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Critique de la Bande Dessinée : Le Labyrinthe d'Hadès
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Critique de la Bande Dessinée : Le Labyrinthe d'Hadès

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 6 décembre 2013 à 1311

Descente au Enfers

Le cœur lourd, n’ayant pas réussi à sauver les Boréades, Jason et ses compagnons continuent leur quête, à la recherche de la Toison d’Or. Sur l’Argos, l’ambiance est au plus bas, quelques petites dissensions naissent dans le groupe, le comportement de Jason se durcit. Mais, s’ils veulent survivre, les Argonautes vont devoir réagir et retrouver leur unité. Suite à un naufrage, ils se retrouvent momentanément coincés sur une île envahie de morts-vivants. Quand Raksos est mordu, la seule solution pour le sauver est de descendre chercher un remède au royaume d’Hadès. Agacée par la réticence du groupe, Atalante se porte volontaire…

On ne va pas se le cacher ; une grande partie du succès de la série Atalante repose sur les formes envoutantes de son héroïne et la sympathique ambiance sexy dans laquelle baigne le récit. Didier Crisse est l’un des meilleurs dessinateurs français dans ce registre et il nous l’a prouvé très souvent par le passé. Depuis le tome 1, cette alchimie mêlant un trait facilitant l’entretien d’un humour potache (les rapports entre Héraclés et Niké sont souvent très drôles), poses sexy de belles guerrières légèrement vétues, anachronismes amusants et aventures fantastiques a toujours fonctionné, et cela malgré des scénarios qui, au gré des albums, affichaient un degré de qualité très inégal. Mais l’excellence de la dernière histoire qui s’étalait sur deux tomes, nous laisser espérer plus de régularité.

Crisse est lent, très lent, pour délivrer ses travaux. Il faut dire que l’artiste est très sollicité. Aussi, on est étonné d’apprendre la sortie d’un nouvel opus seulement un an après la parution du tome 5. L’explication saute aux yeux dés l’ouverture de la première page (car cela n’est pas signalé sur la couverture – hum !), les dessins de ce tome 6 ne sont pas l’œuvre de Crisse mais de Grey (La voie du silence). Nous allons y revenir, pour le moment, concentrons-nous sur le scénario.

Disons-le tout de go : il est un peu décevant. Une descente au Enfers (qui va surement de décliner en deux tomes) pour le moment des plus classiques qui mêlent des éléments mythologiques (la rencontre avec Charon et Perséphone) et d’autres plus modernes (comme ces zombies échappés des Enfers, comme dans L'Au-delà de Lucio Fulci). D’aucun me répondront que c’est  la formule employée depuis les débuts de la série. Oui, mais, ici, l’humour léger a quasiment disparu (ou ne fonctionne pas) et, par la faute d’une mise en cadre un peu fainéante, l’ensemble manque cruellement de rythme, même durant les très nombreuses phases de combat contre les hordes de morts-vivants. On peut par ailleurs regretter que des personnages très réussis, contre Héraclès, soient mis ici en retrait, pour le bénéfice d’autres, nettement moins intéressants (Méléagre). Autant d’éléments qui mettent en évidence le manque de tenue d’une intrigue un peu faiblarde, voire même parfois puérile.

Maintenant, les dessins. Sans vouloir mettre en doute la valeur d’un dessinateur surement plus à l’aise quand il s’agit d’exprimer son propre art, on a ici affaire a du sous-Crisse. Une sorte de travail de fan, certes très doué, mais auquel il manque ce petit plus qui fait les grands artistes. Alors, le spectacle n’est pas désagréable à l’œil, Grey fait tout pour que le lecteur ne soit pas dépaysé, colle au mieux au story-board établi par Crisse, mais, c’est une évidence, le résultat n’est pas franchement extraordinaire. Les cases sont moins riches en détails, la profondeur de champ est plus faible, les courbes des filles sont moins mises en valeur, le trait est moins précis et régulier, l’ensemble est moins aérien et dynamique. Enfin, les couleurs de Fred Besson, fidèle au poste, si elles ont le mérite de nous garder en terrain reconnu, ne parviennent pas à dissimuler la baisse du niveau graphique.

La conclusion de

Quid de cet humour potache et canaille? Quid des poses sexy de la gente féminine de cette Grèce antique fantasmée ? Quid de ces phases d’action aériennes et dynamiques ? En perdant ces trois éléments, Atalante laisse cruellement apparaitre ses faiblesses, comme le manque de tenue de ses intrigues et un fond extrêmement superficiel. Ici, Crisse cède sa place à Grey, et ça fait mal. Mais, attention, il n’est pas le seul responsable, devant composer avec un scénario (et un story-board) manquant cruellement de ressort et de bons mots.

Que faut-il en retenir ?

  • Un univers sympathique
  • Une héroïne attachante
  • Un environnement séduisant

Que faut-il oublier ?

  • Baisse du niveau graphique
  • Un scénario très moyen

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