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Critique du film : The Children [2009], par Richard B.

Avis critique rédigé par Richard B. le samedi 23 mai 2009 à 19h39

Gaffe aux gosses !

Que pensez-vous d'un réveillon en famille pour fêter la nouvelle année ? C'est la question qu'a due se poser Elaine, de même que sa sœur Chloe, avant de décider que, pour ces vacances hivernales, il serait bien de réunir leurs petites familles respectives. Ainsi, les enfants pourront s'amuser joyeusement avec leurs cousins pendant que les parents essaieront d’en profiter pour souffler un peu. Mais tout ça, ils s’en rendent compte rapidement, n’est pas gagné, car l'un des enfants est tombé malade et qu'il est en train de refiler sa saleté de virus à ses autres cousins. Un virus qui, de plus, a tendance à rendre les enfants de plus en plus agressifs.

De par son thème, le film de Tom Shankland pourrait être situé un peu entre le classique Le Village des damnés de Wolf Rilla et le magistral film de Narciso Ibáñez Serrador : Les révoltés de l'an 2000. The Children pourrait se voir aussi comme allant dans la continuité de la thématique anglaise de la violence chez les jeunes (Eden Lake). Une chose est bien certaine, une fois encore le cinéma anglais arrive à nous secouer et nous surprendre. Non pas que le film soit vraiment original - comme le prouve les références citées plus haut -, mais Tom Shankland inscrit son film dans une violence à l'encontre des enfants assez rarement vue - à l'inverse des propos de Narciso Ibáñez Serrador qui dénonçait la guerre et les tueries d'enfants dans son film. L’effet de surprise est d’autant plus efficace que le film de Tom Shankland – qui n’avait jusqu'ici à son actif qu’une carrière de séries TV et un seul long métrage (W Delta Z) – n’était guère attendu.

Tom Shankland semble s'être basé sur une idée originale de Paul Andrew Williams (Bienvenue au cottage) pour adapter son propre script. Difficile, donc, de dire d’où viennent les diverses idées, et si la violence graphique - comme psychologique – avaient déjà été imaginée par Paul Andrew Williams. Dans tous les cas, le résultat est un script qui privilégie l'efficacité à une quelconque logique scientifique. D'ailleurs, plutôt qu'essayer de développer les principes de la contamination, Tom Shankland traite ce point par une ellipse, comme si les enfants n’avaient attrapé qu'un simple virus. Si l’on compare The Children aux révoltés de l'an 2000, on se rend compte que, psychologiquement, le film est ici plus dur car les adultes ne sont pas confrontés aux enfants des autres, mais bien aux leurs. De plus, ces derniers, contrairement au Village des damnés, ne sont pas des extraterrestres.

L’un des points forts du film repose sur le travail effectué sur le son qui met dès le départ le spectateur sous pression. En effets, dès le début on entend les enfants hurler, brailler, rire aux éclats, sans aucune seconde de silence. Puis, au fur et mesure que le film se déroule, les effets sonores s’amenuisent pour en arriver à un calme complet.

Parfois on pourra reprocher à Tom Shankland de céder à quelques facilités. Par exemple, un personnage que l’on pourrait croire mort revient finalement à la vie, histoire de se faire charcuter un peu plus. On aurait aimé aussi voir le film se prolonger un peu plus, pour approfondir quelques relations, mais cela ne suffit pas à gâcher le plaisir et la pression que l'on peut ressentir lors de la vision de The Children.

Le casting était un des éléments sur lequel il fallait ne pas se manquer. Le film se devait présenter des enfants capables d'être naturels, de ne pas surjouer - comme ont souvent tendance à le faire les enfants. Il fallait aussi que leur transformation ne soit pas brutale. Il fallait que petit à petit, ils arrivent à devenir des petits êtres terrifiants cachés derrière des visages d'anges. Il était important que le spectateur ressente le malaise que peuvent vivre les parents. Mission accomplie : rarement des enfants auront été aussi naturels et terrifiants sur écran. Mais surtout on compatit au désespoir des parents prisonniers d’un cruel dilemme : mourir ou survivre en tuant la chair de leur chair.

La conclusion de à propos du Film : The Children [2009]

Richard B.
88

The Children, est une belle et grande surprise. Rarement des enfants auront été aussi terrifiants! D'une violence morale et graphique inouïe pour une telle thématique, le film se permet toutes les audaces et n'essaie pas de justifier celle-ci en transformant les enfants en des Aliens. Peut-être pas aussi politique que les révoltés de l'an 2000, mais tout aussi percutant dans son concept.

Que faut-il en retenir ?

  • L'ambiance, le travail sur le son,
  • des acteurs très performants,
  • des gosses vraiment terrifiants,
  • politiquement incorrect.

Que faut-il oublier ?

  • Quelques situations peut-être exagérées,
  • peut-être un peu trop court (82 mn).

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