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Critique du film : Cargo [2010], par Richard B.

Avis critique rédigé par Richard B. le mardi 17 août 2010 à 09h51

Bienvenue sur Rhea

La Terre étant devenue inhabitable, le nouvel Éden se prénomme Rhea, une planète dite paradisiaque et colonisée, où tout humain rêve d’y couler sa retraite, voire même s’y rendre le plus vite possible. Bien entendu, atteindre Rhea se mérite, c’est pourquoi le docteur Laura Portmann s’engage sur un vaisseau cargo sachant qu’a l’issue du voyage elle pourra rejoindre enfin sa sœur qui se trouve être déjà sur la planète idyllique. Alors qu’elle est de quart sur le navire pendant que les autres membres de l’équipage hibernent, Laura va très vite avoir la sensation de ne pas être la seule personne éveillée sur le navire…


Cargo sur le papier avait tout du film ambitieux : trame générale intéressante, vrai film de science-fiction suisse (une première !), des effets spéciaux à foison, et surtout démontrer par les faits que les américains n’ont pas le monopole du film spatial. Côté effets spéciaux, le pari est largement relevé est on ne peut qu’être impressionné par le résultat. Au regard du budget alloué tout d’abord (estimé aux environs de 4 millions de francs suisses) mais aussi par leur omniprésence et leur réalisme. Cargo en a visuellement donc dans son froc, et c’est justement pour cela que l’on en vient vraiment à regretter que le reste ne suive pas.


Certainement trop obnubilé par la crédibilité de l’aspect visuel et préoccupé à optimiser au mieux le rendu par rapport au budget, Ivan Engler et Ralph Etter en oublient tout le reste, en particulier l’aspect humain de l’entreprise.  Les acteurs, livrés à eux-mêmes, se conduisent donc comme des machines ne véhiculant aucune émotion. Et cela ne touche pas que les seconds rôles. Alors que l’on suit tout au long du récit le personnage interprété par Anna Katharina Schwabroh - à la fois guide narratif et émotionnel -, rien n’en filtre. Une distance perpétuelle se crée entre nous spectateur et ce personnage sensé nous faire « ressentir et comprendre ». Il faut dire aussi que les acteurs ne sont pas aidés. Alors qu’il n’est déjà pas aisé de tourner dans des plans sur lesquels les effets seront le plus souvent rajoutés en postproduction, le scénario amène lui aussi son lot de maladresses, conduisant souvent les séquences à s’enchainer sans vraiment donner une impression de liant, voire, pire encore, n’étant pas toujours justifiées par l’intrigue, mais plus dans un trip révérenciel gratuit (j'y viens ci-dessous plus en détail).  Le montage lui-même semble être mené un peu au hasard des choses, cherchant plus à introduire des scènes spectacles plutôt que cohérentes ou mettant en valeur les personnages.


Cargo est un film hautement ambitieux, et certainement conduit de manière passionnée, il n'y a là aucun doute. Mais, il n'en reste pas moins bordélique. On a affaire à deux réalisateurs certainement fans du genre mais n'ayant jamais réussi à bien digérer leurs multiples références (Matrix, Aliens, Outland...), et cherchant à trop en placer. L'intrigue multiplie ainsi inutilement des mini-séquences ne servant aucunement l’intrigue. Pourtant, le final est plutôt intéressant, de même que la base. Plus travaillée, elle aurait pu conduire à une vraie trame autour de la manipulation médiatique, et surtout une vraie réflexion sur la notion de bonheur. Hélas, au lieu d'être interpellé par certaines situations soit on les ignore, soit, pire, on en rigole.

La conclusion de à propos du Film : Cargo [2010]

Richard B.
35

Cargo est le type de film qui a dû représenter un travail énorme et un défi difficile, c'est pourquoi il est très dur de dire que le film se révèle être presque un échec. Du positif dans le film d'Ivan Engler et Ralph Etter, il sera aisé d'en trouver. Tout d'abord, le film démontre à merveille que faire de la science-fiction avec un budget modeste est réalisable, et cela, de manière crédible. Cargo ouvre donc une voie à d'autres. Ensuite, il possède une trame de fond plutôt intéressante qui aurait vraiment pu conduire ce dernier à se hisser parmi les grandes réussites du genre. Mais voilà, ce qui manque énormément c'est une fluidité du récit et surtout un facteur émotionnel.

Que faut-il en retenir ?

  • Un film ambitieux,
  • Des effets particulièrement réussis,
  • une trame de fond intéressante.

Que faut-il oublier ?

  • Aucune émotion,
  • une direction d'acteurs quasiment inexistante,
  • trop référentiel,
  • des soucis de fluidité de montage.

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