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Critique du film d'animation : Chasseurs de dragons [2008], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 10 avril 2008 à 14h05

Chevaliers rigolos pour nos chères têtes blondes

Seule enfant dans un sinistre château, victime d'un oncle acariâtre et sous la coupe d'un triste précepteur, la petite Zoé se morfond. Elle rêve d'un héros chevaleresque, d'un homme aux exploits extraordinaires qui se serait même de débarrasser sa maisonnée du terrible dragon Bouffe-Monde et, ce faisant, ramènerait la joie en cette contrée. C'est alors qu'arrive Gwizdo et Lian-Chu, deux chasseurs de dragon de seconde zone, mal armés et complètement fauchés. Appâté par le gain, le duo accepte le job - tuer Bouffe-Monde - sans trop savoir ce qui l‘attend au tournant.


Je vais commencer cet article en précisant une petite chose; il est difficile, dans le cas de ce film, de mettre dans un même panier l'aspect technique et l'aspect dramatique, tant les deux composantes se situent qualitativement à des années lumières l'une de l'autre - tout en étant cependant interdépendantes et difficilement dissociables dans le ressenti final. J'ai donc choisi de vous présenter les deux aspects comme deux éléments autonomes avant de faire une conclusion plus générale, sous forme de synthèse.
Commençons, si vous le voulez bien, par l'aspect technique...
Franchement, et je vous le dis tout de go, la 3D de Chasseurs de Dragon m'a filé une sacrée claque. On s'extasie souvent sur les produits Pixar et autres grosses cylindrées américaines, et bien sachez que les studios français sont capables de faire tout aussi bien, et pour nettement moins cher! Il faut dire que ce monde créé par Arthur Qwaka et Guillaume Ivernel, déjà d'une grande qualité esthétique en BD et en dessin animé, se prête exceptionnellement bien au visuel numérique. Un monde fantasmagorique, mélangeant des influences occidentales (heroic-fantasy) et extrême-orientales (un monde en suspension qui semble sortir de l'imaginaire de Miyazaki), et présentant une légèreté cotonneuse extraordinaire, une sensation à la fois féerique et cartoonesque. Le tout est de plus doté d'une qualité d'animation haut de gamme, avec une fluidité et un naturel frôlant la perfection. Bref, c'est fichtrement original dans le fond et réussi dans la forme. Enfin, en ce qui concerne l'application des textures, les concepteurs se sont orientés vers un aspect jeu vidéo très forcé. Un choix, certainement dépendant du fait que les principaux "clients" de la licence Chasseurs de Dragon se trouvent dans la tranche d'age 8-12 ans, qui n'est pas un défaut en soi mais qui, comme on va le voir plus loin, revêt une grande importance dans le potentiel émotionnel de ce récit.

Car, une fois passée cette première impression positive liée à une prouesse technique époustouflante, il convient de se pencher sur l'impact narratif. Et là, on est beaucoup moins enthousiaste...
Chasseurs de Dragon a deux gros défauts qui nuisent à son efficacité: le manque de vie de ce monde suspendu et un scénario trop fade. Dans ce constat, les personnages principaux, même s'ils sont peu originaux (l'habituel couple complémentaire gros flegmatique / petit teigneux, accompagné d'un animal farceur et péteur), ne sont pas en cause. Ils sont même plutôt sympas, notamment grâce au bon boulot de Vincent Lindon et Patrick Timsit. Non, le problème vient du fait qu'ils se retrouvent plongés dans un univers tristement vide de toute vie, avec une impression d'artificialité amplifiée par cet aspect jeu vidéo cité plus haut. Ainsi, hormis le premier plan sur lequel évoluent nos héros, cette petite fille et leur adversité directe, vous ne trouveriez rien de remarquable dans la mise en scène - à part une sensation de vide. Puis, concernant le scénario basé sur le thème du "Héros malgré lui", il est regrettable de constater qu'il ne satisfera que les plus jeunes car, en plus de présenter des personnages qui ne sont que des stéréotypes construits à base de clichés, il ne bénéficie que d'un seul - et très naïf - niveau de lecture. L'absence de second degré est alors fortement préjudiciable au déclenchement d'un processus d'accroche pour tous les spectateurs ayant cessé depuis longtemps de sucer leur pouce.

La conclusion de à propos du Film d'animation : Chasseurs de dragons [2008]

Nicolas L.
60

Donc, comme vous avez pu le lire (et je vous remercie d'ailleurs de votre attention), j'ai été totalement conquis par la maîtrise technique démontrée par les concepteurs de Chasseurs de Dragon, séduit par cet univers bizarre et original et cependant très déçu par le manque de profondeur de l'histoire et la pauvreté de la mise en scène. Au final, cependant, le bilan reste - à mon avis - positif, car si le public dans sa grande majorité est à même de trouver ce film un peu trop sage et guère enthousiasmant, la tranche la plus jeune, qui - elle - se contentera d'assimiler le sujet sur un unique et très naïf niveau de lecture, devrait apprécier particulièrement le spectacle. Et comme c'est assurément la catégorie d'audience ciblée par les auteurs, de ce point de vue, le pari est réussi.

Que faut-il en retenir ?

  • Un niveau technique époustouflant
  • Des personnages amusants
  • Un univers original
  • Idéal pour la tranche 8-12 ans

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario banal et sans finesse
  • Une sensation de manque de vie un peu gênante
  • Personnages stéréotypés
  • L'émotion sacrifiée sur l'autel de la technique

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