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BIFFF 2018 : Welcome !
Début du festival... pour nous...

Le BIFFF 2018 a commencé !... depuis le 3 avril pour l'ensemble de la planète, et depuis hier pour nous. Nous sommes bien arrivés à Bruxelles (au cas où vous vous seriez inquiété, rassurez-vous, tout va bien), et nous avons rapidement retrouvé notre chemin jusqu'au palais des Beaux-Arts (ou Bozar, oui, ça s'appelle comme ça pour de vrai) qui héberge le meilleur festival de films du monde. Sur place, la configuration avait un peu changé, mais nous avons tout de même rapidement retrouvé l'endroit le plus important du BIFFF : la salle de ciném le bar ! Une Troll (ou deux), et c'est parti pour une semaine de festival !

Welcome !!!!!

RV : Resurrected Victim

Adepte de cinéma coréen, j'ai été content de commencer cette édition 2018 du BIFFF par une production de ce pays. Oui, de mon avis, le cinéma coréen est aujourd'hui souvent synonyme d'une certaine qualité (tout du moins il offre un des cinémas les plus intéressants).

RV : Resurrected Victims, ce n'est pas que le nom du film, c'est aussi comme ça que les spécialistes ont nommé un phénomène qui frappe plusieurs pays et qui consiste à voir des morts revenir à la vie pour se venger avant de disparaître dans un tour de flamme. Et il se trouve que la mère de Jin-hong, un procureur loin d'être tendre avec les criminels, morte il y a sept ans, refait son apparition chez sa soeur. Loin de ressembler à un zombie qui tomberait en morceau, plus fraiche que jamais, cette dernière semble ne pas vraiment se soucier d'avoir été tuée, du moins jusqu'à ce que, sans véritable raison apparente, elle tente de poignarder son fils ! Aurait-il quelque chose à voir avec sa mort passé ?

Ce film de Kwak Kyung-Taek (The Classified File, Eye for an Eye) est un croisement entre enquête policière à retournement de situations, film de vengeance et retour des morts-vivants (sans la chair qui tombe en lambeau). Si, techniquement, la photographie et la réalisation sont soignées, et que globalement le long-métrage intrigue par son mélange des genres et son côté puzzle, le scénario bordélique ne semble pas toujours cohérent. Et si globalement j'avoue mettre jamais ennuyé (et avoir même plutôt pris du plaisir), la fin m'a paru trop moralisatrice et appuyée pour en sortir avec un goût de parfaite satisfaction. Car oui sachez-le, la vengeance c'est mal et le pardon c'est bien !

Richard B. : 5,5/10

Veronica

C'est triste, mais Jaume Balaguero et Paco Plaza, le duo de réalisateurs qui avaient créé [REC], sont visiblement retombés dans l'anonymat. Le dernier film de Balaguero, Muse, est par exemple sorti dans une seule salle française en début d'année (sans pub, un peu honteusement). Et c'est un peu la même chose avec le dernier film de Paco Plaza, Verónica. J'étais tout content hier, je me disais « chouette Vincent - oui, j'aime bien me parler à moi-même - tu vas à une avant-première d'un des réalisateurs de Rec, ça va être cool et tu vas pouvoir en parler avant tout le monde ! ». J'avais faux sur toute la ligne. Déjà, ce n'est pas du tout un film cool, mais en plus, en allant jeter un oeil sur IMDB, je me suis aperçu qu'il était sorti en France au mois de janvier. Je ne le savais pas, je n'en avais pas du tout entendu parler, bref, ça a été la découverte totale ! C'est ce qu'on appelle du bon boulot de journaliste ! D'ailleurs, Télérama vient de m'appeler pour me débaucher !

Bref, Verónica est un film réalisé par Paco Plaza, à qui l'on doit le génial [REC], le beaucoup moins bon [REC] 2 ainsi que le sympathique mais pas super non plus [REC] Génesis. On lui doit également, dans sa prime jeunesse, une petite péloche bien sympathique, L'enfer des loups. Si le gars n'a pas le  talent de son comparse Jaume Balaguero, il n'en demeure pas moins être un réalisateur tout à fait solide. On avait donc hâte de voir ce qu'allait donner sa nouvelle réalisation solo. Et bien... ce n'est pas terrible du tout.

Verónica est un film de possession comme il en existe... des dizaines (au bas mot). Alors ce n'est pas un mauvais film de possession, et si c'est la première fois que vous en voyez un, ça risque même de vous faire son petit effet. Cela explique probablement le succès du film en Espagne, car Verónica propose du bon frisson à destination du grand public. Pour l'amateur de genre, ce sera en revanche une toute autre histoire tant le film use, abuse et recycle tous les clichés de ce type de film (on peut prendre un bloc note et cocher, patiemment, dans l'ordre, les uns après les autres, toutes les figures imposées du genre). Du coup, et bien, on s'ennuie un peu devant Verónica et son programme convenu.

Ceci étant dit, le film bénéficie tout de même que quelques qualités : la mise en scène de Paco Plaza est soignée (avec ici et là quelques belles séquences), le film bénéficie d'un soin technique appréciable (notamment sur la lumière) et les comédiens (quasiment tous enfants ou adolescents) sont excellents. Bref, si ce genre de film est votre came (ou si vous n'en avez jamais vu), Verónica pourra sans soucis vous plaire ; pour les autres, passez votre chemin, le film s'avère très dispensable.

Vincent L. : 4/10

Hunting Emma

Emma sous ses airs de jeune femme sage, seule et en quête du prince charmant, pourrait bien cacher son jeu. Et rien de tel que partir quelques jours en vacances pour voir son papa, tomber en panne sur les routes de l'Afrique du Sud et croiser en chemin une tortue et quelques spécimens humains qui ont tous des caractéristiques des méchants bonhommes, pour faire ressortir aux galops les leçons de commando du paternel. Oui, Emma, c'est une Rambo en puissance et il ne fallait pas la faire chier.

Basé sur un scénario d'un auteur sud-africain de best-sellers (Deon Meyer), Hunting Emma peut se voir soit comme une comédie bis ridicule mais rarement ennuyeuse (le successeur d'une vague du cinéma d'action bis d'un certain cinéma italien et américain des années 80 à la sauce féminine), soit comme un nanar aux situations improbables et aux dialogues appuyés. Personnellement je l'ai pris dans le cadre de l'option 1 et j'avoue mettre bien marré (il faut dire que la salle du BIFFF aide bien à ça). Hunting Emma peut se voir un peu comme si on avait l'ambiance d'un western italien qui rencontrerait le premier Rambo mais avec des dialogues d'un film avec Chuck Norris, tout cela dans une mise en scène qui appuie chaque émotion.

Même si je suis sorti de la salle avec un avis plutôt mauvais, plus j'écris et je repense au film, plus je me dis que ce film serait en fait de ce qu'on pourrait qualifier de "vrai plaisir coupable". Il faut reconnaître que voir ce paternel boiteux, ancien commando, blablater des heures sur sa fille devant un pote, tout en sachant que cette dernière est en danger, sans aller chercher le moindre secours, semble assez surréaliste. Même si sa fille chérie et traquée, il l'a formée très jeune, et même si elle est mauvaise tireuse, c'est quand même une sacrée experte en close combat, donc autant rentrer, s'assoir devant la route de sa maison à attendre qu'elle rentre au bercail.

Le film n’a clairement pas dû couter cher, avec peu d'acteurs et des cadres isolé et naturel. Mais parade à cela, les paysages sont assez westernien et le scénario suffisamment survival pour que ça ne se remarque pas. Bref, certains pourront vous dire que Hunting Emma est mauvais ; ils ne vous mentirons pas, mais pour ma part, je vois ça comme un truc rigolo, crétin qui fait passer un temps pas forcément désagréable.

Richard B. : un généreux 5/10

Charismata

C'est en compagnie d'une salle déchainée qu'on a découvert Charismata, le premier long-métrage de Andy Collier et Toor Mian. Après une sympathique présentation du film par ses deux réalisateurs, qui ont visiblement beaucoup apprécié la spécialité locale (non, je ne parle pas du chocolat), nous sommes entré de bon coeur dans l'univers de Charismata. Et nous nous sommes ennuyés...

Charismata a une immense qualité : il sait bien jouer avec les ruptures de tons pour poser un humour so british délicieux. Nous sommes pas dans une comédie, pas tout à fait dans un film d'horreur non plus, on se trouve quelque part entre les deux, à ne jamais vraiment savoir sur quel pied danser. Qu'est-ce qui nous attend derrière cette porte ? Une séquence choc ? Ah non, un dialogue hilarant entre deux collègues de boulot. A ce niveau, le film fait le taf, parvenant à mener un beau numéro d'équilibriste entre rire et peur (avec, ici et là, quelques super idées pour jouer avec les clichés inhérents au genre).

Le problème, c'est que Charismata ne raconte rien, mais vraiment rien du tout. L'histoire est torchée à la va-vite, et entre les scènes d'expositions (efficaces) et le final (rigolo), le film n'est qu'un immense ventre mou où il ne se passe rien. Comme, en plus, il faut tenir jusqu'aux 90 minutes conventionnelles, Andy Collier et Toor Mian étirent la majeure partie de leurs plans au delà du raisonnable ce qui confère au long-métrage un rythme vraiment dégueulasse. L'heure centrale a donc été le lieu d'une lutte intense contre le sommeil. Bon, à la décharge du film, je reconnais que les heures de route et les demis de Troll n'ont pas aidé, mais quand même...

Avis et texte de Vincent L. : 3,5/10
Richard B. : 3/10

La suite demain... si on survit à une nouvelle journée !

Auteur : Vincent L.
Publié le mardi 10 avril 2018 à 09h00

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