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Critique du Film : The Voices
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Critique du Film : The Voices

Avis critique rédigé par Richard B. le lundi 9 mars 2015 à 1359

Entre chien et chat.

The voices ou entre chien et chat

Bien que célibataire, Jerry n’est pas pour autant un solitaire puisqu'il vit en harmonie avec Bosco, un chien qui trouve toujours les bons mots pour le réconforter, et M. Moustache, un chat qui aime à lui dire ses quatre vérités. En parallèle à une vie apparemment tranquille - Jerry semble être une crème, toujours prêt à aider son prochain - il voit pourtant régulièrement une psychologue. En effet, par le passé, Jerry eut quelques traumatismes qui lui obligent à prendre des médicaments afin de le rendre plus « Zen ». Mais c'est le passé, et les choses semblent vraiment s'arranger pour Jerry, d’autant plus qu'il apprécie de plus en plus Fiona, qui travaille dans la même usine que lui.

La première des surprises est de constater que ce film est réalisé par celle qui par le passé avait signé le drame animé Persepolis ou encore Poulet aux prunes. Car oui, il n'y a pas plus dissemblable. Marjane Satrapi s'essaie donc au film d'horreur mâtiné d'humour pour le compte des Américains, et nous pouvons dire dès maintenant qu'au regard de The Voices, elle fait incontestablement partie des rares qui ont réussi leur acclimatation qui plus est là où on ne l'attendait pas !

Allo Gemma !

Nous pourrions jouer au jeu des comparaisons avec d'autres films tournant autour de la schizophrénie, mais cela serait être de mauvaise foi à vouloir chercher quelque chose qui s'y apparenterait. Car oui, The Voices est un film sur bien des points original (que ça fait du bien!) autant par son scénario, signé par Michael R. Perry, que par ses idées de mise en scène. Tout d'abord, à titre personnel, je ne crois pas avoir vu un film ou le personnage principal disserte avec lui-même sur le bien ou le mal via ses animaux de compagnie. Outre le fait d'apporter une dose d'humour rafraichissante et réjouissante, cette approche amène une profondeur sans commune mesure et surtout, à la faculté de rendre attachant un détraqué.

Si on en devine aisément la raison, Marjane Satrapi est tombée sous le charme de cette histoire de Michael R. Perry. On ne s'attendait pas à trouver cette réalisatrice - que jusqu'ici j'aurais étiqueté « artiste de film d’auteur à la française » - opter pour être aux commandes d'un tel projet ou encore persuader les Américains qu'elle pouvait aller vers ce registre. Il faut dire qu'ici, la réalisatrice n'a aucune place pour parler politique ou faire dans le social. Pourtant, l'approche de The Voices est loin d'en faire un produit horrifique atypique américain et on déduit qu'elle a certainement apporté une partie d'elle-même au projet. Puis c'était un sacré défi, il y avait là un côté « Casse-gueule » qui a dû plaire à Marjane Satrapi. Car oui, tourner avec des animaux est connu comme une vraie gageure, et on n'ose même pas imaginer le travail que cela a dû susciter avec le chat. Bilan : la qualité est bien au rendez-vous ! L'interaction entre Jerry et ses compagnons est savoureuse. Et en plus, « M. Moustache » est juste épatant et suscite l'amusement à chacune de ses apparitions. La mise en scène est maniaque de par le moindre cadrage pensé. L'horreur, elle-même, est traitée de manière surprenante (mais nous laisserons ici la surprise de la découverte pour cet aspect).

The voices image

Puis chose rare dans un film d'horreur, l'ordre des victimes n'est pas forcément établi et même lorsque cela arrive, ce n'est pas toujours la façon à laquelle le spectateur aurait pu croire. The Voices est donc une surprise permanente, jusque dans un dernier acte épatant (et encore on vous conseille de bien regarder le générique de fin qui pourrait bien devenir culte).

Côté casting, là aussi c'est une véritable surprise. Car oui l'auteur de ces lignes n'est pas du tout un adepte de Ryan Reynolds, acteur souvent peu expressif, parfois lourd et jouant habituellement un peu trop sur son côté beau gosse. Pourtant, Reynolds est ici juste magnifique et parfaitement dans le rôle. Il apparaît même impossible d'imaginer quelqu'un d'autre. Reynolds arrive à créer la surprise et prouve qu'il ne faut jamais prendre pour acquis qu'un acteur soit bon ou mauvais. Dans des bonnes mains et avec de la motivation, Ryan Reynolds prouve qu'il est capable du meilleur. Nous sommes un peu moins surpris par la performance de Gemma Arterton qui par le passé avait déjà montré qu'elle était capable de jouer avec son image, de faire des choix de carrière risqués et d'aller dans des genres inattendus. Alors oui, Arterton a déjà joué dans des films peu intéressants où son jeu d'actrice était particulièrement limité, mais elle avait su déjà nous prouver qu'elle pouvait être une grande. Dans le cas présent, elle joue de sa féminité avec une belle dérision et semble s'amuser à jouer une fille qui pourrait s'aventurer à être perçue comme une pauvre victime, mais qui a un côté manipulatrice et hypocrite, qui rendent son personnage bien plus complexe. Nous terminerons, en évoquant la prestation d'une Anna Kendrick (Into the Woods, Promenons-nous dans les bois) abordant une performance plus que correcte, même si indéniablement en retrait face au duo.

À lire comme ça, tout pourrait laisser croire que nous sommes face à un film d'horreur parfait. En fait, cela ne l'est pas totalement, même s'il est difficile de cibler les points ou cela cloche. Pourtant de temps à autre, on recense quelques pertes de rythme. Pas beaucoup, mais ça arrive. Ensuite, le film – via l'esprit de Jerry - utilise des retours dans le passé afin de nous expliquer les causes de son trauma. Ces flashbacks ne sont pas toujours intéressants tant ils apparaissent secondaires et pas forcément crédibles à nos yeux. Parfois le mystère a du bon. Il aurait été peut-être préférable de ne pas être aussi explicite sur la jeunesse de Jerry.

La conclusion de

The Voices est une surprise sur plusieurs niveaux: original, savoureusement bien mis en image, de l'humour noir qui tache - mais pas trop - avec un sacré esprit de dérision et un M. Moustache emblématique.

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