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Critique du film : La Mansión de los muertos vivientes [1987], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 14 janvier 2014 à 21h10

L’hôtel de la plage

Deux couples de bisexuelles écervelées débarquent dans les îles Canaries pour un séjour aux annotations sea, sex & sun. Pouffant comme des greluches, excitées comme des puces, bavant devant la plastique glabre du réceptionniste, ces quatre crétines ne relèvent même pas le fait que l’hôtel qu’elles ont choisi, ainsi que ses environs, sont complètement vides de touristes et de résidents. «Ils doivent tous être à la plage», en conclue une, tout en essayant d’aguicher le réceptionniste, aussi gai qu’un croque-mort. Et bien non, en fait, sur la plage, il n’y a personne non plus. C’est peut-être parce qu’il pleut des hachoirs. 
Une situation bizarre qui ne les empêche pas de se foutre à poil et de se lécher la touffe, qu’elles ont sacrément denses (nous sommes dans les années 80 mais Jesus Franco reste un nostalgique des années beatnik).

En fait, hormis le réceptionniste, les seuls individus que ces jeunes délurées exhibitionnistes vont croiser dans l’hôtel sont un jardinier débile et le propriétaire des lieux (un beau gosse au regard ténébreux qui ne manque pas d’émoustiller ces demoiselles), qui apparait toujours, tel Droopy, derrière vous lorsque l’on s’y attend le moins. Etrange, non? On serait intrigué à moins. Mais il en faut plus pour décourager ces femmes chaudes comme des baraques à frites. Candy, Lea, Caty et Mabel sont ici pour prendre du bon temps, non mais! Elles ne sont pas disposées à se laisser détourner de leurs buts et, d’ailleurs, même s’il leur arrive de sursauter ou d’être effrayées à la vue d’un phénomène inexplicable, un bon cunnilingus suffit à leur faire oublier rapidement leur peur. Un remède au stress dont elles ne se privent pas.

Mais l’île n’est pas aussi déserte que l’on puisse le croire. Non loin de l’hôtel (très moche, entre nous soit dit) se trouve un vieux couvent désaffecté, où l’on y entend le vent souffler sans qu’une feuille d’arbre ne bouge. Et ce couvent est hanté par des moines inquisiteurs morts-vivants maquillés à la farine Francine et à la pizza reine blanche! Les mêmes olibrius que les Templiers d'Amando de Ossorio mais en version Bannette et Campaillette. Liés à cette macabre assemblée par un étrange pacte dont l’on ne saura rien, les employés de l’hôtel vont alors leur livrer, l’une après l’autre, ces femelles en chaleur...  mais attention, après en avoir abusé (enfin abuser est un mot peu approprié, car ces folles de sexe sont plus que consentantes). Là, apeurées, toujours à poil bien entendu, elles vont expier leurs péchés sous le couteau du chef des ces moins damnés... non sans avoir subi auparavant quelques outrages, ces zombies en ayant encore sous la bure.

Il serait malhonnête de dire que les filles ne s’inquiètent pas de voir disparaitre leurs amies, les unes après les autres. Les survivantes partent même à leur recherche, à poil (on croirait à un running gag), en pratiquant une fouille complète de l’hôtel. C’est à dire un escalier et un couloir. Là encore, elles ne s’étonnent toujours pas de ne trouver âme qui vive. Nom de dieu, mais qui fait la poussière, alors? Durant ces investigations naturistes, l’une d’entre elles, Candy, (interprétée par une Lina Romay aux formes plus que callipyges) va alors découvrir la femme du proprio, ligotée, à poil (bien sur), sur le lit de sa chambre. Cette dernière lui dévoile alors le secret des lieux. La malédiction (dite-le en adoptant l’accent espagnol, vous verrez, c’est plus joli). Candy prend un air horrifié. On se dit alors qu’elle va prendre ses jambes à son coup. Raté, une fois sortie de la chambre, elle semble avoir complètement oublié cette expérience traumatisante (mais bon, elle a enfin mis, provisoirement, un pantalon). Diantre, ça, c’est du scénario.

En fait, ce script complètement con n’est qu’un foutage de gueule, un prétexte pour Jess Franco, qui use de la pellicule pour assouvir une nouvelle fois ses pulsions libidineuses. On sait que ce regretté artisan était parfois capable du meilleur (même dans le domaine de l’érotique, comme Vampyros Lesbos) mais très souvent du pire. Ici, le métrage se situe principalement dans la seconde catégorie. La mansion de los muertos vivientes est un insipide bordel narratif. L’érotisme, composé de longs plans sur des filles se baladant le cul à l’air dans un couloir et quelques molles séquences saphiques (les comédiennes ne montrent qu’un enthousiasme modéré dans les passages de broute-minou), se mêle à une horreur gothique de pacotille qui ne vaut le coup que par l’entretien d’une ambiance fantastique assez étrange.

Oui, car en fait, le seul point positif de ce film est une réalisation qui tente d’instaurer une ambiance un brin oppressante. Pour ce faire, Jess Franco enchaine de longs plans en pano sur des rues désertes (pas trop de zooms, pour changer), le tout appuyé par une bande son minimaliste qui entretient le malaise. La visite de la ville, lors d’une séquence d’introduction, est donc l’un des moments les plus réussis du métrage. A coté de cela, l’amateur de nanar s’amusera du jeu approximatif des acteurs, des maquillages vraiment pourris et de quelques scènes érotiques au charme kitch mettant en évidence la « beauté » naturelle des filles des années 70.

Une beauté naturelle et sauvage qui va entrainer le seul gag (volontaire) du film quand Lina Romay, la tête plongée dans l’entrecuisse de sa copine s’écrit en zozotant « Oh, zut, j’ai un long poil ! » et que l’autre répond : « vite, fais un vœu ! ». Le top, on dirait du Stéphane Guillon.

La conclusion de à propos du Film : La Mansión de los muertos vivientes [1987]

Nicolas L.
30

On pourrait traiter La Mansion de los muertos vivientes de spectacle beatnik erotico-horrifique tardif. Dommage qu’il soit si mauvais. En effet, si l’ambiance fantastique entretenue ne manque pas d’un certain charme, ce métrage de Jess Franco, qui lorgne vers le cycle des Templiers de De Ossorio, pèche par un scénario lamentable, des comédiens peu performants et des aspects horrifiques et érotiques pathétiques. 

Que faut-il en retenir ?

  • Une ambiance accrocheuse

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario stupide
  • Des effets spéciaux nuls
  • Un érotisme foireux
  • Des comediens à la rue
  •  

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