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Critique du film : The Mole Song : Undercover Agent Reiji, par Richard B.

Avis critique rédigé par Richard B. le samedi 15 novembre 2014 à 11h10

Un flic dans la mafia.

Agent Reiji

Chaque année, nous avons un film de Takashi Miike à découvrir - et parfois même beaucoup plus! Il est donc logique que l'année 2014 ne fasse pas exception (même si le film dont nous allons parler fut montré pour la première fois au Festival international de Rome en novembre 2013). Nous avons pu donc découvrir en salle (viva les festivals rien que pour ça!) le nouveau délire visuel du réalisateur, intitulé ici : The Mole Song : Undercover Agent Reiji !

Peu après avoir obtenu son diplôme de l'académie de police avec le plus mauvais résultat possible, Reiji se fait soudainement virer. Motif ? Problème de discipline. Il découvre rapidement que tout ceci fait partie d'une mascarade visant à l’infiltrer comme taupe dans l'un des plus extrêmes gangs de yakuza : les Sukiyakai. La tâche de Reiji sera de toute évidence loin d'être simple puisque l'agent infiltré devra conserver son intégrité et son sens de la justice tout en apparaissant crédible et sans pitié auprès des mafieux, cela afin de gagner leur confiance et de pouvoir approcher les plus hautes sphères du banditisme.

La police

Cette adaptation du manga Mogura no Uta créé en 2005 par Noboru Takahashi pourrait faire plaisir aux fans du réalisateur dans la mesure où celui-ci s'offre ici un lot d'extravagances visuelles qui tendent à rappeler ses excès passés (aux yeux des aficionados de Takashi Miike ses derniers films étaient devenus trop sages). C'est donc un véritable cartoon live que nous livre ici le réalisateur japonais qui n'hésite pas à demander à son casting d'être le plus extravaguant possible, quitte à désarçonner le spectateur. Les intentions de Miike sont exposées dès le départ puisque les premières minutes du film nous présentent le personnage de Reiji (Ikuta Toma), quasiment nu (il y a juste un morceau de journal bien placé) attaché sur le capot d’une voiture, roulant à pleine vitesse au cœur d’un univers plutôt coloré, a vec des cadrages qui ont tout pour rappeler un côté "Manga". Ainsi, le film recèle de petites trouvailles visuelles pour se distinguer des autres métrages partageant la même thématique et pour mieux se faire l’écho de son produit d'origine.

Agent Reiji

Reste que si on enlève les extravagances et les bonnes trouvailles, le scénario apparait comme une histoire réellement banale, de type « flic dans la mafia ». De plus, il est à noter que seul le dernier acte dégringole réellement dans un burlesque et un n'importe quoi qui fait que le film rentre dans le fantastique. Le gros de cette production japonaise sera donc plus l'histoire d'un flic gaffeur qui, malgré ses maladresses, arrive à ses fins (il aurait eu totalement sa place dans une brigade du commandant Eric Lassard) et ipso facto infiltre la pègre jusqu'au plus haut sommet. Le plus gros reproche qu'on pourra faire à cette histoire se situe dans le fait qu'on se contrefout des enjeux et du destin des personnages. Comme souvent, le réalisateur semble ne jamais arriver à se contrôler, il est dans un laboratoire et teste ses idées et ses plans sans se soucier de la continuité du récit et de sa fluidité. En gros, il donne l'impression de ne pas savoir quand il faut partir dans le cartoonesque et quand il faut créer de vrais personnages et de l'empathie pour eux. Le dosage est mauvais et si l’on rigole de certaines situations - et que quelques bricolages comme ceux évoqués plus haut apparaissent comme de vrais morceaux de fraîcheur - l'ennui finit par gagner et la dure finalité est que l'on en arrive à regarder sa montre. Certes sur 90 minutes, mieux optimisé, l'exercice aurait pu être réellement sympa, mais sur 130... Puis, malgré les promesses presque tenues par un Takashi Miike qui a retrouvé son côté subversif et surtout vilain garçon, The Mole Song : Undercover Agent Reiji est d'une certaine façon très sage : les aspects gore ou coquins demeurent mineurs (inexistants en fait), et par conséquent rien ne viendra  faire tourner de l'œil ou mettre mal à l’aise (on est loin par exemple de son épisode des Masters of Horror ou d'Audition). Bref, on demeure dans du spectacle familial.

La conclusion de à propos du Film : The Mole Song : Undercover Agent Reiji

Richard B.
50

The Mole Song : Undercover Agent Reiji est-il un mauvais film ? On ne peut pas vraiment dire cela, il y a plus d'idées de mise en scène en une minute dans ce film que dans les deux heures d' une multitude d'autres. Cependant, nous ne pouvons pas dire qu'il ait réussi à nous emballer, et l'impression qui domine est « brouillons » ou « ennui ». Après, qualitativement, les nuances demeurent toujours et on aurait vraiment tort de rejeter en bloc ce nouveau Miike.

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