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Ne ratez pas ce foulancement de 3 romans de la Ligue des écrivaines extraordinaires
Trois romans Fantastiques de Trois autrices Extraordinaires ou l'inverse ?!

Sushina LAGOUJE est autrice de romans, dont Comme sur des roulettes, un polar comique d’une femme en fauteuil roulant qui veut se débarrasser de son mari... Sushina prend part activement à l’aventure Ulule pour le financement participatif de 3 romans, elle y assure l’écriture d'un d'entre eux Virginia Woolf contre Rahn-Tegoth. Un roman dans les années 1910 où l’héroïne Virginia se croit folle, comme le pense toute sa famille

SFU : Bonjour Sushina. Merci de te présenter pour nos lecteurs qui ne te connaîtraient pas.
SL :
Tu as déjà bien commencé le travail je trouve ! Je suis une jeune vieille autrice de 35 ans. J’ai commencé à écrire dans la presse satirique ; je suis encore active, quand j’ai le temps, dans Zélium et Mazette. Mon écriture est donc marquée par l’humour, même si ce dernier est souvent assez cynique. Je n’ai pas de genre de prédilection : j’ai adoré écrire un polar, adoré écrire ce roman fantastique et en ce moment j’écris une nouvelle de SF…et c’est le pied aussi !

SFU : Quelle est ta formation ? Ecris-tu par passion ?
SL :
J’ai une formation littéraire avec un master de lettres. Dans la « vie civile », je suis professeure de français donc oui, j’écris par passion, souvent pendant les vacances d’été où j’essaie d’avancer au maximum mes projets.

SFU : Depuis quand écris-tu et quel fut ton premier roman ?
SL :
J’ai commencé à écrire à l’âge de 17 ans pour séduire un jeune homme figure-toi (ça a fonctionné mais le jeune homme ne valait pas le coup en fait ! (rires)). J’ai débuté avec du format court, des réécritures gores de contes de fées, ça m’amusait beaucoup. Mon premier roman est Comme sur des roulettes, sorti il y a 4 ans. Ça m’a permis de tordre le cou à certains clichés liés au handicap car je suis moi-même myopathe.

SFU : Peux-tu nous présenter, en quelques lignes ce projet collectif de financer non pas un mais trois romans et de plus trois écrivaines ?
SL :
La Ligue des écrivaines extraordinaires est une collection des Saisons de l’Étrange dont la première saison est sortie l’année dernière. Il s’agit de mettre en scène des écrivaines célèbres affrontant les monstres littéraires les plus terrifiants. Chaque roman est indépendant mais fait partie d’un même univers. Il s’agit d’un hommage à la littérature pulp et à ces écrivaines. Cette année, c’est George Spad, Laurianne Gourrier et moi-même Sushina Lagouje qui avons pris nos haches et nos colts pour affronter les monstres (rires). Je suis vraiment très impatiente de lire les œuvres de mes consœurs : c’est passionnant de voir comme chacune s’approprie de manière très personnelle son histoire d’écrivaine luttant contre les forces du Mal.

SFU : Comment es-tu venue à participer à ce projet collectif ?
SL : C’est la mystérieuse Démona qui m’a appelée un jour (Christine Luce en fait, directrice de la collection). J’ai cru à du démarchage au début et j’ai failli lui raccrocher au nez (rires) ! Heureusement que je ne l’ai pas fait ! Elle recherchait des jeunes autrices pour ce projet et me suivait sur les réseaux sociaux où elle a découvert ma prose et mon premier roman.

SFU : Quel est ta contribution dans ce projet ? Peux-tu nous toucher deux mots de ton futur roman ?
SL :
Virginia Woolf contre Rhan-Tegoth évoque l’autrice juste après son mariage avec Leonard, avant qu’elle ne soit publiée. Elle s’est rendue seule en Cornouailles où elle séjourne en secret mais est torturée par des voix qu’elle entend et des hallucinations terrifiantes. Elle se croit folle mais elle est au cœur d’une terrible machination des forces du Mal. Heureusement, elle rencontre Sarah, jeune provinciale gouailleuse et sans-gêne qui l’agacera autant qu’elle l’aidera à combattre le terrifiant Rhan-Tegoth.

SFU : Peux-tu nous donner les pitchs des romans de tes co-autrices sur ce projet ?
SL :
Avec grand plaisir.
Dans Selma Lagerlöf contre les trolls, l’autrice profite d’un congé octroyé par le pensionnat qui l’emploie, mais la mort affreuse d’un braconnier gâche les retrouvailles dans la maison familiale. Elle soupçonne immédiatement une origine inhumaine au crime, et la disparition de tante Maga, détentrice des secrets des peuples invisibles, n’en paraît que davantage inquiétante. En l’absence de son mentor qui lui révéla ses propres perceptions extraordinaires, Selma se résout à élucider le meurtre avec pour seule aide la présence embarrassante de Hepti, l’avorton de pierre. Une mission impossible lorsqu’elle comprend que l’appât du gain des hommes a rompu le pacte de paix avec les trolls. Impossible ? Pour une autre qu’elle, peut-être, mais ni sa hanche amoindrie ni sa condition féminine ne l’empêcheront d’affronter chasseurs et trolls pour éviter le désastre.

Dans Renée Dunan contre les mutants, la Grande Guerre fait rage, le conflit mondial déchaîne les puissances industrielles et donne naissance aux technologies meurtrières de masse, la mort scientifique s’abat sur les champs de bataille. La jeune Renée a fui Avignon, sa famille et son éducation religieuse pour devenir journaliste. Dans l’enfer du nord de la France, alors qu’elle enquête sur les horreurs de la guerre, elle découvre pire encore que le char d’assaut ou le gaz moutarde : les soldats mutants. La future écrivaine aux cent pseudonymes ne renonce pourtant pas à sa vocation, décidée à convaincre sinon le monde, au moins les volontés farouches qui l’aideront à repousser la menace d’extinction.

SFU : Qu’est-ce qui t’a inspirée ou quelles sont tes sources d’inspiration pour écrire ton roman ?
SL : L’inspiration de la collection, c’est le roman de Paul Féval Ann Radcliffe contre les vampires, publié également aux Saisons de l’Étrange : https://www.moutons-electriques.fr/editeur/saisons-etrange/ann-radcliffe-vampires . Ça tombait bien, je le connaissais déjà. Je l’ai relu en prenant des notes, afin de repérer certains procédés typiquement fantastiques comme la multiplicité des locuteurs, l’utilisation du journal intime, l’incertitude entre rêve et réalité, etc... Je me suis beaucoup inspirée également de la littérature fantastique du XIXe siècle, notamment de Guy De Maupassant ou Edgar Allan Poe, que j’adore, mais avec davantage d’humour. Je me suis aussi inspirée de La Promenade au phare de Woolf pour l’ambiance et de « L’Horreur dans le musée » de Howard Phillips Lovecraft pour ma créature.

SFU : Écrire ton roman fut un projet difficile, long ou compliqué ? Es-tu plutôt rapide ou lente pour écrire ? Écris-tu sur plusieurs livres et/ou autres de front ?
SL : Je ne peux me consacrer qu’à un projet à la fois : je suis assez monomaniaque et obsessionnelle, si je fais quelque chose, c’est à fond, en ne pensant qu’à ça. C’est pour ça que j’ai du mal à écrire en période scolaire, quand les petits humains sont ma priorité (rires). J’ai donc écrit mon roman sur plusieurs périodes de vacances scolaires. C’était un vrai bonheur de le retrouver à chaque fois et je me suis beaucoup amusée, mais je me mettais aussi beaucoup de pression car je voulais être digne de cette collection.

SFU : Comment écris-tu sur un carnet, des feuilles volantes puis sur ordinateur ? Te réveilles-tu la nuit pour prendre des notes de tes idées ou alors sous la douche au réveil ?
SL :
Le plus souvent, j’ai besoin de commencer ma séance d’écriture dans un cahier, le temps d’être à l’aise mais ce n’est pas systématique non plus. Je suis un peu insomniaque alors je construis beaucoup mes récits la nuit : je résous pas mal de problèmes de narration à 2h du matin ! J’écris par contre surtout le matin et je me relis l’après-midi.

SFU : Ton roman semble être un hommage à Lovecraft et aux tentacules, est-ce bien le cas et pourquoi ?
SL :
J’ai été une grande lectrice de Lovecraft dans mon adolescence. Je préfère ses nouvelles indépendantes à celles rattachées à un mythe. Ma préférée reste « Le Monstre sur le seuil » parce qu’elle est outrancière, perturbante et répugnante. Je voulais conserver cet aspect répugnant donc oui, mon roman est plein de tentacules et de matières gluantes !

SFU : Quels paliers ont déjà été atteints ? Avez-vous prévu des paliers secrets dont tu peux nous parler ?
SL :
On a actuellement atteint le premier palier et j’aimerais beaucoup qu’on arrive au moins au deuxième qui débloque le roman de Mme Leprince de Beaumont contre la Bête de Christine Luce : j’ai vraiment très envie de le lire ! Le must, ça serait quand même d’atteindre le palier 4 car ça nous permettrait de replonger dans l’univers de nos héroïnes avec un recueil de nouvelles supplémentaires. Souscrivez donc, j’ai envie de passer encore un peu de temps avec Virginia !

SFU : Quel(s) livre(s) lis-tu actuellement ?
SL :
Je viens de finir l’excellent roman d’Alex Nikolavitch Les Canaux du Mitan, chez les Moutons électriques, dans une veine plutôt fantasy et j’ai entamé un polar colombien, Des hommes en noir de Santiago Gamboa.

SFU : Ton roman semble être inspiré ou tiré d’une campagne de L'Appel de Cthulhu, le jeu de rôle, est-ce le cas ?
SL :
Je suis désolée de te décevoir mais non, je n’ai encore jamais participé à un jeu de rôle ! J’aimerais beaucoup essayer un jour par contre ; c’est un univers qui me semble passionnant.

SFU : Quels sont tes futurs projets de d’écriture de livres, éventuellement un autre projet collaboratif entre autrices ?
SL :
Je suis en train d’écrire une nouvelle SF. Encore un genre nouveau pour moi, je n’en ai jamais écrit avant. Je passe donc beaucoup de temps à chercher des renseignements sur les technologies du futur, notamment les biotechnologies et c’est passionnant ! Après cela, je ne sais pas du tout ce que je ferai, ni quel genre j’explorerai. Ça sera la surprise !

SFU : Merci pour cette belle interview et tes éclairages sur ton projet participatif de ces trois romans. Ces derniers peuvent être une bonne idée de cadeau (ou d’auto-cadeau), pour 30€ les 3 livres et pdf, en ces temps proche des fêtes et qui plairont aux amatrices/amateurs de tentacules ou ambiances proches de celles de Howard Phillips Lovecraft. Mais décidez-vous rapidement car ce foulancement se clôturera ce jeudi 10 décembre à minuit ! Toutes les infos nécessaires pour avoir votre (vos) exemplaire(s) sont par-là : https://fr.ulule.com/la-ligue-des-ecrivaines-extraordinaires-la-releve

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Auteur : NURTHOR
Publié le mardi 8 décembre 2020 à 09h00

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