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Critique du roman : Les Martiens [2000], par Manu B.

Avis critique rédigé par Manu B. le lundi 8 septembre 2008 à 17h08

Celui de trop

"Au début, c’était formidable. Les gens étaient bien. La Vallée de Wright était un endroit terrible. Tous les jours, Michel se réveillait dans son box et regardait par le hublot (chacun avait le sien) la surface plane du lac Vanda, un ovale de glace bleue craquelée qui occupait le fond de la vallée. Une vallée immense et profonde encaissée entre des parois de roche marron, striée horizontalement. En voyant tout cela, il éprouvait un petit sursaut, et la journée commençait bien..."
Mars la rouge, Mars la Verte, Mars la Bleue. A travers cette trilogie, Kim Stanley Robinson est entré dans le panthéon des auteurs de hard-science en rafflant un prix Nébula, deux prix Hugos et deux prix Locus. Même si on n'attache pas une si grande importance aux prix, il faut bien reconnaître que cinq prix pour une trilogie, c'est bien signe que beaucoup de personnes ont apprécié, professionnels ou non.
C'est peut-être tout naturellement que - mettons-nous un instant à la place de l'auteur - l'on pourrait penser que le filon n'est pas encore épuisé. En fait, on pourrait: rassembler les quelques notes qui n'ont pas pu être publiées pour des raisons diverses (coupes éditoriales du fait de la longueur ou de l'inintérêt complet du propos...), ajouter quelques histoires alternatives, compléter quelques la biographie de quelques personnages secondaires ou mêmes principaux, ajouter la fameuse constitution de Mars (parce que l'on aime parler politique), mettre quelques histoires sur le Petit Peuple (pour faire un clin d'oeil aux magnifiques chroniques martiennes de Ray Bradbury, sans toutefois être aussi bon poète), créer des descendants des Cents Premiers (de préférence Rouge, et plus particulièrement Ann Clayborne) et lui faire traverser quelques siècles pour se rendre compte à quel point la planète change, mettre un point d'honneur à mettre des poèmes (parce que ce n'est peut-être pas si difficile de faire de la poésie) et en faire un ouvrage, fix-up, recueil de nouvelles, peut importe le terme. Peut-être. En tout cas, on peut le ressentir comme ça, parce que les martiens n'a qu'un intérêt limité par rapport à la trilogie. Il n'explique presque rien, n'apporte que peu d'éléments pour éclairer certains points restés obscurs. On ne nous donne rien pour compléter l'histoire de Mars la rouge à Mars la Bleue, exceptés quelques intrigues (le lien entre Maya et Coyote, par exemple). On ne nous dit rien sur la mort de John Boone. On ne nous dit pas si Hiroko est morte ou non. Hormis le fil rouge du descendant d'Ann Clayborne et le texte relatant la magnifique et passionnante ascension d'Olympos Mons, l'ouvrage n'explore pas de pistes tangibles et intéressantes.
Après être sorti impressionné par Mars la Bleue, on tombe littéralement de haut. Les Martiens n'est tout simplement qu'anecdotique, en comparaison. Presqu'une arnaque.

La conclusion de à propos du Roman : Les Martiens [2000]

Manu B.
50

Surfer sur la vague du succès, c'est parfois risqué, car à part quelques nouvelles, ce recueil est tout à fait dispensable et n'apporte quasiment aucun élément sur la trilogie.

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