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Critique du film : Trois jours à vivre [2008], par Vincent L.

Avis critique rédigé par Vincent L. le jeudi 3 décembre 2009 à 18h33

Que c'est long trois jours...

"Il ne faut jamais se fier à ses préjugés", c'est un peu la morale que l'on pourrait être en droit de se faire après la vision de Trois jours à vivre. Petite production autrichienne exportée chez nous grâce à la programmation de divers festivals, In 3 Tagen bist du tot provoque, de prime abord, nombre de moqueries, à cause sa nationalité d'une part, et du fait que son réalisateur ait notamment oeuvré sur la terrible série Tatort. Présenté et vendu comme un véritable slasher dans les règles de l'art, le long-métrage aurait pû être au film d'horreur ce que Derrick est à la série policière : un véritable calvaire et un monument d'ennui. Mais, n'oubliez pas, il ne faut jamais se fier à ses préjugés, car Trois jours à vivre n'est au final pas si honteux que ça, se hissant sans problème au niveau des films US dont il se veut l'émule, dépassant même des productions françaises honteuses que nous avons pu connaître (souvenez-vous de Promenons-nous dans les Bois).

Bon, ne nous extasons tout de même pas trop, car si Trois jours à vivre supporte sans problèmes la comparaison avec des oeuvres américaines similaires, avouons tout de même qu'il ne casse pas des briques non plus. Des Souviens-toi... l'été dernier à la Mortelle Saint-Valentin en passant par les Urban Legend et autre Prom Night, les slashers aseptisés à destinations des jeunes adolescents n'ont jamais fait preuve d'autre chose que d'un simple opportunisme commercial, à peine relevé par quelques goutelettes de sang pour faire croire à un vague semblant de gore. Par rapport à ces films, qu'il a visiblement pris comme modèles, Andreas Prochaska n'a pas à avoir honte : son long-métrage supporte largement la comparaison. Le problème, finalement, se trouve dans le fait que ce dernier n'a jamais essayé de faire mieux qu'eux, se contentant d'appliquer une formule qui marche - commercialement parlant en tout cas - à un film autrichien.

De fait, Trois jours à vivre est techniquement irréprochable. Montage, photographie, prises de vue, rien, si ce n'est certains magnifiques paysages introuvables aux Etats-Unis, ne trahit la nationalité du film. Loin des clichés voulant que ce cinéma germanique soit caractérisé par sa lenteur, Prochaska insuffle à son film une véritable dynamique, aidé en cela par un groupe de jeunes acteurs tout aussi crédibles que leurs modèles américains - comprenez qu'ils ont vingt-cinq ans et qu'ils jouent des rôles de lycéens - et par l'utilisation des figures inhérentes au genre - visage du tueur dissimulé, techniques des meurtres travaillées, etc. La copie est en soit tellement bien faite que l'on a jamais l'impression de regarder un navet autrichien, mais bel et bien un navet américain.

En effet, Andreas Prochaska, également scénariste du film, a simplement décidé de plagier le scénario du déjà pas terrible Souviens-toi... l'été dernier pour donner corps à ses idées de mise en scène. Ce groupe de jeune va donc être la cible d'un tueur en série bien décidé à leur faire payer un funeste évènement s'étant déroulé il y a longtemps ; passé sur la petite originalité de départ - ils reçoivent un mystérieux texto les prévenant qu'ils vont se faire déglinguer - on retrouve la même structure scénaristique : un meurtre étrange, puis on soupçonne en premier lieu le mystérieux ado du lycée, lequel se fait rapidement zigouiller, puis on assiste aux meurtres de tous les membres du groupes, lesquels, visiblement résignés, ne prennent absolument aucunes précautions pour tenter de sauver leurs misérables vies.

Vous l'aurez compris, Souviens-toi... l'été dernier, c'était déjà bien chiant, et bien Trois jours à vivre l'est également ! D'autant que si la réalisation de Jim Gillespie était très sage, celle de Prochaska l'est tout autant. Hésitant visiblement entre le slasher et le thriller, il ne met en scène qu'un seul vrai meurtre véritablement violent, auquel s'ajoute une petite séquence révée riche en hémoglobine. Maigre pitence pour les amateurs de gore, qui en auront pour leur frais devant quelques noyades gentiment mises en scène. L'ennui finit donc par gagner à mesure que les minutes défilent et que les morts se raréfient ; parce qu'il ne peut s'appuyer sur son scénario bien trop vide, Prochaska peine à maintenir l'intérêt des spectateurs au gré de péripéties trop souvent vues ailleurs, et ce jusqu'à cette séquence finale tellement ridicule qu'elle en devient consternante.

Reste à noter, enfin, que Trois jour à vivre s'appuie sur un casting de teenagers plutôt correct ; si l'on excepte la différence entre l'âge des comédiens et celui de leurs personnages, l'ensemble de l'équipe livre un jeu plutôt convaincant, et ce en dépit des comportements pas toujours très logiques de leurs personnages (la palme revenant au policier, malheureux incompétent à peine digne d'être le stagiaire de Derrick). La bonne surprise du film, la seule chose à retenir pratiquement, vient d'ailleurs de  la comédienne principale, Sabrina Reiter, dont le jeu solide s'avère être l'un des piliers du film tant elle arrive à véritablement habiter son personnage. Il en est malheureusement autrement de ce tueur insipide qui a visiblement laissé son charisme au vestiaire avant de venir ; ça, c'est une erreur de bleu-bite !

La conclusion de à propos du Film : Trois jours à vivre [2008]

Vincent L.
35

Trois jours à vivre n'est donc au final qu'un vague plagiat des séries B horrifiques américaines à destination des teenagers. S'il parvient sans mal à se hisser mal au niveau de ses modèles, du type Souviens-toi l'été dernier et consorts, Andreas Prochaska peine pourtant à s'en détacher pour proposer un film véritablement abouti. Le résultat final est donc techniquement correct, mais scénaristiquement tellement pauvre que l'on finit par s'ennuyer sévèrement. Dommage...

Que faut-il en retenir ?

  • Techniquement très convenable,
  • Premier rôle convaincant.

Que faut-il oublier ?

  • Scénario à la limite du plagiat,
  • Des chutes de rythme considérables,
  • Plus proche du thriller que du slasher,
  • Meurtres graphiquement très pauvres.

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