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Critique du Film : Butcher III
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Critique du Film : Butcher III

Avis critique rédigé par Vincent L. le jeudi 1 mai 2014 à 1230

Une heure d'attente pour vingt petites minutes de plaisir...


Sorti en 2008, Hatchet (retitré Butcher en France, là où ses suites ont conservé le titre original, cherchez l'erreur) avait proposé à l'amateur de slashers un long-métrage réjouissant sur bien des aspects. Ainsi, Adam Green avait pris le parti de réaliser son scénario à la manière d'un film d'horreur des années 80, notamment sur un plan technique. Il avait ainsi fait appel à l'un des maquilleurs les plus doués de cette génération (John Carl Buechler, à qui l'on doit le design génial de Jason Voorhees dans Un nouveau défi), été cherché des comédiens emblématiques de ce genre (Kane Hodder, Robert Englund, Tony Todd) et avait conçu son scénario à la manière d'un rollercoaster à la fois fun et gore. Le résultat final s'était avéré particulièrement plaisant (dans les limites du genre bien entendu).

D'une manière générale, Hatchet avait su trouver son public et s'était taillé un petit succès non négligeable, suffisamment pour qu'une suite soit commandée et qu'Adam Green revienne mettre en scène un deuxième opus en 2010. Cette fois, le résultat fut nettement moins convaincant, Hatchet deuxième du nom s'avérant certes toujours aussi sanglant, mais diablement moins fun. Visiblement persuadé de tenir entre ses mains une franchise lucrative (il avait raison) et un boogeyman iconique (il avait tort), Green tentait d'inscrire son histoire dans quelque chose de plus sérieux, de plus construit. Sauf que voilà, si la faiblesse du scénario du premier film était compensé par le second degré dans lequel il était emballé, le fait d'entrer dans quelque chose de premier degré faisait ressortir tous les défauts de l'entreprise, et ce malgré un aspect gore toujours aussi plaisant.

Quatre ans plus tard, voici que débarque le troisième volet des aventures de Victor Crowley, ce tueur bulldozer assoiffé de sang. S'il n'a pas ressigné à la mise en scène, Adam Green y conserve ses rôles de producteur et de scénariste. On se demandait donc quelle serait la voie suivie par son successeur : fun ou sérieux ? Assez malheureusement, c'est la deuxième solution qui a été choisie, et ce malgré le côté éminemment casse-gueule du point de départ. Parce que oui, le problème de cette suite, c'est que notre boogeyman est mort, et bien mort, à la fin de Hatchet 2 (la scène ne laissant, graphiquement parlant, aucun doute là dessus). Du coup, c'est très embettant, car pour pouvoir refaire un nouvel opus, il faut impérativement ressusciter le tueur, donc inclure une dose de surnaturel dans une histoire qui, jusqu'ici, n'en possédait pas vraiment.

Et c'est là que la magie vaudou entre en ligne de mire. Heureusement que l'action se passe en Louisiane dit donc, pays où, c'est bien connu, n'importe quel péquin peut s'improviser sorcier vaudou dès lors qu'il possède deux ou trois poules ! Sur le principe, disons que cela n'aurait pu être que moyennement génant. Regardons les choses en face, nous n'avons jamais regardé les Hatchet pour la profondeur et la complexité de leurs scénarios. Mais là où d'autres films avaient eu l'intelligence de s'assumer et d'évacuer le problème avec un simple effet de manche (Jason le mort-vivant par exemple, où tout est bouclé dans les deux minutes de la séquence pré-générique), Hatchet III prend près d'une demi-heure pour poser son histoire (fort peu intéressante), puis encore une demi-heure supplémentaire pour vraiment entrer dans le feu de l'action.

On s'ennuie donc ferme devant la première heure de Hatchet III. Les personnages ne sont (toujours) pas intéressant, l'idée de la malédiction vaudou prend des plombes à s'installer et le tout se dirige doucement mais surement vers une mise en place similaire à celle des autres films, l'héroïne étant contrainte de retourner sur le territoire de Crowley (une vieille histoire de malédiction familiale à la Halloween) pour regarder ses petits camarades passer de vie à trépas. Seule petite orginalité proposée par le scénario : faire intervenir dans cette équation balisée quelques membres du SWAT sévèrement burnés. Loin de palier à ces faiblesse d'écriture, la mise en scène de B.J. McDonnell s'avère d'une platitude totale et ne réussit jamais à insuffler au film le moindre rythme (à sa décharge, avouons que ce n'est pas facile quand il ne se passe rien). Mais alors que l'on tourne dramatiquement en rond et que, soyons franc, on s'ennuie ferme, les choses se mettent enfin à bouger dans le dernier tiers.

Et quel dernier tiers ! Là, force est de constater que c'est festival et que ça défouraille sans discontinuer. L'écran est noyé sous des hectolitres d'hémoglobine, les morts sont souvent inventives, toujours extrêmement violentes -  cartoonesques d'ailleurs dans leur côté no limit - et, avouons le, on retrouve le même plaisir coupable que devant le premier film (les plans nichons gratuits en moins). Les effets spéciaux oldschool sont quant à eux toujours aussi plaisants, et participent clairement au charme vintage que peut avoir la saga (sous-titrée, rappelons le, "Old school american horror"). Devant la caméra, outre la mignonette Danielle Harris et le toujours aussi déchaîné Kane Hodder, on retrouve quelques comédiens connus (Zach Galligan de Gremlins, Derek Mears du remake de Vendredi 13) qui font le taff, sans génie, mais sans paresse non plus.

La conclusion de

Près d'une heure d'attente laborieuse pour vingt petites minutes de plaisir jouissif, voilà le maigre spectacle que nous propose ce troisième volet de la saga Hatchet. Il est difficile de savoir quel parti-pris a vraiment été suivi dans cet opus, mais il semble que l'aspect ouvertement second degré du premier film soit définitivement passé à la trappe pour aller vers un traitement certes cartoonesque, mais de plus en sérieux. Le problème, c'est que Victor Crowley n'est pas un boogeyman très charismatique, et que l'histoire racontée est très, mais alors très maigre. Reste donc une dernière partie faite d'empalements, de démembrements, de broyages et d'évicérations diverses et variées, le tout conçu avec des maquillages et des prothèses oldschool toujours aussi plaisantes.

Que faut-il en retenir ?

  • La dernière partie, violente et gore à souhait,
  • Des meurtres cartoonesques plutôt funs,
  • Les maquillages et les prothèses oldschool,
  • Des comédiens qui font leur job,

Que faut-il oublier ?

  • Un boogeyman vraiment pas charismatique,
  • Une histoire qui manque sérieusement de fun,
  • Un scénario qui patine dans la semoule,
  • Une mise en scène pépére qui ne se foule jamais,
  • Il manque quand même deux ou trois plans nichons pour compléter le plaisir coupable.

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