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Cuits à point : l'autrice Elodie Serrano répond à nos questions

Tous les ans, les Indé de l'imaginaire (Mnémos, ActuSF et les Moutons électriques) publient les pépites de l'imaginaire : trois romans de jeunes auteurs encore peu connus. ActuSF publie donc Cuits à point d'Elodie Serrano. Nous avons eu l'occasion de lui poser quelques questions sur son roman.

Si tu devais présenter ton roman en 3 mots ?

On va dire : Londres – Aventure - Chaleur

Peux-tu nous en dire un peu plus quand même ?

Il s’agit d’un duo de démystificateurs qui sont appelés à Londres parce que la ville se réchauffe. Il fait la température d’un été italien en plein février, quoi. Du coup, les lords s’inquiètent et voudraient savoir de quoi il retourne. Sauf que le duo français sont convaincus que le surnaturel n’existe pas et que leur métier consiste à démonter les arnaques. Et qu’on les met en équipe avec des enquêteurs londonien qui pensent le contraire. Du coup, ça va faire quelques étincelles.

Tes personnages sont hauts en couleur, chacun avec leur spécificité. Comment les as-tu construits ? Comment envisages-tu la place de la femme dans l’écriture, l’intrigue, l’imaginaire en général ?

Bonne question. Je ne sais pas vraiment, ils viennent selon mes besoins et celui de l’intrigue, mes envies d’interactions aussi. Anton est clairement apparu pour s’opposer à Gauthier par exemple. Et Anna venait modérer le ronchon et porter une voix féminine que je prends soin à mettre dans mes histoires.

Concernant la place des femmes. Eh bien, le constat est simple : elles existent. Elles constituent la moitié de l’humanité. Une histoire qui n’en aurait pas me paraitrait manquer franchement de réalisme. Ne parlons même pas de les réduire à certains clichés que je n’ai pas besoin de lister tellement on les connait par cœur. Alors moi, j’en mets, autant que je peux, autant que je veux. Parce qu’elles ont le droit d’être là, parce qu’on ne leur donne pas assez la parole et parce que la littérature déborde tellement d’hommes dans tous les sens, je peux mettre 100% de femmes dans toutes mes œuvres que ça ne rattrapera toujours pas la statistique.

Pourquoi avoir choisi Londres pour cette aventure ?

Parce que la ville m’a toujours attirée, ainsi que la culture anglaise. Et puis, je voulais le contraste du flegme anglais avec quelques scènes bien moins sereines du roman. Je l’ai visitée depuis, mais je n’y avais pas encore mis les pieds quand j’ai écrit le roman. J’ai dû passer un certain temps, voir un temps certain, à regarder les plans de la ville et des photos d’époque.

Si tu étais une démystificatrice, tu serais plutôt du genre à chercher les arnaques ou à vraiment croire en la magie ?

Je suis de formation scientifique du coup, même si j’adorerais y croire, il y a une petite voix qui me rappelle toujours que ce n’est pas possible. Cela dit, si j’exerçais le métier, ce serait par conviction du surnaturel et par envie de démêler le vrai du faux. Je ne pourrais jamais avoir le cynisme nécessaire pour démonter les arnaques une par une. En plus j’aurais une petite pointe d’espoir, bien cachée au fond, de me tromper un jour. Ça me rendrait aigrie je pense.

Tu es aussi novelliste (Le Sort en est jeté chez Malpertuis, ainsi que de nombreuses participations à des anthologies). Vois-tu une différence dans le travail des nouvelles et des romans ? Dans leur écriture ou leur conception ?

Oui, bien sûr, une nouvelle c’est bien plus vite écrit !

Après, de façon plus sérieuse, la structure est différente. Dans une nouvelle, on peut faire quelque chose de nerveux, centré sur une idée forte, se permette de décrire à minima. Sur un roman, on prend plus son temps, on réunit des idées, des personnages et il faut décrire (oui, j’insiste sur les descriptions, c’est ma bête noire).

Chaque format a ses atouts et ses inconvénients. J’aime les nouvelles pour leur côté bref qui ne monopolise pas l’esprit trop longtemps. Et j’aime les romans pour me plonger entièrement dans un univers et fréquenter les mêmes personnages pendant des mois d’écriture et de corrections.

As-tu d’autres projets ? D’autres titres ou anthologies à venir ?

Je serais au sommaire du prochain Présence d’Esprit, avec une nouvelle écrite en match d’écriture en 2017. Un texte assez barré avec un poulpon à la recherche du bout d’humain qui manque à sa collection. Et je serai également fidèle au rendez-vous de l’anthologie annuelle de Malpertuis, avec un texte qui parle de chiens et de ce qu’on fait pour eux.

Sinon, je travaille sur une suite à Cuits à point, qui se passera elle à Séville, et une novella préquelle à mon premier roman, Les baleines célestes, qui reviendra sur la découverte des créatures. En bref, je ne risque pas de m’ennuyer.

Pour le mot de la fin : un petit mot à tes futurs lecteurs ?

En route pour l’aventure ! Et surtout, on n’oublie pas le proverbe : Keep calm and carry on !

Merci à Elodie pour ses réponses !
N'hésitez pas à découvrir son roman, Cuits à point, disponible en papier et en numérique.

Auteur : Bénédicte C
Publié le jeudi 9 avril 2020 à 09h00

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