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Critique du film : These final hours [2015], par Richard B.

Avis critique rédigé par Richard B. le vendredi 29 août 2014 à 11h01

Compte à rebours mortel

Les dernières heures... sur la plage

Avec These Final Hours de l'australien Zak Hilditch, tout comme Before the fall, Jusqu'à ce que la fin du monde nous sépare, Melancholia ou encore 4h44 Dernier jour sur Terre, il nous est annoncé qu'une nouvelle fois il s'agit de la fin pour l'humanité et que celle-ci vit ses dernières heures. Une météorite s'est écrasée dans l'océan Atlantique, et le nuage de feu se répand sur toute la planète. Il reste une dizaine d'heures avant que les australiens connaissent un destin tragique identique aux autres habitants. Certains attendent patiemment leur dernière heure, d'autres se suicident ou encore font la fête afin d'oublier. Quant à Jimmy, désemparé par la situation, il réagit en abandonnant sa copine - qui se trouve être enceinte- pour se rendre à l'une de ces fêtes de la fin du monde. L'homme n'ayant pas totalement perdu toute son humanité, il s'arrête en route afin de sauver une petite fille de deux agresseurs. La suite de l'histoire est à découvrir par vous-même...

S’il est vrai que depuis ce passage au nouveau siècle les films de fin du monde sont assez fréquents, et que le point de départ de These Final Hours n'est fondamentalement en rien nouveau, vous auriez pour autant bien tort de sous-estimer ce dernier. Car si le film écrit et réalisé par Zak Hilditch exploite effectivement toutes les figures récurrentes du genre (orgies, villes détruites et abandonnées par la population, tentatives de réconciliation avec les proches, etc.) et que la fin est connue dès le départ, l'ensemble se montre écrit avec assez d'intelligence pour qu'émotionnellement le spectateur se retrouve embarqué dans cette ultime aventure, d'autant plus que même si la conclusion semble inévitable, Zak Hilditch nous dévoile son intrigue comme un "survival", dans lequel certains continuent de croire qu'ils peuvent subsister ou encore se mettent en tête d’entamer une sorte de parcours de rédemption ou, inversement, de destruction sauvage.

l'émotion avant la fin ?

L'histoire ne perd pas son temps à évoquer les causes scientifiques de cette fin du monde, ni à se focaliser sur une solution de dernière minute ; encore une fois l'Armageddon est là et pendant 86 minutes, en suivant un homme (Jimmy) qui tente de ramener une petite fille à son père, nous serons indirectement témoin de comment des individus à la base "normaux" réagiront à cette funeste destinée. L'objectif est donc de savoir comment ce duo terminera ces dernières heures. Jimmy ramènera-t-il la jeune Rose à sa famille ? Au regard des multiples dangers, termineront-ils les dernières heures avant que le nuage de feu ne traverse l'Australie ? L'idée de l'innocence d'un enfant ou même la notion de paternité ont-ils besoin encore d'exister lorsque la mort est au bout du chemin ? À quoi sert-il de survivre si on se sait condamné ? Le film a donc des ambitions assez grandes pour un budget modeste (même si celui-ci n’est pas connu, il s'agit d'un film indépendant), et pourtant jamais l'impression de minimalisme n’apparait. La photographie, la lumière tout comme les lieux de tournage sont magnifiques et le rythme fonctionne à merveille. Zak Hilditch n'est pas un novice, il a déjà signé quelques courts et longs métrages, et sa connaissance du métier apparait à l'écran puisqu'on y retrouve pas d'erreurs propres aux premiers films, tout en profitant pourtant de cette impression d'adrénaline et d'envie de bien faire qui sont souvent le point fort de ces derniers.

En fait, au-delà d'une mise en scène soignée et d'un scénario solide et accrocheur malgré une impression de déjà-vu, These Final Hours doit beaucoup à la jeune interprète de Rose, Angourie Rice , qui arrive à tenir un rôle loin d'être aisée et qui aurait pu être propice à une certaine caricature, hors elle est d'un grand naturel et apparait comme celle qui amène l'émotion. Une erreur de casting sur ce personnage aurait pu nuire grandement au film. Nathan Phillips (Chroniques de Tchernobyl, Des Serpents dans l'avion, Wolf Creek) est plus que correct, il véhicule assez de sympathie, même s’il se fait clairement voler la vedette par la fillette alors qu'il est le personnage que l'on suit de la première à la dernière image.

La conclusion de à propos du Film : These final hours [2015]

Richard B.
75

Présenté à la quinzaine des réalisateurs 2014 de Cannes puis ayant fréquenté une partie des festivals les plus prestigieux du cinéma de genre (Nifff, Melbourne International Film Festival, Fantasy Filmfest, Etrange Festival...), These Final Hours mérite cette couverture (et bien plus) tout comme d'être amplement découvert de par sa réalisation somptueuse et son casting solide, même si sur le fond le film du prometteur Zak Hilditch n'offre rien de bien nouveau.

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