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Critique du Film : Let us prey
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Critique du Film : Let us prey

Avis critique rédigé par Richard B. le samedi 30 août 2014 à 1347

Le jugement dernier passe par la taule !

Belle surprise que ce « petit film irlandais» intitulé Let us prey, qui permet à son réalisateur Brian O'Malley de laisser ici une carte de visite qui devrait l'aider par la suite, en attendant d’offrir aux spectateurs un divertissement hautement plus ambitieux. Pourquoi ? Nous allons tenter d’exposer nos arguments ci-dessous.

Rachel Heggie vient tout juste d'arriver dans un patelin paumé de la lande irlandaise. Alors qu'elle s'apprête à se rendre au commissariat, elle tombe sur un chauffeur du dimanche qui par maladresse – ou pas -, trouve le moyen d'écraser un homme devant elle. En sa qualité de flic, espérant peut-être marquer le coup pour son premier jour de travail, elle arrête le chauffeur dont le taux d'alcoolémie a dépassé largement la limite. Cependant, notre demoiselle en uniforme ne trouve nul corps sur la chaussée. Hormis un peu de sang sur l'un des phares avant, elle ne peut donc que se baser sur ce qu'elle a vu, ou cru, voir. Et lorsqu’elle arrive en poste, elle va être quelque peu déçue par l'accueil glacial que lui réservent ses nouveaux collègues de travail. Sans compter que les quelques autres occupants des lieux sont tous plus ou moins étranges et surtout très loin d'être amicaux.

Produit par des habitués du cinéma de genre, Brendan McCarthy et John McDonnell (Stitches, Outcast, Wake Wood), Let us prey est clairement leur plus belle réussite. Ils ne se sont ainsi pas trompés en laissant Brian O'Malley, dont c'est pourtant le premier long (il a par le passé réalisé juste deux courts), mettre en image le scénario du trio Rae Brunton (Outpost), David Cairns et Fiona Watson. Et si sur le papier Let us prey pourrait apparaître comme très peu original, en se situant comme un mélange entre l'atmosphère d'un John Carpenter (en particulier Assaut) et les écrits de Stephen King (on pense notamment au Bazaar de l'Épouvante), il possède assez de petits éléments accrocheurs, à l'image de la représentation "extrême" et biblique du shérif du coin, pour nous intéresser. Ou, à l’inverse, c’est peut-être en raison de ces glorieuses références que nous avons pu apprécier le spectacle. Reste qu'il ne faut pas espérer voir ce film les égaler, la faute à des dialogues à la qualité inégale.

Let us prey se distingue plus particulièrement par sa gestion intelligente de la lumière, de la sensation d'isolement, avec une notion d’espace qui se transforme au gré du récit. La pièce est la même, mais selon les angles choisis ou les focales utilisés, les lieux apparaîtront plus ou moins étroits. Ainsi, même lorsque l'on est dans des plans extérieurs, Brian O'Malley donne l'impression que tous les protagonistes sont des prisonniers de leurs actes passés et ne peuvent s'échapper le temps que se dessine leur destin, ou plutôt le jugement de leurs actes. Et c'est donc en cela que ce film nous a en premier lieu séduits, que nous pensons aussi que le réalisateur a plutôt bien géré son job. Sans compter qu'on y retrouve une violence graphique correspondant parfaitement aux attentes de ce type de produits et que le rythme est, d'une certaine manière, très bien entretenu, même si la dernière partie apparait peut-être arriver comme brutalement et de manière burlesque (même cartoonesque). Un choc, surtout si on se base sur la froideur, le côté assez réaliste des personnages, et l'ambiance, qui se voulait délibérément calculatrice au départ.

Le casting participe à l'impression plus que positive, puisqu’en premier lieu on y trouve un Liam Cunningham (Dog Soldiers, Le trône de fer) en tout point charismatique, campant ici une sorte de personnage mystérieux qui relève autant du diable, de la mort, que d'une représentation d'un être accomplissant la justice divine. C'est sa sobriété qui interpelle le plus et qui fait la réussite de son jeu. Cunningham est accompagné par Pollyanna McIntosh qui, après nous avoir marqués dans The Woman, fait, encore une fois, preuve d'une remarquable présence à l'écran. Pour finir, il faut être honnête sur la prestation de Douglas Russell (Poursuite Mortelle, Valhalla Rising) qui divisera certainement. Il faut dire que Russell campe un personnage quelque peu excessif, et on a bien du mal à se décider cette démesure que certains n'auront pas peur de qualifier de "cabotinage", mais qui se pose aussi comme une interprétation « démentielle ». Une dose de folie qui confère instantanément un aspect "réjouissant" à son personnage mais aussi au film.

La conclusion de

Si vous êtes adepte des univers hybrides, se situant entre un épisode de la quatrième dimension, des écrits de King et une réalisation que l'on pourrait qualifier de « Carpenterienne », Let us prey pourrait vous séduire à plus d'un titre. Par contre, les plus exigeants pourront trouver quelques passages dialogués bien trop légers, ou encore se retrouver déboussolés par le changement d'ambiance lors du dénouement.

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