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Critique du Film : Blind

Avis critique rédigé par Richard B. le mercredi 18 mars 2015 à 08:07

Fantasmes et isolement

Dans Blind, nous sommes invités à découvrir une jolie blonde nommée Ingrid, jeune femme malheureusement atteinte de cécité. Refusant d'affronter ce nouveau handicap, elle se terre chez elle et refuse de quitter le seul lieu où elle se sente en sécurité. Dès que son mari Morten quitte le domicile pour se rendre à son travail, Ingrid commence tout d'abord à rêvasser, à écrire ce qui se passe dans sa tête ou à prêter à ses souvenirs ou aux sons délivrés par la radio ou la télévision. Progressivement, elle se laisse absorber par les univers qui l'entourent et ne parvient bientôt plus à distinguer le réel de ses projections fantasmé...

Pour son premier film, Eskil Vogt tente de dresser le portrait d'une femme aveugle qui se réfugie dans ses désirs pour se plonger dans une aliénation progressive. Le but est d’égarer le spectateur entre le monde des songes et la réalité, et ce, pour raconter les tourments d'une femme. Le montage de Jens Christian Fodstad, très bien construit, fait preuve de pas mal d'ingéniosité pour nous surprendre et nous déstabiliser. La photographie de Thimios Bakatakis parvient à retransmettre merveilleusement un univers froid et vide tout en parvenant à y introduire des teintes plus chaleureuses lorsque le scénario le réclame. Les acteurs délivrent de belles performances, que cela soit Ellen Dorrit Petersen ou encore Henrik Rafaelsen. Le scénario ne manque pas non plus d'introduire quelques touches d'humours, parfois « coquines », parfois plus subtiles, ainsi que de l'émotion et des portraits de personnages touchants.

Présenté comme cela, Blind semble donc une parfaite réussite. Certes, la touche « fantastique » est quasi invisible et n'existe que par ce mélange de fantasmes/réalité, deux concepts qui s’y confondent. En fait, si on ne dénote pas vraiment une quelconque faute cinématographique nous ne sommes pas totalement convaincus par Blind. Oui, au début, nous pouvons êtres surpris par des choix qui se montrent sans concessions (par exemple en allant à afficher des images sortant tout droit de plateformes internet coquines) et un humour qui fait mouche, mais voilà, le film s'essouffle très vite et la monotonie s’installe… et cela, assez rapidement. Tout comme l'héroïne, on en vient à se trouver dans une pièce, s'ennuyer et se laisser aller à nos propres pensées et plus celle de l'héroïne. Le rythme de Blind est quasi inexistant et on commence à regarder l'heure. De temps en temps, on retourne un peu dans ce film, car on y retrouve toujours des idées (visuelles) ou des passages drôles, mais on y est jamais totalement et, parfois, il va même à se créer un certain égarement. Dans ces moments, il reste plus qu'à tenter de raccrocher les wagons pour redonner un sens à cette histoire.

50

On ressort de Blind fatigué, avec une impression que le film a été long, mais pour autant on ne peut pas nier que certains passages restent dans nos souvenirs : des choses saisissantes, des idées voire quelques dialogues - comme celui où Ingrid affirme qu'il n’y a pas besoin de regarder la télé pour suivre celle-ci, mais qu'il suffit d'écouter. Mais, au demeurant, il subsiste surtout un sentiment d'insatisfaction. On aurait aimé être plus impliqué et ne pas avoir été si éloigné du récit.

Critique de publiée le 18 mars 2015.

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