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Critique de la Série Télé : Teen Wolf
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Critique de la Série Télé : Teen Wolf

Avis critique rédigé par Andre C. le mercredi 28 janvier 2015 à 2345

saison 3 : La compagnie des loups

On pensait que la chaîne CW avait le monopole des séries pour ados à tendance fantastique, il semblerait que MTV tente de marcher sur les plates-bandes de cette dernière. En effet, pour ceux qui ont connu les Buffy, Roswell et autres Charmed dans les années 90, le temps où le genre ne se résumait qu'à une poignée de production paraît bien loin. Aujourd'hui, une chaîne leur est même presque entièrement dédié. Dans ces conditions, il paraît bien difficile de se faire une place dans un genre maintenant surpeuplé. Pourtant, l'air de rien, Teen Wolf parvient à accomplir ce tour de force.

Lors de ses deux premières saisons (composées de 12 épisodes chacune), Teen Wolf a passé beaucoup de temps à installer ses personnages et son cadre. Les premières épisodes étaient même particulièrement poussifs (donc, un lycéen, Scott McCall, récemment mordu par un loup-garou, tombe amoureux d'une fille... issue, comme par hasard, d'une famille de chasseurs de lycanthrope?!) mais la seconde année a marqué une nette amélioration avec des conflits au sein des deux groupes, autant dans la « meute » de Scott (en 2 ans, il est devenu le chef de sa propre bande, ce qu'on appelle un Alpha) que dans la famille des chasseurs, où certains sont prêts à prendre toutes les mesures plus radicales les unes que les autres pour arriver à leurs fins.

Ainsi, des efforts se firent de plus en plus perceptible, hissant Teen Wolf à un niveau nettement au-dessus de The Vampires Diaries. Ce constat, flagrant lors de cette 3e cuvée (comportant cette fois 24 épisodes... et non l'habituelle douzaine), nous pouvons le faire, d'une part, à partir du soin apporté aux personnages (si la série a pris tant de temps à les introduire, c'est pour que les acteurs et les scénaristes puissent trouver leurs marques), d'autre part, avec une mythologie toujours en expansion : d'autres créatures viennent enrichir le bestiaire et la seconde moitié de cette saison met même le folklore japonais à l'honneur. Ce dernier point peut amener certains à comparer ce teen show avec, non pas à la production de la CW, mais plutôt à... Buffy contre les Vampires de Joss Whedon.

La comparaison peut s'avérer hasardeuse et pas toujours en faveur de Teen Wolf, mais plusieurs points méritent que l'on s'y attarde. Tout d'abord, le fait que cette série soit l'adaptation télévisuelle d'un succès des années 80 (oui, car Teen Wolf, au départ, c'est un film avec Michael J. Fox, époque Retour vers le Futur) rappelle étrangement les origines de Buffy contre les Vampires qui est, aussi, l'adaptation d'un long-métrage (un nanar, Buffy, La Tueuse de Vampires, sorti directement au vidéo-club avec Kristy Swanson et Luke Perry en tête d'affiche). La seule différence étant que l'un s'affirme comme le prolongement du métrage (la série y fait référence à de multiple reprises) alors que l'autre est un simple remake qui fait table rase du passé.

Ensuite, les deux productions ont une relation bien particulière avec la culture à laquelle elles font référence.  Il faut se rappeler que la création de Whedon est connue pour sa capacité à jouer avec les codes du genre, devenant tour à tour franchement parodique, puis doux-amer et vice-versa, conférant à l'ensemble une profondeur insoupçonnée, ce que l'on peut appeler une œuvre méta, avec clin d’œil et référence à l'appui : nous étions en plein époque des Scream et Souviens-Toi l'été dernier. Dans Teen Wolf, on est plus enclin au premier degré et, sur le papier, l'ambiance est proche d'un Vampire Diaries, avec les intrigues sentimentales qui menacent constamment de vampiriser le show. La bande de Scott McCall a même bien du mal à sortir du carcan du feuilleton pour ados, en raison de la dynamique des personnages qui tournent beaucoup trop autour de – refrain connu – ce que « l'un éprouve pour l'autre ».

Néanmoins, la mise en scène est suffisamment inventive et soignée pour donner à cette même ambiance un parfum de film de série B. Même les effets spéciaux se sont grandement améliorés en trois saisons, perdant leur côté cheap. En cela, le niveau de Teen Wolf est bien à mille coudées au dessus de The Vampire Diares qui se conforte trop dans un format télévisuel plan-plan, mais reste tout de même loin derrière Buffy en raison de cette absence de dimension méta. En fait, ici, nous retrouvons une certaine saveur des pelloches des années 80 : l'impression que nous laisse les premiers épisodes équivalent à peu-près à celle que d'un énième revisionnage d'une VHS usée (avec tous les clichés que l'on pouvait rencontrer à l'époque des Vampires, vous avez dit vampires ?- l'original, pas le remake -, Génération Perdue, voire le Bal de L'horreur) mais, arrivé à la saison 3, ce sentiment de resucée est progressivement remplacé par celui de la découverte d'une petite perle de cette même période. Toute proportion gardée, évidemment, puisque la production design et le casting se conforme aux standards actuels : la série se déroule bien de nos jours.

À ceci s'ajoute la capacité des auteurs à rebondir. D'une part, nous voyons l'arrivée régulière de nouveaux personnages dans le casting principal : si la bande de Scott ne comptait qu'une poignée de membres au départ, elle en comptabilise maintenant une petite dizaine au bas mot. A tel point qu'il n'est plus très aisé pour les scénaristes de gérer ce petit monde en l'espace de 12 épisodes. D'autres part, on  assiste aussi à des menaces de plus en plus importantes : cette saison 3 a beau être une commande de 24 épisodes, les scénaristes n'en profitent pas pour étirer leur intrigue principale, comme s'ils enchaînaient, à un rythme soutenu, 2 saisons « normales » l'une à la suite de l'autre, avec une première moité où nous assistons à l'arrivée d'un nouveau groupe d'Alphas et une seconde avec des démons japonais.

La conclusion de

Cette troisième cuvée s'inscrit dans le prolongement des précédentes, tout en marquant une rupture. Un prolongement, concernant l'évolution des personnages, mais une rupture en raison de son ambition. Si les auteurs ne sortent pas du format « feuilleton pour ados », il n'en demeure pas moins qu'ils n'hésitent pas non plus à aborder de manière frontale leur mythologie. Le seul vrai bémol réside maintenant dans le rythme un peu brouillon et inégal, mais qui reste palpitant.

Que faut-il en retenir ?

  • - une ambiance eightie rafraîchissante ;
  • - une mythologie en expansion ;
  • - des effets spéciaux plus soignés

Que faut-il oublier ?

  • - Trop de personnages à gérer ;
  • - Un rythme brouillon

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