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Critique du film : Legion of the Dead [2002], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 26 août 2008 à 15h38

Quand les allemands se mettent au grindhouse

Luke et William sont deux globe-trotters qui traversent l'Amérique, deux sympathiques voyageurs décontractés, amateurs de bières et de jolies filles, et armés d'un humour d'un tel niveau de raffinement qu'il pourrait faire passer les blagues potaches de Bud Spencer et Terence Hill pour des proses d'Hemingway. Un jour, leur route croise celle d'un psychopathe baveux, armé et dangereux. Faits prisonniers, ils se retrouvent embarqués dans un road-movie burlesque qui s'achève de manière paroxysmique dans un défouloir pyrotechnique (c'est fou comme ces voitures américaines explosent facilement).
Débarrassé de leur ravisseur par un "brave lonesome cowboy", Luke et William s'arrêtent dans une cantina pour se restaurer et se rafraîchir le gosier. Là, William flashe littéralement sur Geena, une belle brune qui, tel un modèle de chez L'Oréal, secoue ses cheveux au ralenti. Mais les soucis ne sont pas terminés pour ces deux olibrius, car leur arrivée correspond à celle des sbires de Tagaio, un démon qui veut récupérer son bien - c'est à dire Geena - et qui, pour assouvir ses ambitions hégémoniques, entreprend de créer une armée de morts-vivants.


A coté de cela, parallèlement aux mésaventures de Luke et William, Olaf Ittenbach nous invite aussi à accompagner les perfides serviteurs de Tagaio dans leur stratégie de recrutement de morts-vivants. Une méthode très sophistiquée qui consiste tout simplement à séquestrer des gens, avant de se moquer d'eux puis de les assassiner. On se rend alors compte, à travers une succession de gags "slapstick" et tartes à la crème, que ces démons sont des véritables crétins, aussi maladroits que méchants.
Bref, à un moment donné, tout ce beau monde se retrouve réuni à la cantina de Geena. Les choses ne tardent pas à tourner au vinaigre quand Luke et William prennent la défense de Geena. Tagaio lance alors ses hordes de zombies et ses démons sur les humains coincés dans le bar. Une bataille enragée s'engage alors entre les force du mal et les braves consommateurs transformés en guerriers pour l'occasion.
C'est quasi certains. Pour Olaf Ittenbach, Legion of the Dead est la consécration d'un rêve: réaliser un film d'horreur avec des moyens et des acteurs dignes de ce nom, et dans un cadre idéal. Et, au final, pas grand chose à redire, ce film, réalisé en partie aux USA, est très satisfaisant du point de vue technique. Par contre, pour les fans de ciné indépendant, Legion of the Dead était l'espoir de voir enfin du cinéma trash de "qualité" et sans aucune retenue ni censure. En effet, quoi de plus excitant de savoir que le roi du splatter craspec allemand allait enfin bénéficier de tous les supports nécessaires pour donner à son style une plus grande envergure. Et de ce coté là, il est certain que les inconditionnels de Olaf Ittenbach sont restés sur leur faim.

Car Legion of the Dead est une comédie horrifique bien moins gore que les précédentes oeuvres du cinéaste teuton. Le scénario se veut une sorte d'hommage référentiel à Une nuit en Enfer, c'est à dire un road-movie horrifique à la sauce chili, mais en adoptant un ton de traitement nettement plus parodique, à la limite du burlesque. Hors, bien que, contrairement au film de Robert Rodriguez, les actes horrifiques se produisent dés le début du métrage et que les gags s'enchaînent sur un rythme effréné, Legion of the Dead se révèle bien trop bavard durant sa première heure. Avec, de plus, de lignes de dialogues débiles et/ou sans intérêt. Et si à cela on ajoute le fait que l'humour, vraiment trop lourd, laisse plus perplexe qu'il n'amuse, force est d'avouer que l'on s'ennuie un peu entre deux séquences gores. Heureusement, cela s'arrange quand le film verse dans le gunfight démoniaque.
Du coté de l'interprétation, les accrocs de la chaîne câblée Action ne manqueront pas de reconnaître dans le rôle de Tagaio le kickboxer Mathias Hues, comédien abonné aux rôles de vilain et très souvent vu dans les séries B survitaminées ou sévissent Van Damme, Gruner et autres Lundgren. Les autres acteurs ne sont guère connus (sauf Michael Carr pour les amateurs d'érotisme soft) mais ils assurent assez bien leurs rôles caricaturaux, qui n'exigent pas, il est vrai, un grand talent dramatique. Néanmoins, cela change des habituelles oeuvres d'Olaf Ittenbach, généralement interprétées par une pléiade de comédiens recrutés parmi ses potes, parents et voisins.

Comme je le disais plus haut, le gore est nettement moins présent que dans les précédents (et les suivants) films d'Ittenbach. Il n'en est pas pour autant complètement absent. Le déchaînement attendu se produit en fait dans la dernière demi-heure, le sang et la tripaille giclant sous les impacts des balles. Ce brave Olaf adore les gunfight sanglants filmés au ralenti et il s'attarde à nous le prouver... sans oublier de nous proposer aussi quelques éviscérations, amputations et empalements plus rustres. C'est très marrant, le rythme est bon, bref, c'est du boulot d'artisan consciencieux et très content d'être là. Il est cependant dommage que le réalisateur ait choisi d'insérer des très laids (mais vraiment très très laids) morphing numériques qui gâchent un peu le spectacle.

La conclusion de à propos du Film : Legion of the Dead [2002]

Nicolas L.
40

Beaucoup de fans d'Ittenbach dénigrent Legion of the Dead. Je peux les comprendre, moi même ayant été assez surpris par les choix du réalisateur, très sage sur le coup. Cependant, la première surprise passée, j'en suis arrivé à penser que la démarche du cinéaste n'était pas si stupide que ça. En effet, malgré un scénario assez crétin et des gags très lourds, le film parvient à ses principaux objectifs: arriver à nous distraire tout en permettant à Olaf Ittenbach de (se) prouver qu'il était autre chose qu'un tâcheron du cinématographe expert dans l'équarrissage.

Que faut-il en retenir ?

  • Un film sans prétention
  • Une dernière demi-heure bien délirante
  • Des effets gore

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario crétin
  • De l'humour qui tombe à plat
  • Trop bavard
  • Moins trash qu'espéré

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