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Critique du Film : Butcher - La légende de Victor Crowley
Butcher - La légende de Victor Crowley >

Critique du Film : Butcher - La légende de Victor Crowley

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 15 décembre 2008 à 1609

Montre moi tes nibards et viens voir la hache de tonton Victor!

C'est Mardi Gras. En Louisiane, les filles impudiques exhibent leurs nibards dans la rue à des poivrots en échange de colliers de fausses perles. Les moins endurants vomissent à gueule ouverte leur bière dans les caniveau et les plus courageux y cherchent quand même à y glisser leur langue. Hmm, comme c'est poétique la fuck attitude américaine... Bref, on a ici affaire, avec le Spring Break de Cancun, à la coutume américaine la plus conne mais aussi l'une des plus poilantes (en tout cas, plus hot que marquer Thanksgiving autour d'une dinde bourrative en compagnie de tata, tonton, et ses jeunes cousins boutonneux et braillards), qui se positionne à des années lumières de la bienséance anglo-saxonne.
Fraichement débarqués à New Orleans, Ben et Marcus sont deux crétins qui ont décidé - au lieu de se bourrer la gueule et courir les pochardes dévétues - de se payer une petite excursion, de nuit, dans le bayou. pour ce faire, suite aux conseils d'un étrange personnage (le révérend Zombie), ils vont s'inscrire auprès d'un guide à l'accent marqué (mais plus ca-jaune que cajun) qui, après un transfert à bord d'un autocar déglingué, les embarque sur un bateau miteux en compagnie de quelques touristes désoeuvrés...


Purée, et dire que j'ai tardé à mater ce DVD qui tranait depuis (trop) longtemps dans ma DVDthèque! Il faut dire que le synopsis ne m'enchantait guère: l'histoire d'un groupe de personnes, paumées dans le bayou, qui va se voir pourchasser par un psychopathe. Un résumé qui me laissait entrevoir un slasher survival des plus classiques, sans aucune originalité. Et en fait, à la vision de ce Hatchet, j'avoue que j'avais à la fois tort et raison.
Raison parce que le script du film d'Adam Green n'a rien d'original. Ce n'est qu'une course poursuite totalement vaine entre huit victimes désignées et un serial killer au profil de boogeyman. Le métrage est donc extrémement prévisible, de structure ultra-classique, avec une mise en scène qui fleure "bon" les années 80. Par contre, j'avais tort en croyant que le résultat ne pouvait être qu'un récit lassant et monotone car mille fois vu, tant les choix narratifs et graphiques affichés par Adam Green sont judicieux.

Les atouts de Hatchet sont nombreux. A commencer par le jeu des comédiens. Fortement impliqués dans l'interprétation de ces archétypes sans nuances, ils nous offrent un délicieux spectacle décalé, poussant la caricature à son paroxysme. Leurs personnages, mélange d'éléments de la très convenue galerie propre au genre (les pétasses "scream queens", le crétin chevaleresque, le black sympa, le casse-couille, la brune énérgique) et d'autres plus inhabituels (le couple de vieux, avec un génial Richard Riehle), sont tous incarnés par des acteurs surjouant et cabotinant comme s'ils s'amusaient à mimer un épisode de Scoobidoo. En que dire des apparitions de guest-stars comme Tony Todd, John Carl Buechler, Kane Hodder (il interprète aussi le monstrueux Victor, et, comme d'habitude, il est impressionnant) et surtout Robert Englund (complètement déchainé en redneck grincheux). Des passages d'icones du genre assez brefs mais aptes à réjouir les fans d'horror movies.
En plus de bénéficier d'une réalisation sans grand génie mais très solide, Hatchet affiche une excellente violence graphique, avec un boogeyman horrible et très costaud (style Jason Vorhees, mais après un séjour dans les bassins radioactifs de Tromaville) qui met une extrême bonne volonté dans son ouvrage. Il est à noter que les actes de boucherie, appuyés par des excellents maquillages longuement exposés, sont dédramatisés par un humour noir potache et bien craspec. On se situe là bien loin des slashers modernes (Hostel, Saw et compagnie) et leur "réalisme" très sérieux avec la présence d'une "fun attitude" qui est la marque des années 80 - comme les films gore de Yuzna ou de Gordon, et bien entendu, les Vendredi 13. On évolue même parfois à la limite du slapstick, ce qui fait qu'Adam Green peut aller loin, très loin, dans l'horreur graphique et la vulgarité (y compris dans les dialogues) tout en parvenant à éviter que son film soit jugé comme étant une oeuvre malsaine.

La conclusion de

Franchement, amateurs de films gore old school, vous ne devez - et cela sous aucune raison - manquer de voir ce Hatchet. Certes, le film n'est guère original dans son concept et pas exceptionnel dans sa réalisation, mais il est vraiment très drole et surtout très sanglant (grace à des supers maquillages de John Carl Buechler). Personnellement, cela faisait longtemps que je ne m'étais pas autant diverti à la vision d'un slasher.

Que faut-il en retenir ?

  • Un humour potache qui fait mouche
  • Horreur graphique très gore et techniquement réussi
  • Interprétation de qualité
  • Guest stars en free style

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario pas vraiment original
  • Réalisation très classique

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