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Critique du film : Cold Prey [2010], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 5 décembre 2008 à 14h52

Mauvaise pioche

Cinq jeunes gens, beaux, minces et sympathiques (mais parfois un peu cons) se retrouvent dans la montagne enneigée pour une partie endiablée de snowboard. Tout ce passe bien jusqu'au moment où l'un d'entres eux - le célibataire benêt - se brise une jambe. Vue l'heure tardive, et trop éloignés de leur base pour tenter un retour dans la vallée, ils décident de passer la nuit dans un hôtel abandonné repéré non loin. Coincés de nuit dans cet endroit isolé, plongés en pleine tempête, les cinq jeunes skieurs vont alors vivrent un véritable cauchemar...


A la lecture de ce résumé, vous l'avez sûrement compris: Cold Prey est un slasher movie, avec son lot de victimes désemparées et son tueur mystérieux doté d'une force prodigieuse. Reste à savoir de quelle manière le cinéaste Roar Uthaug - qui nous offre ici son premier long métrage - va nous présenter la chose. On sait déjà qu'il va lui falloir faire montre d'une grande dose d'inventivité pour parvenir à nous surprendre, tant le genre a été exploité sous toutes ses coutures (et parfois même les plus honteuses).
Une chose est certaine, c'est que visuellement, Cold Prey est très réussi et cela en grande partie grâce aux décors naturels qu'offre la montagne norvégienne. En journée, la lumière, magnifique, donne à la poudreuse une aura majestueuse, et voir ces jeunes gens glisser sous un ciel immaculé est un spectacle très agréable. La nuit venue, changement de programme; l'arrivée de la tempête, la semi-obscurité de la nuit sub-polaire, plongent le récit dans une atmosphère glaciale et terrifiante. Certains plans, comme les tentatives de sorties, sont de toute beauté et ne manquent pas de nous rappeler certains passages de The Thing, le chef d'oeuvre de John Carpenter.

Les jeunes norvégiens sont, quand à eux, des stéréotypes empruntés à la série B américaine. La blonde un peu crétine, la brune combative (très à la mode depuis une certaine Ripley), le brave type laissé pour compte, le matamore qui finit par craquer, le beau gosse, héroïque mais qui va immanquablement mourir; bref, on évolue en terrain balisé et le récit est archi-prévisible. C'est d'ailleurs ce classicisme dans le scénario et le profil des protagonistes qui fait que Cold Prey n'est au final qu'un slasher de plus. Même le tueur ne se démarque pas de la masse des boogeymen. Grand, assez coriace, muet et déterminé, il évoque tout aussi bien Michael Myers que Tommy Vorhees et, armé de sa pioche, il ne demeurera pas dans les mémoires des cinéphiles pour sa créativité dans le domaine du meurtre. Non, avec ce killer norvégien, on reste dans le rustique et l'efficacité. Sans aucun doute, le principe, bien éprouvé, fonctionne à merveille, mais, à contrario, il ne parvient jamais à nous éprouver, ni nous faire sursauter dans notre fauteuil. On s'ennuierait presque s'il n'y a avait cette belle photographie pour nous divertir un peu.
Assurément, le réalisateur scandinave a voulu prouver qu'il était capable de faire un film "comme les américains". Une décision qui fait que si, techniquement, le film est irréprochable et peut entrer sans mal dans le catalogue Anchor Bay ou Dimension Films, il perd énormément en identité et, en cela, en intérêt (du moins, pour un regard de cinéphage). Au niveau de la violence, Cold Prey se situe dans la moyenne, avec peu d'effets gores mais convenablement réalisés et surtout utilisant du vrai sang artificiel - et non pas des inserts numériques. Le passage le plus intéressant reste la tentative de fuite de la blonde dans le couloir de l'hôtel; une course désespérée et sanglante, laissant des grandes traces écarlates derrière elle, qui va s'achever par un magistral coup de pioche.

Le final, extrêmement prévisible, nous ramène dans en plein jour, au coeur d'un magnifique paysage enneigé, pour nous présenter une séquence explicative superflue (celui qui, à ce moment là, n'a pas encore pigé le coeur de l'intrigue n'a probablement jamais vu un film de genre auparavant). Un manque d'originalité heureusement compensé, encore une fois, par une excellente maîtrise technique dans la mise en scène et la réalisation.

La conclusion de à propos du Film : Cold Prey [2010]

Nicolas L.
50

Cold Prey, techniquement et visuellement, est le très honorable fruit d'un travail consciencieux. Par contre, le scénario, bien trop classique, et les personnages, archi-stéréotypés, plombent de manière conséquente le niveau d'intérêt. Il en résulte un film moyen, qui aurait pu, avec un peu plus de richesse dans le récit, se poser comme un slasher de référence. Dommage...

Que faut-il en retenir ?

  • Bon niveau technique
  • Superbes décors

Que faut-il oublier ?

  • Trop de classicisme dans le scénario et les personnages

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