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Critique du film (direct to vidéo) : Vacuum Killer [2007], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 1 décembre 2008 à 16h31

Nettoyage en grand

En quête perpétuelle de renouvellement, nos amis équarisseurs – ces braves gars qui écument les horror movies depuis des décades - se sont souvent penchés à détourner de leur usage originel moult ustensiles de cuisine, de jardinage ou de bricolage pour donner à leurs ouvrages plus de variété et de piment. De la perceuse de Driller Killer à la tronçonneuse d'Evil Dead, on a ainsi vu défiler dans nos métrages favoris la quasi totalité des articles Castorama et Jardiland, et souvent pour notre plus grand plaisir...
Le cinéaste belge Doctor Chris (Christophe Lamot) reprend le concept de serial killer vengeur et bricolo, en y ajoutant celui du drama cyberpunk façon Tetsuo, le héros se transformant en un être biomécanique; un homme-aspirateur. Un jeune homme tranquille qui, suite au suicide d'une mère aimante et au meurtre d'un père alcoolo, va basculer dans la folie assassine et vengeresse. Complètement transformé psychologiquement et physiologiquement, Chris Burst va alors effectuer un véritable nettoyage autour de lui.


Le début du film est tout simplement excellent avec une très drôle séquence d'ouverture qui nous propose d'assister à un jeu télévisé trash, au cours duquel les candidats jouent à la roulette russe - l'animation étant assurée par un présentateur jovial et quelques pétasses hautes en couleur. De plus, dés le début du métrage, l'on prend conscience que, malgré des moyens ridicules, Christophe Lamot a tenu à soigner tout particulièrement sa réalisation et surtout sa post-production. Et même si la scène se trouve être très chiche en effets sanglants (pas de tête qui explose sous l’impact d’une balle), l'on prend plaisir à mater cette parodie trash de télé poubelle dotée de dialogues hilarants. Et l'on se prend même à croire que la suite du film va être du même tenant et que l'on tient là une petite perle de mauvais goût... Hélas, cela ne sera pas totalement le cas.
Tout d'abord parce que cette séquence ne sert en rien l'intrigue présentée par le scénario et que l'ambiance déjantée qui s'y dégage restera sans suite. Ensuite, parce que le niveau de qualité global présenté par cette introduction ne sera plus que très rarement atteint. Le film pèche par exemple par un double ton, alternant l'humour trash un peu trop gentil (une ligne de coke, une fille à poil et une furtive fellation de tuyau d'aspirateur sont les rares éléments "choquant" du film) et le dramatique un peu trop sérieux - au regard du peu de crédibilité de certaines séquences. La qualité de l'interprétation - d'un niveau amateur allant de passable à catastrophique - nuit également à la crédibilité et prête même parfois à rire dans les mauvais moments, allant à l'inverse des volontés de doctor Chris.

Les séquences les plus réussies restent donc celles qui présentent un aspect comique revendiqué - comme le génial gag du facteur complètement barjo - et qui sont souvent appuyées par des dialogues bien sympas. Les passages sérieux sont, eux, peu réussis et traînent même en longueur. Néanmoins, malgré cette irrégularité dans la structure dramatique, il est utile de noter que, techniquement, le jeune Christophe Lamot s'en sort pas mal du tout et que le niveau reste assez bon, du moins pour un film réalisé avec des moyens amateurs (quelques raccords un peu brusque gênent parfois la fluidité de la narration, notamment dans les passages violents, mais rien d'insupportable). En fait, le seul aspect qui l'empêche de dépasser en qualité et en intérêt certains films de même budget, comme les films indépendants allemands de Schnaas ou Ittenbach, est la pauvreté des effets spéciaux et la retenue dans le trash. Non seulement ils sont rares mais ils sont plutôt ratés, et c'est bien dommage, car l'élément gore apporte en général une pointe potache rendant plus digeste le plus fauché des films. En fait, il est vraiment dommage que Doctor Chris n'ait pas un boucher dans ses relations....

La conclusion de à propos du Film (Direct to Vidéo) : Vacuum Killer [2007]

Nicolas L.
40

Film fauché, série Z réalisée avec passion par un jeune cinéaste enthousiaste, Vacuum Killer est la première œuvre d’un artiste très prometteur. Malgré des moyens se résumant à un rouleau de scotch et un tube de maquillage, Christophe Lamot fait preuve d’une excellente maitrise technique, avec un niveau de post-production largement supérieur à ce que l’on rencontre en général dans cette gamme de films. Personnellement, même si le film finit par tourner un peu à vide, je n’ai pas passé un désagréable moment à le visionner.

Que faut-il en retenir ?

  • Quelques séquences bien drôles
  • Une réalisation et une post-production très consciencieuse

Que faut-il oublier ?

  • Des passages sérieux qui ne fonctionnent pas
  • Interprétation médiocre
  • Peu de gore et de trash
  • Un récit qui finit par tourner à vide

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