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Critique de la Bande Dessinée : Les Mystères de Samothrace
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Critique de la Bande Dessinée : Les Mystères de Samothrace

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 6 mars 2006 à 1109

Atalante contre le coté obscur de la Force

Troisième tome de la saga d’Atalante et des Argonautes, les mystères de Samothrace marque un changement de style dans le système narratif. En effet, dans cet opus, Crisse s’éloigne quelque peu de la retranscription assez fidèle des écrits gréco-hellénistiques pour se permettre de nombreuses libertés en empruntant des chemins de traverses mythologiques.
Ainsi, après une étape un peu décevante dans l’île de Lemnos, nos amis abordent suite à une tempête une autre contrée tout aussi mystérieuse. Ils iront de surprises en surprises, avec la découverte d’un étrange temple d’origine égyptienne, et en l’explorant ils devront lutter contre le mauvais coté d’eux-mêmes.
Mouais, on ne peut pas dire que le scénario s’améliore vraiment, on reste dans le classique avec de nombreuses références cinématographiques et littéraires, avec un net penchant pour la sous culture. Par contre, dans son ensemble, ce tome est nettement plus plaisant à lire que les deux premiers, car Crisse a changé également la trame en donnant plus de profondeur et d’importance aux personnages encadrant Atalante.
Le changement le plus important est l’arrivée au devant de la scène du sympathique héros qu’est Heraclès. Sorte de savant mélange entre Bud Spencer et Obélix, il est le parfait stéréotype du gros bourrin attendrissant et gaffeur. Toutes ses apparitions sont très drôles et parfaitement réussies (la séquence de l’énigme du Sphinx est totalement hilarante). Des interventions comiques d’autant plus réussies que son créateur lui a adjoint un personnage lui aussi vraiment amusant, le dénommé Niké. Une créature étrange, mi-homme, mi-bique, qui passe son temps à enchaîner les bourdes et les blagues d’un goût douteux. Pas besoin de vous préciser que le duo avec Heraclés, qui a un sens de l’humour de mammouth, est particulièrement détonnant.
Bien sur, on continue à suivre de très près, et souvent en contre-plongée très rapprochée (quel fripon ce Crisse) les pérégrinations de la belle Atalante. Il profite de l’occasion pour nous la montrer en tenues très vaporeuses, allongée voluptueusement sur une couche luxueuse, et je me demande si, comme Lara Croft, elle ne prend pas une taille de bonnet à chaque tome. Il nous plonge également dans son passé, par l’intermédiaire de fashbacks, hélas pas très intéressants. Puis la fin du livre lui est entièrement consacrée avec sa rencontre avec les Cabires, suivie de l’affrontement avec sa Némésis. Rien de bien trépidant ni de très bien amené, heureusement que l’humour omniprésent et les multiples jeux de mots aident à faire passer la pilule.
Evidemment, Les Mystères de Samothrace vaut également d’être lu pour ses pures qualités graphiques. Que cela soit l’équipage de l’Argos, les décors environnants, les intérieurs du Temple, ou les créatures rencontrées, tout est superbe. On se régale. C’est bien sur toujours aussi sexy et charmant et Crisse n’hésite jamais à nous offrir quelques vues subjectives sur les avantages gracieusement arrondis de ses personnages féminins et les muscles saillants de ses héros. Les créatures géantes, que cela soit le Minotaure ou le Sphinx, en imposent également.

La conclusion de

Troisième opus de la série Atalante, Les Mystères de Samothrace marque une légère amélioration dans le traitement de l’histoire, grâce à une plus grande diversité dans les pôles d’intérêt et une plus grande place réservée à l’humour. Les dessins et les encrages sont toujours aussi beaux, et toujours superbement mis en cadre. Un aspect qui sauve l’œuvre de la médiocrité. Il faut le dire.

Que faut-il en retenir ?

  • Des graphismes magnifiques
  • Une excellente mise en cadres
  • La présence d’un humour bon enfant
  • La prise d’importance d’Heraclès et de Niké.

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario aussi léger que la culotte d’Atalante
  • Jason, morne héros.

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