimat.

Ce type de films étant très rare en France, on en arrive inconsciemment à comparer The Prodigies avec Renaissance. Même si l'aspect visuel se montre totalement opposé au film de Christian Volckman (Noir et blanc contre univers très colorisé), la technique utilisée reste la même (Motion capture) et on retrouve le studio (Onyx films) qui a travaillé sur The prodigies. Du point de vue du rendu, je dois admettre que l'avantage va ici à son aîné qui vieillira bien mieux sur ce point que the Prodigies. Premier film d'Antoine Charreyron, il présente un aspect « Cell-shading » dont je ne suis pas forcément fan et qui rappelle un peu trop les cinématiques de jeux vidéos utilisées il y a de cela un ou deux ans. Même s'il faut donc adopter rapidement un certain état d'esprit pour oublier ce rendu, plusieurs éléments viennent à aider le spectateur comme la 3D qui se trouve ne pas être une conversion, mais un relief authentique, travaillé avec une certaine ingéniosité. Il ne s'agit pas d'un gimmick, mais bel et bien d'un relief utilisant la profondeur de champ ou aidant à souligner des détails dans l'action. Ensuite, la réalisation d'Antoine Charreyron se montre très entraînante, et il faut reconnaître que par ses choix sur la façon de raconter l'histoire, il nous amène à oublier le rendu pour nous focaliser sur les péripéties, l'action et l'émotion. Car la prouesse de réalisateur est bien là, avoir réussi à faire passer de l'émotion à travers un graphisme à la base assez froid. Puis tout n'est pas négatif dans le rendu, à l'exemple des séquences de rêves qui sont visuellement plutôt très intéressantes et qui sont celles qui profiteront le plus de la participation de deux monstres des comics : Franisco Herrera (Superman, teen Titans) et Humberto Ramos (Crimson).

The Prodigies image 2

Autres éléments séduisants de Prodigies ; son niveau intéressant de prise de risque et son atypisme. Prodigies se dévoile comme un projet singulier, risqué qui n’en oublie pas pour autant de se montrer généreux et non égoïste. On appréciera donc là le risque que prends Fidélité films à offrir des films pluriels, car il faut reconnaître aux producteurs Olivier Delbosc et Marc Missonnier de ne pas se focaliser que sur des genres commerciaux et d'offrir ainsi au cinéma français une mixité de genres. On peut être aussi surpris de voir un grand studio comme Warner se charger de la distribution d'un film qui de toute évidence ne sera pas fait pour remplir les salles. Ou bien, s'il y arrivait, cela serait une belle et sacrée surprise.

La conclusion de à propos du Film d'animation : The Prodigies [2011]

Richard B.
70

Plutôt violent et doté de véritables partis pris, The prodigies n'est de toute évidence pas un film fait pour la masse, mais il ne renie pas pour autant l'émotion et le rythme. Et si, au final, The prodigies présente son lot de défauts et est très loin d'être ce qu'on appellerait un film parfait, il fait immanquablement partie de ces projets attachants, singuliers, possédant assez de qualités pour que l’on s’attarde à les défendre.

Que faut-il en retenir ?

  • La sensation de voir un film au traitement original,
  • une réalisation rythmée et habile,
  • une histoire prenante,
  • une 3D plutôt bien utilisée.

Que faut-il oublier ?

  • Un rendu visuel trop jeu vidéo,
  • quelques facilités scénaristiques.

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