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Critique du film : Slime City [1989], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le dimanche 24 août 2008 à 16h25

Concentré d'âmes en gelée

Un jeune étudiant s'installe dans un appartement situé dans un vieil immeuble tenu par deux vieilles dames un peu excentriques. Alex va vite faire connaissance de ses principaux voisins: Adam, un jeune homme à l'âme de poète et surtout Nicole, une étrange beauté brune aux attitudes provocantes...


Slime City est un film peu connu mettant en scène de nombreux éléments narratifs propres au cinéma de genre des années 80. Le film de Greg Lamberson (un cinéaste reconverti aujourd’hui dans l’écriture de romans horrifiques) raconte en effet l'histoire d'un jeune homme confronté à des évènements extraordinaires et terrifiants, et il va même finir par y être directement impliqué. Musique, photographie, rythme, tout nous ramène aux grandes heures du cinéma bis. Maintenant, une question qui peut nous venir à l'esprit est: comment situer Slime City au milieu de cette masse de productions qui ont noyé cette période très riches en pépites cinématographiques.
Le scénario de Slime City est, sans être exhaustif, une sorte de mélange de Street Trash, Videodrome, The Stuff et des films de Brian Yuzna. Du premier, il récupère l'imagerie et la thématique, avec l'introduction dans le récit d'une substance liquide qui amène une modification cellulaire du consommateur et d'une photographie jouant énormément des couleurs fluorescentes. Du second, le film tire l'idée du contrôle de la chair, avec des personnages pouvant modifier leur enveloppe charnelle pour lui donner des incroyables facultés. Du troisième, il tire bien sûr le thème du « tu es ce que tu manges », avec la présence de « vins » et de « crèmes déserts » dotés de leur vie propre. Quand au quatrième aspect, il est essentiellement dû au choix de traitement, très glauque, qui nous ramène à Re-animator et From Beyond, et cela même si l'absence d'humour noir fait que la comparaison s’arrête là.

On regrette d'ailleurs que Greg Lamberson n'utilise pas plus l'arme humoristique pour mieux faire passer les moments les moins crédibles de ce récit narrant les expériences « alchimiques » de ce groupe de dingues en quête d'immortalité. Cependant, malgré le fait que le film n'est pas du tout effrayant, ni écœurant, il reste assez amusant à suivre, grâce à une interprétation convaincante (surtout de la part de Mary Huner, qui incarne deux rôles diamétralement opposés) et quelques effets spéciaux très sympathiques.
En effet, le grand guignol est fortement présent, surtout dans le dernier quart d’heure, avec une véritable séquence de boucherie et, comme pour Street Trash, les effets de Slime City jouent de l'utilisation de substances fluorescentes et gluantes. C'est tout à fait dégueulasse mais assez peu gore pour ce type de métrages, même lorsque l'on assiste à des scènes de décapitations ou de mutilations diverses et variées - l’hémoglobine se mélangeant aux multiples colorants alimentaires utilisés. L'idée, bien entendu, est d'en montrer le plus possible tout en évitant au mieux les foudres de la censure. Évidemment, la première conséquence est que les passages sanglants sont plus amusants que choquants.

Il faut bien le signaler aussi : Slime City souffre de son manque de budget, notamment dans le domaine de la réalisation. Greg Lamberson a décidé d'utiliser un rythme posé, c'est un fait. Ce n'est pas vraiment là que le bas blesse (sauf pour certaines séquences qui tirent en longueur, comme la pseudo danse érotique de Nicole, qui se veut peut-être un clin d’œil à The Wicker Man). C'est plutôt lors de la mise en forme des scènes «choc » que se situe le vrai problème. Dans ces moments, le rythme très lent laisse apparaître un manque de fluidité entre les plans gores. Il en résulte une artificialité gênante, comme si l'on assistait à une succession de tableaux grands guignols indépendants avec des victimes mollassonnes (il est évident qu’il s’agit là de mannequins de conception très sommaire) qui restent sans réaction devant les actes, pourtant très lents, de leurs bourreaux.
Enfin, le film est aussi beaucoup plus sage que les œuvres de Brian Yuzna ou de Stuart Gordon. Aucune outrecuidance, aucune critique sociale ou morale ne viennent enrichir le cours d'un récit qui se contente donc de cette histoire de transmigration de l'âme via la matière. Et comme le sujet est mal argumenté, voire pas du tout dans le registre alchimique, le résultat est que le scénario affiche une pauvreté thématique un peu trop évidente, laissant transparaître une manque d'ambition.

La conclusion de à propos du Film : Slime City [1989]

Nicolas L.
50

Slime City est une sympathique série B un peu oubliée. Réalisé par Greg Lamberson, le film ne vaut pas Re-animator ou Street Trash, mais il est supérieur à bon nombre de ces séries B ineptes réalisées ces dernières années. A voir surtout pour ces amusants effets grands guignols bricolés à l'aide de peintures fluos et de latex.

Que faut-il en retenir ?

  • Des effets spéciaux grand guignols amusants
  • Interprétation convaincante

Que faut-il oublier ?

  • Supporte mal la comparaison avec les films de Yuzna et de Gordon
  • Peu d'humour noir
  • Un scénario un peu léger

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