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Critique du Film : Mister Babadook

Avis critique rédigé par Richard B. le jeudi 17 juillet 2014 à 13:37

Un conte dont la lecture est fortement déconseillée !

Bien que six années soient passées, Amélia à un bien du mal à se remettre de l'accident qui causa le décès de son mari. De plus, il n'est jamais facile d'éduquer seul son enfant, encore plus quand ce dernier rêve de monstres, de magie et adore se fabriquer des lances pierres et des arbalètes. Bref, Amélia a le moral dans les chaussettes. Mais le pire n'est pas encore arrivé. Un soir, le fiston, Samuel, met la main sur un livre de contes intitulé Mister Badadook et a la malheureuse idée de vouloir que sa maman lui en fasse la lecture. Ce qu'elle fit, du moins en partie puisque très vite, elle se rendit compte que ce livre était du genre « cauchemardesque ». Pour autant, trop tard, le mal était fait et Samuel commence à déceler de plus en plus la présence de ce Mister Badadook.

Premier long-métrage écrit et réalisé Jennifer Kent, la première chose que l'on vient à constater à la vision de ce Mister Badadook est à quel point cette dernière s'est investie dans ce projet. On remarque d'emblée son amour pour un certain cinéma et sa préférence pour la psychologie, plus que pour l'horrifique. En gros, ce qui intéresse ici la réalisatrice c'est les sentiments cachés, le deuil, la figure maternelle (et ce que cela implique en terme de responsabilité), la culpabilité, l'isolement ou enfin la perception et le jugement des autres. On ressent parfois quelques incohérences entre le mélange de ces multiples thématiques que la réalisatrice souhaite imposer et l'aspect plus classique du cinéma d'horreur, mais l'ambiance tient malgré tout plus ou moins la route. Comme il apparaît très difficile pour qui les a vus de ne pas penser à Shining de Stanley Kubrick ou Darkness de Jaume Balaguero, surtout que Mister Badadook ne profite pas de la même richesse d'écriture et de mise en scène que ces deux films. Pourtant, les interrogations de la réalisatrice interpellent et demeurent particulièrement intéressant, surtout qu'il s'agit d'un point de vu féminin dans le cinéma horrifique, ce qui reste assez rare. On regrettera juste que la réalisatrice ne soit pas parfaitement claire dans le message qu'elle tente de nous faire passer (la fin ouvre en effet à deux interprétations parfaitement en opposition).

Visuellement, le film emprunte beaucoup aux films des années 60/70 - le cinéma italien de Mario Bava - mais aussi à celui du tout début du cinéma. à cette époque du noir et blanc et du muet ou l'on découvrait des œuvres visuellement marquantes comme le Nosferatu le vampire de Murnau. La réalisatrice va même jusqu’à leur rendre hommage à travers quelques images diffusées sur une télévision, appuyant ainsi et particulièrement ses références autour de la lumière et des jeux d'ombres. En effet, ces derniers sont très présents dans le film. La séquence autour de l'utilisation des images du film de Méliès avec l'insertion de la silhouette de Mister Badadook sera d'ailleurs l'un des tours de force, et l'une des séquences marquantes, du film. À travers cette séquence, comme quelques autres, Kent extériorisera les émotions de ses personnages pour que le spectateur puisse entrevoir dans quelle situation se trouvent les protagonistes. Ça fonctionne et rien que pour cette idée de reprendre du vieux pour se l’accommoder à sa sauce dans un film se voulant plus moderne - le sien - cela mérite d'être vu. Cela donne à l’œuvre de la personnalité et du génie, bien plus que d’autres productions de même genre apparaissant comme bien plus formatés.

65

Il y a quelque chose d'assez fascinant dans le concept de ce Mister Babadook. Il u aurait presque une mythologie à développer - à l'instar d'un Candyman ou d'un Freddy Krugger – sauf, qu'au final, ce Badadook reste plutôt soft et que le fait qu'il s'introduise à l'intérieur d'une personne le renvoie plus dans des thématiques autour du dédoublement de personnalité ou de la possession démoniaque. C'est d'ailleurs ce qui déçoit, l'approche de départ d’en faire une ombre extérieure toujours présente et qui prend plus ou moins forme était beaucoup plus flippante.

Critique de publiée le 17 juillet 2014.

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