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Critique du Film : The canal

Avis critique rédigé par Richard B. le vendredi 5 septembre 2014 à 13:54

Derrière les apparences...

The Canal

David Williams est un brillant archiviste qui aime contempler de vieilles bobines. Sa dernière trouvaille date de 1902 et se trouve être le témoignage d'un triple homicide qui, de surcroît, aurait eu lieu chez lui. Bref, de quoi avoir des frissons dans le dos et trouver sa résidence moins accueillante ou inversement, y éprouver une certaine fascination... En tout cas, il n'en faudra pas plus à David pour rapprocher cette histoire et le fait que sa femme Alice vient d'être retrouvée noyée dans le canal qui longe leur rue, sans compter qu'au fur et à mesure de ses visions et de son enquête il pressent que son fils pourrait devenir la prochaine victime.

Soyons direct : Il apparait très difficile de ne pas trouver les tenants et aboutissants de l'histoire de The Canal, tout du moins en quelques minutes, pour qui a vu quelques classiques du genre, d’autant plus qu'un grand nombre de films récents tournent autour de sujets plus ou moins identiques. Le dernier en date ? On pourrait évoquer Mister Babadook (bien plus réussi en la matière) qui questionnait lui aussi les compétences parentales et la notion de famille. Sans compter que l'inspecteur en charge de l'enquête annonce-t-il lui-même le tableau en lançant un « Savez-vous pourquoi les gens soupçonnent toujours le mari ? Parce que c'est toujours le mari. ». Dès lors, deux possibilités s'offrent aux spectateurs : soit David Williams est schizophrène avec au passage un penchant psychopathe, soit ses visions sont réelles et un fantôme a décidé de pourrir la vie de notre archiviste. Et comme au passage on ajoutera qu'en termes d'écriture Ivan Kavanagh n'échappe à aucun cliché, vous aurez très vite une idée de vers où s'oriente celui-ci. Certes si The Canal avait été fait dans les années 50 il y aurait eu matière à s'enthousiasmer, mais dans l'état actuel il aurait fallu que Kavanagh fouille un peu plus son scénario ou joue plus de subtilité afin de pouvoir réellement surprendre.

The canal

Mais reconnaissons à Kavanagh qu'il pourrait faire illusion de par sa stature de film irlandais indépendant qui offre un thriller à l'image soignée (le directeur de la photographie est Piers McGrail, qui signe aussi cette même année celle de Let us Prey) et une tension qui pourrait faire son effet sur quelques spectateurs. On émettra cependant un bémol sur la faculté du réalisateur à instaurer une tension, puisqu'au final Kavanagh récupère un peu du cinéma de Balaguero, Wan ou encore Nakata sans arriver pleinement à la même hauteur qualitative ; il manque clairement la petite épice qui ferait que la recette soit plus savoureuse et plus mordante. Sans compter que le réalisateur tombe dans le plus gros des clichés du genre, à savoir des jump-scare à foison.

Reste donc le casting pour tenter de nous convaincre et en premier un Rupert Evans qui a déjà prouvé sa capacité à être un acteur particulièrement correct dans des films tels que The Incident, Agora ou encore Hellboy. Et s'il n'arrive pas à nous éblouir, il offre là encore une performance en tout point honnête, ce qui ne sera pas le cas du jeune Calum Heath, bien trop sage et peu nuancé dans le jeu, bref quasi inexistant pour un personnage qui, même s'il n'est pas prépondérant à l'écran, n'en reste pas moins important. On mentionnera également la présence de Steve Oram, qui a par le passé brillé dans Kill List et Touristes, deux films de Ben Wheatley.
 

35

Peut-être suis-je ici "un peu méchant" car si, par rapport à certains autres produits, The Canal profite d'un apport technique à minima honnête et en particulier d'une belle photographie, le scénario est d'une telle banalité et l'ennuie m'a semblé tellement prépondérant qu'il m'est difficile de conseiller ce film. Mais si les thrillers vous fascinent, en particulier ceux ou un potentiel esprit vient à foutre le bordel dans une famille, vous pouvez toujours tenter votre chance...

Critique de publiée le 5 septembre 2014.

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